Ferdinand Buisson (1841-1932) qui joua un rôle majeur dans l'élaboration des lois Jules Ferry et de la loi de séparation des Églises et de l'État, est aujourd'hui redécouvert. Directeur de l'enseignement primaire, député radical influent, président de la Ligue des droits de l'homme et de la Ligue de l'enseignement, Buisson fut aussi un des intellectuels les plus importants du dix-neuvième siècle. Auteur d'un nombre considérable d'études, discours, rapports et articles sur des questions politiques, pédagogiques, philosophiques, historiques et théologiques, Ferdinand Buisson est un grand humaniste dont la pensée échappe aux classifications. Républicain, promoteur du service public laïque, Buisson est réfractaire à l'étatisme, et à toutes les formes d'autoritarisme. Rationaliste, il n'a jamais cru, comme tant d'autres, que la science répondrait à tous les problèmes humains. Ses écrits laissent apparaître une philosophie de la tolérance qui ne sacrifie rien aux principes. Doué d'une " douce obstination ", féministe et militant de la paix, Buisson a fait droit au syndicalisme et milité pour une approche démocratique de l'action politique. Sa réflexion sur l'éducation, dépourvue de dogmatisme, est marquée par le sens de la précision et du concret. Ce passionné de pédagogie reconnaît dans l'instruction l'?uvre humaine par excellence. L'ouvrage rassemble plus de cent textes souvent difficilement trouvables de cet orateur et écrivain dont la parole hardie et la pensée subtile sont d'une étonnante actualité.
Nombre de pages
345
Date de parution
10/04/2003
Poids
438g
Largeur
145mm
Plus d'informations
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EAN
9782841742936
Titre
Education et République
Auteur
Buisson Ferdinand
Editeur
KIME
Largeur
145
Poids
438
Date de parution
20030410
Nombre de pages
345,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Les articles de Ferdinand Buisson du Dictionnaire de pédagogie et d'instruction primaire nous plongent dans une période de notre histoire à la fois révolue et étonnamment actuelle. Publié entre 1880 et 1887, le Dictionnaire est en lui-même un monument de l'instruction laïque de la troisième République. Destiné aux instituteurs et à tous les amis de l'école laïque, l'ouvrage est une encyclopédie qui collectionne des articles scientifiques, philosophiques, historiques, politiques, biographiques, dans la perspective de la pédagogie. Ferdinand Buisson, le proche collaborateur de Jules Ferry, assura la direction de cette entreprise culturelle et civique hors du commun. Mais il est aussi l'auteur d'articles qui donnent l'orientation doctrinale du Dictionnaire. Témoignage historique, référence capitale pour plusieurs générations de militants laïques, les articles de Ferdinand Buisson du Dictionnaire de pédagogie et d'instruction primaire sont aussi d'indispensables études de philosophie de l'éducation.
Buisson Ferdinand ; Nora Pierre ; Dubois Patrick ;
Le Dictionnaire de pédagogie et d'instruction primaire de Ferdinand Buisson est l'oeuvre d'une génération. Il répondait à une exigence sociale : rendre l'instruction gratuite, laïque et obligatoire afin de donner à tous les enfants l'ensemble des connaissances de base qui permettraient d'en faire des citoyens. Il fut source d'inspiration et devint le guide constant des instituteurs. Son ambition était de rassembler tous les savoirs encyclopédiques et pédagogiques utiles aux maîtres. La présente édition rassemble 250 textes signés des meilleurs spécialistes de l'époque. Parmi eux : Viollet-le-Duc (Architecture), Camille Flammarion (Astronomie), Ernest Lavisse (Histoire). On y trouve les articles majeurs de la politique scolaire républicaine comme des centaines de biographies sur les grandes figures de notre patrimoine intellectuel. " Cathédrale de l'école primaire ", selon la formule de Pierre Nora, ce dictionnaire est aussi un régal d'intelligence et d'érudition. Son projet comme ses apports demeurent aujourd'hui essentiels : non seulement pour visiter et comprendre notre histoire, mais aussi pour nourrir notre réflexion sur des sujets fondamentaux, comme la laïcité ou les méthodes d'apprentissage, l'importance de la discipline, l'exercice de l'autorité et la formation de la liberté. Le Buisson reste une référence primordiale alors que la question de l'enseignement ne cesse de faire débat.
