Les éléments et les métamorphoses de la nature. Imaginaire et symbolique des arts dans la culture eu
Brunon Hervé ; Mosser Monique ; Rabreau Daniel
WILLIAM BLAKE
52,80 €
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EAN :9782911059216
De nombreux efforts ont conduit depuis quelques décennies à de nouvelles approches de la musique " baroque ". Elles renouvellent l'interprétation par une connaissance plus fine des rouvres et de leurs modes d'exécution. Mais il est d'autres champs culturels qui peuvent bénéficier de telles démarches. Au-delà de la transformation des techniques ou des enjeux idéologiques, c'est peut-être celle de l'imaginaire des artistes et des spectateurs qui nous sépare aujourd'hui le plus des rouvres anciennes, et en appauvrit la compréhension et l'expérience. Gaston Bachelard a montré la richesse d'une lecture des poètes attentive aux jeux de la rêverie sur la matière et le mouvement. Caractériser, dans d'autres domaines de la création, une certaine poétique de l'imaginaire à partir des Eléments et de leurs métamorphoses, étendre cette méthodologie de la lecture à une éducation du regard et de l'écoute, tels sont les enjeux du colloque dont sont ici rassemblés les actes. L'Europe des Temps modernes (XVIe XVIIIe siècles) offre une unité d'ensemble, tout en proposant une très grande diversité d'attitudes. L'accent est mis sur les interactions entre domaines artistiques. Les approches croisées, ici privilégiées, permettent de dépasser le cloisonnement des disciplines (histoires de l'art, des jardins, des spectacles, de la musique, de la littérature, des sciences et des idées...). Les essais recueillis s'attachent, plutôt qu'aux synthèses générales, à des analyses approfondies d'?uvres débouchant sur des tentatives d'interprétation. De nouvelles pistes de recherche s'affirment ainsi.
Nombre de pages
506
Date de parution
14/06/2004
Poids
982g
Largeur
171mm
Plus d'informations
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EAN
9782911059216
Titre
Les éléments et les métamorphoses de la nature. Imaginaire et symbolique des arts dans la culture eu
Auteur
Brunon Hervé ; Mosser Monique ; Rabreau Daniel
Editeur
WILLIAM BLAKE
Largeur
171
Poids
982
Date de parution
20040614
Nombre de pages
506,00 €
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Les Français retournent au jardin. Mode ou renaissance ? Etouffé par le modernisme qui lui avait substitué la notion vide d'espace vert, le jardin retrouve ses vrais enjeux en renouant avec son passé et en esquissant son avenir. Ainsi, le paysagiste Gilles Clément, à l'âge de l'écologie et des satellites, invente-t-il la notion de " jardin planétaire ". Expression de l'imaginaire, le jardin ne saurait tenir un rôle univoque. Ses visages innombrables, souvent contradictoires, se déclinent comme notre manière d'être au monde : entre sagesse et déraison. Sociologues et anthropologues révèlent ce qui nous lie si fortement à lui : chercher ses racines, s'évader du quotidien ou encore cultiver sa différence. Des historiens mettent en lumière certains moments où le jardin a cristallisé les aspirations d'une époque. Philosophes et paysagistes réfléchissent sur le rôle qu'il doit assumer. Médiation avec la nature et le paysage, expression privilégiée d'un rapport au lieu et au temps, le jardin pourrait répondre aux vacillements qui affectent aujourd'hui notre relation au monde : conscience écologique, globalisation des échelles, frottement du réel et du virtuel... Jardiner sera peut-être notre moyen d'être humains sur la Terre. Avec des contributions de : Hervé Brunon, Pierre Chaliès, Gilles Clément, Françoise Dubost, Marie Madeleine Fontaine, Anne-Marie Koenig, Catherine Laroze, Frank Lestringant, Monique Mosser, Sylvie Nail, Philippe Nys, Annie Pilon, Gilles Polizzi et Pierre Sansot. Cet ouvrage a été dirigé par Hervé Brunon.
Qu'ils soient ruraux ou urbains, les jardins sont les pivots de vastes systèmes territoriaux, à l'interface entre nature et culture. Comment leur composition a-t-elle évolué ? Dans quelle proportion la gamme des végétaux à la disposition des jardiniers s'est-elle enrichie avec la mondialisation ? Quel équilibre trouver entre surfaces couvertes " et découvertes " ? En quoi cet espace est-il aussi un instrument du pouvoir ? Quel rapport entretient-il avec l'imaginaire du sauvage ? Quel rôle y jouent les savoir-faire hydrauliques, notamment en Asie ? Au-delà de l'opposition stérile entre jardins à la française " et jardins à l'anglaise ", Hervé Brunon jette un regard neuf sur une forme de création dont les origines remontent au Néolithique et qui est reconnu depuis 1981 comme monument vivant " par la charte de Florence. A l'heure des crises écologiques, il importe plus que jamais de cultiver notre jardin.
