Durant la Renaissance, le dialogue est partout, dans tous les champs du savoir et de l'expression "littéraire" comme dans tous les pays d'Europe. Ses formes sont d'une déconcertante diversité, s'adaptant et se déployant selon des temporalités elles-mêmes très variables. L'on pourrait s'amuser à dire, en partant du constat qu'il faut attendre le dernier tiers du XVIe siècle pour voir apparaître ses premières théorisations (Carlo Sigonio, Sperone Speroni, Torquato Tasso), que, pendant longtemps, s'il est partout, le dialogue n'est à proprement parler nulle part : il reste sans territoire défini, ni même sans doute définissable, dans l'univers des genres de l'écrit et a fortiori dans ses relevés cartographiques. Sans territoire circonscrit au sens propre non plus, puisque né dans sa forme "moderne" en Italie (avec Pétrarque comme initiateur), mais en un âge que caractérisent la densité et la continuité des échanges entre lettrés de différentes "nations", il semble étendre inexorablement et durablement son aire d'extension. Absolument et définitivement sans territoire ? L'observateur attentif pourra cependant distinguer des "couleurs locales" : outre le cas, italien, le mieux connu sans doute, le plus logiquement marqué par des studia humanitatis, y aurait-il un filon espagnol, marqué par un esprit de sérieux couplé à la promotion résolue des langues vulgaires, castillan au premier chef, et volontiers tourné vers les horizons géographiques nouveaux ? Une veine française, très sensible à l'hybridation, voire à la déconstruction ? Et qu'en est-il des aires laissées de côté, l'anglophone notamment ?
Nombre de pages
541
Date de parution
17/04/2015
Poids
2 123g
Largeur
215mm
Plus d'informations
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EAN
9782869063839
Titre
Les Etats du dialogue à l'âge de l'humanisme
Auteur
Buron Emmanuel ; Guérin Philippe ; Lesage Claire
Editeur
RABELAIS
Largeur
215
Poids
2123
Date de parution
20150417
Nombre de pages
541,00 €
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Le recueil de Maurice Scève, Délie. Object de plus haulte vertu (1544), compte parmi les plus énigmatiques de la poésie française. Il marque d'abord une rupture dans la poésie du XVIe s. Le recueil se compose de quatre-cent quarante-huit dizains de décasyllabes, organisé en cinquante séquences de neuf poèmes par autant d'emblèmes dont le rapport aux poèmes doit généralement être interprété. Toutefois, l'énigme majeure du recueil tient au projet de Scève et aux raisons qui le poussent à un tel montage. Si chaque aspect du recueil peut en partie s'expliquer par le contexte culturel lyonnais de la première moitié du XVIe s., il reste que leur organisation en une poétique de l'obscurité constitue l'apport propre de Scève. L'introduction de ce volume propose un décryptage de l'entreprise scévienne à partir des cadres poétiques et culturels dans lesquels elle s'inscrit et de la manière dont le poète s'en approprie les éléments et les réinterprète. Les articles réunis dans ce volume s'attachent à un aspect particulier de la poétique de Scève, un modèle, un thème, un type d'image, voire une expression ou un tour grammatical récurrent, pour en éclaircir les enjeux et jeter quelque lumière sur l'obscurité poétique du recueil.
La tragédie du XVIe siècle constitue encore un point aveugle de l'histoire du théâtre français. Ce genre rassemble pourtant des pièces d'avant-garde, dont le siècle suivant atténuera les audaces pour s'accommoder au goût d'un public plus policé. Acculturation humaniste du modèle antique ou instauration d'un théâtre calviniste militant, volonté didactique de présenter des personnages au comportement exemplaire ou scandaleux, puissance rhétorique des discours et violence crue des spectacles : telles sont les principales caractéristiques de cette dramaturgie originale.Les quatre tragédies reproduites intégralement dans ce volume, deux à sujet biblique et deux à sujet profane, rendent compte de la diversité des expériences auxquelles ce théâtre a donné lieu, en faisant ressortir la singularité de chaque auteur.
