Présentation de l'éditeur Un ouvrage de 360 pages reliées sous jaquette et coffret illustrés.Format : 24,5 x 31 cm, 250 illustrations couleur.L amateur de beaux-arts qui, dans les premières années du xixe siècle, déambule au Salon peut encore, s il est attentif, y débusquer quelques pastels. Leurs auteurs, nés après 1750, continuent sur leur lancée. Ainsi Claude Jean Baptiste Hoin (1750-1817), qui obtient en 1785 le titre de « peintre de Monsieur » (le comte de Provence, frère du roi), réalise jusqu après 1800 de beaux portraits au pastel, un domaine dans lequel il s est fait une réputation depuis quelques décennies. De Rosalba Carriera (qu il admire et dont il léguera deux pastels à Dijon, sa ville natale) il perpétue « la leçon permanente de grâce et de souplesse ». Son ami le Lyonnais Antoine Berjon (1754-1843) recourt lui aussi volontiers aux bâtonnets colorés pour réaliser des portraits et des natures mortes saisissantes de vérité. Marie-Gabrielle Capet (1761-1818), une élève d Adélaïde Labille-Guiard, expose plusieurs portraits au pastel jusqu en 1814. On voit par là que, même après la Révolution et la disparition de la « voluptueuse société » d Ancien Régime, il existe toujours en France un marché pour cet art. À l étranger, les Anglais John Russell (1745- 1806), Thomas Lawrence (1769-1830), ou le Suisse Joseph Petitot (1771-1844) maintiennent vivante la tradition du pastel dans la première moitié du xixe siècle. Mais ces exemples ne doivent pas nous tromper : l art du pastel a beau se survivre, il n est plus à la mode. Et si un Antoine Callet (1741-1823) ou un Pierre-Paul Prud hon (1758-1823) s y intéressent à l occasion, c est essentiellement pour sa fonction traditionnelle d esquisse. Le très baroque Lever de l Aurore du premier ou le calme profil de Constance Mayer du second sont assurément de beaux pastels ; ils ne sont pourtant que de simples étapes préparatoires à la réalisation de tableaux à l huile. Voilà le pastel revenu, en cinquante ans, à sa fonction traditionnelle d accessoire de la peinture. S il est donc exact que le pastel connaît, pendant une quarantaine d années, une relégation, le rôle attribué à la Révolution est plus discutable ; sans nier son impact, cette dernière est surtout venue parachever un processus entamé dès le milieu du xviiie siècle.Le xviiie siècle passe à juste titre pour un âge d or du pastel, et le Français Maurice Quentin de La Tour, en particulier, est considéré comme un des plus talentueux pastellistes de tous les temps. Pourtant, son triomphe suscite une certaine méfiance dans les milieux académiques. Son succès, il est vrai, a de quoi en agacer plus d un. L artiste rafle les plus belles commandes : le roi, la reine, la favorite, tous les plus hauts personnages se bousculent pour avoir leur portrait par lui.Surtout, l impression saisissante de vie comme de vérité qui se dégage de ses pastels fait de l ombre aux vieux principes que l Académie royale, appuyée par l administration, s efforce alors de restaurer. Le triomphe de La Tour est en effet celui d un genre, le portrait, face à la peinture d histoire dont la vénérable institution entend alors réaffirmer la prééminence dans la hiérarchie des genres. En outre, le peintre au pastel a la particularité de confondre dans un même geste dessin et couleur, c est-à-dire deux opérations que la tradition académique s efforce, au moins dans ses principes, de bien distinguer et de hiérarchiser : le dessin ne doit-il pas précéder la mise en couleur, comme l intellect et la raison doivent maîtriser la sensibilité ? Mais le plus ennuyeux, sans doute, est que La Tour fasse tant d émules : « Tout le monde a mis ces crayons de couleur à la main », constate ainsi La Font de Saint-Yenne (1747)...
Vous êtes-vous déjà demandé quelles histoires pourraient se cacher derrière les fausses couvertures dessinées par Charles Burns ?? C'est précisément ce que propose d'explorer Funestes amours. Deux ans après la parution de Caprice, qui présentait une trentaine de couvertures fictives de comics, Charles Burns signe son grand retour dans la collection Kim avec une nouvelle bande dessinée pensée comme un miroir de ce premier volume. Dans Funestes amours, l'auteur de Dédales livre trois récits inédits qui pourraient bien être les histoires imaginées derrière ses faux comics à l'eau de rose. Jouant avec l'esthétique romanesque des années 1950, Burns compose des intrigues empreintes de mystère, de drame et de passions déchaînées. Inspiré par le clair-obscur qui laisse place au non-dit, il tisse une narration envoûtante, où les motifs récurrents s'entrelacent d'une nouvelle à l'autre. Manipulant à sa guise personnages, cases et situations, l'auteur construit à chaque fois un récit nouveau, teinté des échos du précédent. Funestes amours s'impose ainsi comme un véritable exercice de style, aussi troublant que captivant. En complément indispensable de Caprice, ce diptyque forme un pastiche saisissant des comics des années 50, oscillant habilement entre hommage et satire.