Il y a exactement deux siècles, en 1821, Charles Nodier inventait l'appellation "genre frénétique" pour désigner la face sombre du romantisme, sa part d'horreur et d'excès, et il fustigeait l'immoralité du genre tout en reconnaissant les séductions sulfureuses que celui-ci exerce sur le lecteur. Alors que la critique du XXe siècle, des surréalistes à Annie Le Brun et Jean-Luc Steinmetz, a retourné la condamnation moralisatrice du XIXe siècle en faisant l'éloge de la portée subversive de ces oeuvres qui structurent leurs intrigues autour du conflit entre le bien et le mal, il est temps d'adopter une approche dépassionnée des morales du romantisme noir. Si les oeuvres noires, comme on le leur a parfois reproché, se caractérisent par leur manichéisme, celui-ci peut prendre des formes variées. Les romans valorisant la vertu et l'innocence de l'héroïne s'opposent ainsi aux récits sadiens faisant goûter au lecteur les délices vertigineuses de la cruauté. Dès l'époque romantique se multiplient les oeuvres ambivalentes, qui, infusant l'ironie dans le modèle du roman noir, rendent plus incertaine la frontière entre bien et mal. Quelles sont les valeurs défendues dans ces fictions ? Les variations morales dessinent-elles une évolution historique ? Sont-elles corrélées à des tendances esthétiques particulières ? Les études réunies ici proposent quelques réponses à ces questions, à travers l'analyse de l'axiologie du romantisme noir de Ducray-Duminil à Gaston Leroux, en passant par Nodier, George Sand, Balzac ou Pétrus Borel.
Comment des écrivains qui n'ont pas vécu la Shoah racontent-ils cet événement ? En France, cette question s'est posée de manière polémique à la parution des Bienveillantes de Jonathan Littell (2006) et de Jan Karski de Yannick Haenel (2009). Cet essai est consacré à l'ensemble de la littérature écrite en français par la génération des petits-enfants, soit par vingt-deux auteurs, qu'il s'agisse de descendants de victimes de la Shoah ou d'auteurs qui se sentent héritiers de cette mémoire. L'analyse de ces oeuvres permet de se pencher sur des questions très actuelles, comme la délicate appropriation d'un héritage, les supposés dangers de la fiction, ou encore l'utopie qui consiste à croire que l'on peut se faire témoin du témoin ou réparer le passé.
Si la plus importante figure philosophique du vingtième siècle était une femme, ce serait Simone Weil (1909-1943), comme on commence à le discerner aujourd'hui. En parcourant les lieux par où elle est passée, ce livre tente de reconstituer le chemin intellectuel et spirituel de Simone Weil. A chaque lieu, qui constitue un moment mental, est attaché un questionnement majeur de son oeuvre, si bien qu'à la fin la pensée de la philosophe apparaît dans sa globalité : c'est d'abord une philosophie de l'esprit où le miracle de la pensée tient dans le mystère des inspirations qui nous traversent. Mais Simone Weil ne peut suivre le fil de ses pensées que si elle se confronte à l'actualité de son époque, de 1929 à 1943, et qu'à travers les milieux sociaux très différents où elle sème le trouble (du syndicalisme à la France libre de Londres, en passant par le monde des usines, la guerre d'Espagne, l'exode de Juifs français) et les rencontres qu'elle fait. C'est une pensée à la fois très intérieure (mystique même) et complètement ouverte aux problèmes économiques, sociaux et politiques d'une tranche d'Histoire que ces pages essaient de reconstruire à partir de la géographie concrète que sa vie dessine. Cependant, l'ouvrage refuse d'enfermer Simone Weil en son temps et prend le risque d'actualiser sa pensée en interrogeant ce que sont devenus les campagnes, les villes et les pays qu'elle a traversés, jusqu'à faire un état des lieux de la France d'aujourd'hui. Une lecture des lieux à partir de sa pensée ; une lecture de sa pensée à travers les lieux.