Ce volume propose une enquête sur la fonction de la culture littéraire dans les pratiques et dans la représentation d'un grand seigneur à la fin du XVIe et au début du XVIIe siècles. Philippe-Emmanuel de Lorraine, duc de Mercoeur, a été le beau-frère d'Henri III, mais il rejoint la Ligue dans la dernière phase des guerres de religion: dans sa province bretonne, il mène le combat contre les armées royales, et il sera le dernier des Ligueurs à se rallier à Henri IV. C'est en partie pour occulter ce passé de rebelle qu'après sa mort, survenue quelques années plus tard, ses thuriféraires élaborent le portrait d'un gentilhomme cultivé, possesseur d'une énorme bibliothèque et protecteur des lettrés. Il s'agit toutefois de faire la part de l'idéalisation dans cette construction rétrospective, et d'interroger la place effective qu'ont occupée les Lettres dans cette vie largement consacrée aux armes. Cet ouvrage réunit des contributions d'historiens et de littéraires, qui analysent d'abord la carrière, les ambitions et les moyens politiques et militaires du duc, puis la réalité de la protection qu'il a accordée aux lettrés, la représentation de Mercoeur que les écrivains qu'il a protégés ont élaborée au cours de son existence et les idéaux qu'ils ont associés à sa cause; enfin le contenu de la bibliothèque ducale à partir d'un inventaire après décès. Biographie de l'auteur Emmanuel Buron est maître de conférences en littérature française du XVIe siècle à l'université Rennes 2. Ses recherches portent sur la poétique, la poésie et le théâtre du XVIe siècle. Bruno Méniel est maître de conférences en littérature française du XVIe siècle à l'université Rennes 2. Ses recherches portent sur la poésie épique, sur l'éthique et l'esthétique des genres littéraires, sur droit et littérature, de la Renaissance à l'âge baroque.
Poulet Emmanuel ; Bubrovszky Maxime ; Bulteau Samu
Depuis l'invention, en 1985 par Antony Barker, du premier appareil permettant de stimuler de manière non invasive le cortex cérébral au moyen d'un champ magnétique focalisé, la rTMS connaît un essor considérable comme outil thérapeutique en psychiatrie. C'est aujourd'hui une option de traitement à l' efficacité clairement établie, qui doit encore prendre sa place dans les propositions thérapeutiques en santé mentale.Cet ouvrage didactique dresse l'état de l'art de l'usage et des applications de la rTMS, en particulier dans le domaine de la psychiatrie, des aspects historiques, pratiques et techniques jusqu'aux questions de modulation du fonctionnement cortical dans le cadre des applications en recherche. Il détaille également l'ensemble des données disponibles dans les principales applications thérapeutiques, de la dépression (dorénavant reconnue comme une indication au niveau international) à d'autres applications thérapeutiques pour lesquelles la rTMS représente une voie de traitement prometteuse.4e de couverture : Depuis l'invention, en 1985 par Antony Barker, du premier appareil permettant de stimuler de manière non invasive le cortex cérébral au moyen d'un champ magnétique focalisé, la rTMS connaît un essor considérable comme outil thérapeutique en psychiatrie. C'est aujourd'hui une option de traitement à l' efficacité clairement établie, qui doit encore prendre sa place dans les propositions thérapeutiques en santé mentale.Cet ouvrage didactique dresse l'état de l'art de l'usage et des applications de la rTMS, en particulier dans le domaine de la psychiatrie, des aspects historiques, pratiques et techniques jusqu'aux questions de modulation du fonctionnement cortical dans le cadre des applications en recherche. Il détaille également l'ensemble des données disponibles dans les principales applications thérapeutiques, de la dépression (dorénavant reconnue comme une indication au niveau international) à d'autres applications thérapeutiques pour lesquelles la rTMS représente une voie de traitement prometteuse.