Bien que se déroulant dans une ville anonyme, Milkman s'inspire de la période des Troubles dans les années soixante-dix, qui ensanglanta la province britannique durant trente années. Dans ce roman écrit à la première personne, une jeune fille, non nommée excepté par le qualificatif de "soeur du milieu" - grande lectrice qui lit en marchant, ce qui attise la méfiance -, fait tout ce qu'elle peut pour empêcher sa mère de découvrir celui qui est son "peut-être-petit-ami" ainsi que pour cacher à tous qu'elle a croisé le chemin de Milkman qui la poursuit de ses assiduités. Mais quand son beau-frère se rend compte avant tout le monde de tous les efforts qu'elle fait et que la rumeur se met à enfler, soeur du milieu devient "intéressante". C'est bien la dernière chose qu'elle ait jamais désirée. Devenir intéressante c'est attirer les regards, et cela peut être dangereux. Car Milkman est un récit fait de commérages, d'indiscrétions et de cancans, de silence, du refus d'entendre, et du harcèlement.
Metzen Chris ; Burns Matt ; Chen Emily ; Houesnard
Victime de son succès, le coffret contenant les tomes des Chroniques de World of Warcraft revient dans un nouvel écrin avec le nouvel opus sorti l'an dernier. Vous invitant à un voyage à travers les mythes et les légendes du monde d'Azeroth, vous remonterez jusqu'à la naissance du cosmos, vivrez l'émergence d'empires anciens et découvrirez les forces qui ont façonné le monde de Warcraft bien avant l'apparition de la Horde et de l'Alliance. Vous y trouverez également du contenu provenant de cing extensions : Mists of Pandaria, Warlords of Draenor, Legion, Battle for Azeroth et Shadorlands.
Ces 10 illustrations à offrir, à envoyer ou à collectionner sont de la main de Harry Clarke, Edmund Dulac, Warwick Goble, Kay Nielsen, Arthur Rackham, illustrateurs fameux du début du XXe siècle ayant mis en images les contes des plus grands auteurs du genre. Le livret illustré de 24 pages reproduit des extraits des grands classiques (Le Chat botté, Le Petit Chaperon rouge, La Petite Sirène, Aladin ou La Lampe merveilleuse...) et nous invite dans un monde constellé de merveilles.
Biographie de l'auteur Historienne de l'art, Tania Velmans est spécialiste de l'art et de la civilisation du monde byzantin. Elle est membre correspondant de 1 'Académie européenne des Sciences, des Arts et des Lettres, et chevalier de l'Ordre des Arts et Lettres. Directrice de recherche honoraire au CNRS, elle a aussi enseigné en Europe, aux États-Unis et au Japon. Elle est 1'auteur de nombreux ouvrages et articles sur l'art byzantin , parmi lesquels Le Grand Livre des Icônes, Paris, Hazan , 2002 ; La fabuleuse histoire de l'icône, Éditions du Rocher, 2005; Rayonnement de l'icône, 2" édition Thalia, Paris, 2007.
Barral i Altet Xavier ; Bates David ; Vair Christi
La Tapisserie de Bayeux relève de deux "miracles" : son exceptionnelle richesse visuelle et son remarquable état de conservation près d'un millénaire après sa réalisation. Longue de près de 70 mètres, elle appartient aux histoires nationales de la France et de l'Angleterre, et figure depuis 2007 auregistre "Mémoire du monde" de l'Unesco. Entièrement brodée à l'aiguille en fils de laine colorés, elle relate la conquête du royaume d'Angleterre par le duc Guillaume de Normandie en une longue succession d'images, ce qui fait d'elle "l'ancêtre" de la bande dessinée. Beaucoup d'encre a coulé, mais les interrogations que suscitent son contexte de création et ses significations restent, aujourd'hui encore, énigmatiques. Le livre que nous proposons permet de faire le point sur l'état actuel des recherches et de se plonger dans l'histoire passionnante de cette somptueuse broderie.
