Souvenirs germano-français des années brunes. Des ponts par-dessus l'abîme
Brunswic Henri ; Féral Thierry
L'HARMATTAN
21,50 €
Sur commande en 6-8 jours
EAN :9782296000803
Le docteur Henri Brunswic naît allemand en 1913 à Heidelberg sous le nom de Heinrich Braunschweig. En 1933, parce que d'origine juive, il se voit - comme l'ensemble de sa famille - contraint à l'exil par le troisième Reich. Il se réfugie en France puis à Amsterdam. De vieille souche alsacienne, il parvient à obtenir la nationalité française en 1936. " Réintégré de plein droit ", il peut alors poursuivre ses études médicales à Paris. Après la " drôle de guerre ", durant laquelle il a été affecté au service de santé des armées, il séjourne à Clermont-Ferrand et Lyon où il milite efficacement au sein de l'OSE (Œuvre de Secours aux Enfants juifs). Début 1943, il rejoint par l'Espagne les Forces françaises libres en Afrique du Nord. Membre du corps expéditionnaire d'Italie (CEFI), il est blessé à Monte Cassino. Cet ouvrage, rédigé peu avant sa mort en septembre 2004, retrace les multiples aventures d'un " banni de Hitler ". On y apprend énormément sur la vie quotidienne des Juifs à l'époque de la République de Weimar, durant l'émigration, dans la France pétainiste et post-pétainiste où l'antisémitisme restait encore virulent. Grand humaniste, directeur d'une maison de retraite pour rescapés de la Shoah, responsable des publications de l'Association des médecins déportés et internés de la Résistance, vice-président de la Fédération nationale des médecins du front, fortement engagé dans le processus de réconciliation franco-allemande, fondateur de la Ligue internationale pour la promotion de l'éthique médicale dont il assurera la présidence, le docteur Henri Brunswic apporte par sa vision personnelle et son style particulier un éclairage important sur des aspects souvent négligés de l'histoire des " années brunes ".
Nombre de pages
230
Date de parution
01/02/2006
Poids
320g
Largeur
135mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782296000803
Titre
Souvenirs germano-français des années brunes. Des ponts par-dessus l'abîme
ISBN
2296000800
Auteur
Brunswic Henri ; Féral Thierry
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
320
Date de parution
20060201
Nombre de pages
230,00 €
Disponibilité
Sur commande en 6-8 jours
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Le médecin doit remplir plusieurs missions affirmer le diagnostic, fixer les indications thérapeutiques, transmettre la vérité au malade, lui expliquer les raisons de ses décisions. La médecine du passé est, pour une très large part, restée une médecine Thérapeutique s'efforçant, selon les préceptes hippocratiques, de retarder la mort et de diminuer la souffrance. La médecine du futur, très différente, sera pour une large part préventive avec, le long de chaque voie, des questions éthiques nouvelles ou renouvelées. Le médecin apprend pendant ses études et tout au long de sa vie, or l'éthique ne s'enseigne pas comme la chimie : des méthodes particulières doivent être proposées et, dès maintenant, un très vigoureux effort d'éducation doit être entrepris. La biologie moderne montre qu'entre les hommes il n'y a pas inégalité mais différence, que tel caractère avantageux ici est désavantageux là (ainsi telle anomalie de l'hémoglobine protège contre le paludisme). Celte éducation apportera aux générations futures les informations nécessaires, tant du côté de la biologie que du côté de l'éthique et leur permettra d'allier les progrès de la connaissance à ce respect de la personne qui gouverne toute la bioéthique ".
L'opinion couramment émise à propos des médecins du troisième Reich est qu'ils étaient fous. C'est la une manière commode de se délester de l'effort de compréhensibilité de l'émergence de l'extrême dans l'Histoire. Contribuer à prendre conscience qu'une politique médicale relève elle aussi d'exigences démocratiques et éthiques dont tout citoyen est partie prenante, et qu'à cet égard toute dérobade, toute passivité peuvent être fatales, tel est l'objectif des auteurs de ces considérations actuelles sur médecine et nazisme.
Le médecin doit remplir plusieurs missions : affirmer le diagnostic, fixer les indications thérapeutiques, transmettre la vérité au malade, lui expliquer les raisons de ses décisions. La médecine du passé est, pour une très large part, restée une médecine thérapeutique s'efforçant, selon les préceptes hippocratiques, de retarder la mort et de diminuer la souffrance. La médecine du futur, très différente, sera pour une large part préventive avec, le long de chaque voie, des questions éthiques nouvelles ou renouvelées. Le médecin apprend pendant ses études et tout au long de sa vie, or l'éthique ne s'enseigne pas comme la chimie : des méthodes particulières doivent être proposées et, dès maintenant, un très vigoureux effort d'éducation doit être entrepris. La biologie moderne montre qu'entre les hommes il n'y a pas inégalité mais différence, que tel caractère avantageux ici est désavantageux là (ainsi telle anomalie de l'hémoglobine protège contre le paludisme). Cette éducation apportera aux générations futures les informations nécessaires, tant du côté de la biologie que du côté de l'éthique et leur permettra d'allier les progrès de la connaissance à ce respect de la personne qui gouverne toute la bioéthique ". D'après Jean Bernard, dans sa conclusion.
En deux voyages, hiver 2004 et printemps 2005, Anne Brunswic a parcouru une bonne partie de la Sibérie, cette région-continent marquée par une histoire aventureuse souvent tragique, en proie aujourd'hui au désordre politique et à la dépression économique. De la mer Blanche au Pacifique, de la Yakoutie au Birobidjan en passant par les mines de la Kolyma et le port de Vladivostok. elle a traversé des paysages immenses et souvent désertiques, magnifiques et désolés, où vivent encore, tant bien que mal, dans des conditions climatiques extrêmes immigrants européens et indigènes sibériens, chrétiens orthodoxes et animistes, descendants (les bourreaux du Goulag et familles de leurs victimes. Anne Brunswic s'est surtout attachée à rencontrer des femmes de toute condition, poétesses ou chanteuses. journalistes ou cuisinières, universitaires ou conservatrices de musée. Natalia, Tamara, Lioudmila, Irina... racontent leurs parcours professionnel et intime, politique et religieux, les tragédies qui ont marqué leurs familles, leurs deuils, la débrouille au jour le jour et leurs rêves de jeune fille. Ce voyage d'une observatrice du quotidien permet, au fil des pages, de comprendre comment les Russes de ce bout du monde donnent sens à leur brutale expérience historique et quels espoirs ils nourrissent pour l'avenir. Entre ces femmes séparées par des milliers de kilomètres, elle devient une sorte de messagère. Malgré la dureté et les incertitudes de leur vie, la plupart déclarent leur attachement à la terre sibérienne, à ses valeurs d'aventure et de fraternité, et leur conviction que leur pays meurtri, tôt ou tard, sen sortira.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...