Audubon Jean-Jacques ; Tory Peterson Roger ; Peter
LE LIVRE Les Oiseaux d'Amérique de Jean-Jacques Audubon constituent l'un des fleurons de l'édition ornithologique. Né en 1785 et ayant grandi en France, Jean-Jacques Audubon se découvre très vite un goût pour la nature et les oiseaux. De 1827 à 1838, il publie les 435 planches des Oiseaux d'Amérique. Cet ouvrage est rapidement salué pour la qualité de la démarche scientifique, le nombre de planches, la qualité de leur exécution et leur dimension - Audubon ayant souhaité que les oiseaux soient représentés en taille réelle. Par ses dessins minutieux à la touche précise et aux couleurs fraîches, il va transformer le regard porté sur les oiseaux. Somme scientifique sur les oiseaux des E tats Unis du de but du xIx sie cle, ce livre est une mine d'e rudition pour toute personne s'inte ressant a la nature. E galement te moignage d'un temps re volu, ces pages nous renseignent sur les pratiques cyne ge tiques et culinaires des Ame ricains du xIxe sie cle. Cet ouvrage pre sente ainsi certaines espe ces aujourd'hui disparues, tels que le dodo ou le pigeon migrateur. Chaque planche est e galement dote e d'une notice avec des commentaires de taille s sur chacun des 1065 oiseaux repre sente s. De la Floride a l'Arctique, du ciel, a la terre en passant par les oce ans, albatros, pe licans, goe lands, perroquets, hiboux et me sanges n'auront biento t plus de secret pour vous.
Héritière d'une richissime famille juive américaine, Peggy Guggenheim (1898-1979) a rassemblé une des plus belles collections au monde d'art moderne. Excentrique, anticonformiste, libertine, Peggy Guggenheim éprouve un goût effréné pour l'art et les artistes. Après-guerre, sur les conseils d'André Breton, elle expose à Londres Kandinsky, Calder ou Brancusi. Venue à Paris, elle achète un tableau par jour, aide Giacometti et Picasso, puis elle part à New York où elle épouse Max Ernst. En 1942, sa galerie Art of this Century révèle au public les surréalistes européens et la jeune avant-garde américaine ? Jackson Pollock, Mark Rothko. En 1949, installée à Venise, au bord du Grand Canal, dans un palais du XVIIIe siècle, elle expose une somptueuse collection que le monde entier admire encore aujourd'hui.
Dalí en 400 images propose un parcours complet de l'oeuvre d'un des peintres surréalistes les plus significatifs du xxe siècle. Ce livre propose une sélection d'oeuvres qui met en lumière non seulement les créations emblématiques de Salvador Dalí, mais également des pièces moins connues, telles que des dessins et des objets surréalistes. Couvrant l'ensemble de sa carrière, cet ouvrage illustre la richesse créative de Dalí, depuis ses débuts inspirés par le post-impressionnisme et son engagement dans le mouvement cubiste des années 1920, jusqu'aux oeuvres surréalistes emblématiques des années 1930. Il retrace également sa période américaine dans les années 1940, son retour au classicisme dans les années 1950, ainsi que son engagement renouvelé dans l'expérimentation d'avant-garde à partir des années 1960. L'auteur, William Jeffett, est conservateur au Musée Dali à St Petersburg en Floride.
En 1985, Marc Chagall, le dernier patriarche de la Côte d'Azur après Matisse et Picasso, s'éteignait à Saint-Paul-de-Vence dans sa quatre-vingt-dix-huitième année. L'Ecole de Paris peut s'enorgueillir d'avoir permis à nombre d'artistes étrangers de s'épanouir en son sein : Chagall en est l'un des pionniers les plus singuliers. "Ivre d'images", disait Malraux, qui lui avait commandé le plafond de l'Opéra de Paris. Celui qui a peint l'univers du "shtetl" juif à Vitebsk, mais aussi ses rêves, ses amours, le monde du cirque, et le message universel de la Bible, demeure aujourd'hui le conteur merveilleux d'une poétique universelle et intemporelle, fondée sur l'image canonique de Dieu et des hommes. Daniel Marchesseau retrace les itinéraires de ce Russe, déraciné à deux reprises, monté aujourd'hui au firmament, dans ces cieux qu'il a, durant sa longue vie, su peindre et enluminer.
Tout au long de sa vie, Frida Kahlo a balancé entre des extrêmes en apparence irréconciliables : d'un côté, la souffrance causée par ses problèmes de santé et une conscience aigüe de sa propre mortalité, de l'autre, son incroyable vitalité, son humour et sa créativité illimitée. Avec une franchise sans égale, et bien qu'elle ait souvent été réduite à son statut d'épouse du peintre Diego Rivera, son oeuvre tout entière traduit sa vision profondément personnelle de l'art et de l'existence. Depuis la fameuse maison bleue de Mexico jusqu'à l'agitation de Détroit et de New York en passant par le Paris des surréalistes, Suzanne Barberat reconstitue les lieux où a évolué cette artiste hors norme, qui, si elle est restée étroitement attachée à son Mexique natal, n'en a pas moins entretenu des liens avec des personnalités de toutes nationalités et de tous horizons. Cette biographie richement documentée et illustrée donne à voir les multiples inspirations de l'art de Frida Kahlo, où s'affrontent et se mêlent réalité et onirisme, engagement politique et introspection, apprivoisement de la mort et force de vie incandescente.