Biographie de l'auteur Historien des jardins et du paysage, Hervé Brunon est chercheur an CNRS (Centre André-Chastel). Il a notamment publié Le Jardin contemporain (avec Monique Mosser, Scala, 2006, réédition 2011) et dirigé Le jardin, notre double, Sagesse et déraison (Autrement, 1999) ainsi que Le jardin comme labyrinthe du monde (Presses de l'université Paris-Sorbonne-Musée du Louvre, 2008).
L'engouement actuel pour les jardins n'est pas une mode passagère. Ce livre montre comment et pourquoi en France, à l'instar de nombreux pays, le jardin s'est renouvelé à partir des années 1970, à toutes les échelles - depuis de vastes portions de territoire jusqu'à de minuscules parcelles. L'évolution des modes de vie, marquée par l'avènement des loisirs et les préoccupations pour l'environnement, a stimulé une forte demande. Les commandes publiques pour réhabiliter des sites historiques, reconvertir des friches industrielles ou redonner une vraie qualité aux espaces urbains, ont permis aux paysagistes de s'affirmer. Parfois traité comme un "produit culturel", le jardin continue néanmoins à être l'oeuvre intime de personnalités originales et passionnées. laboratoire d'expériences sociales et écologiques dans des lieux "alternatifs", il sert désormais, à l'âge de la mondialisation, de modèle pour donner forme à des manières responsables d'habiter la planète. Plus d'une centaine de lieux sont illustrés dans cet ouvrage qui introduit aux multiples tendances récentes à partir d'un choix de jardins exemplaires, aussi bien publics que privés, des plus connus, comme le parc de la Villette et le Jardin planétaire de Gilles Clément, aux créations exceptionnelles de Pascal Cribier.
Matsuo Bashô (1644-1694) est resté un des poètes les plus chers au c?ur des Japonais qui tous peuvent réciter au moins un de ses tercets ou hokku (que l'on appellera haiku par la suite). Ce fils et frère de samouraï quitta très tôt le service des armes pour se consacrer à l'étude des littératures classiques du Japon et de la Chine et à la pratique du haikai, poésie enchaînée collective très populaire en son temps. Bien vite, il fit entendre une tonalité, un style, un esprit spécifiques, et créa son école appelée le shômon. Bashô, tout en conservant les sujets réalistes, le langage quotidien et l'humour du haikai, y transfuse l'exigence esthétique et la sensibilité de la poésie classique (waka, renga). Sa manière se caractérise notamment par son attention aux petites choses de la vie et à la profondeur qu'elles recèlent. Le poète consacra les dix dernières années de sa vie à voyager à travers le Japon pour donner des leçons, établir des cercles de disciples, mais aussi pour renouveler son inspiration et poursuivre sans concession la vérité du monde. Le voyage devint dès lors un pèlerinage et une ascèse mystique. De ces pérégrinations, Bashô tira plusieurs journaux poétiques dont le plus célèbre est L'Étroit Chemin du fond où il consigne et met en ?uvre l'essentiel d'un périple à pied de cinq mois dans le nord du Japon, de temples en sanctuaires, de sites géographiques en lieux marqués par les tragédies de l'histoire, à travers un paysage sauvage, montagneux ou marin. Voyage au fin fond du pays, voyage au fond des choses et des êtres, vers le fond de la parole: quête à la fois physique et langagière du Sens et de la Réalité ultime. De ce chef-d'?uvre, nous donnons ici, en regard du japonais, une traduction entièrement nouvelle, accompagnée d'un important appareil de notes et commentaires, indispensable pour saisir les allusions historiques et littéraires, les citations déguisées, les références culturelles, et permettre à ce texte plutôt mince de prendre sa dimension réelle, presque infinie. Alain Walter.
Le 29 mars 2023, l'auteur assista dans la cadre du festival ?Cinéma du réel? à Beaubourg à la projection d'Eventide, film de Sharon Lockhart d'une durée de 35?. Ce film consiste en un unique plan fixe tourné sur une plage de l'île de Götland, en mer Baltique, fin août, c'est-à-dire au moment où les pluies d'étoiles filantes sont les plus visibles. Dans l'espace de ce plan apparaissent peu à peu, au fur et à mesure que la nuit s'épaissit, des silhouettes qui se déplacent. Munies seulement de la lumière d'un téléphone portable, elles évoluent avec lenteur puis elles s'éclipsent. Rien d'autre n'aura lieu que le passage de ces existences dans la nuit, sans qu'on sache rien d'elles, mais le film est fait de telle manière qu'il restitue intégralement leur mystère et celui de la puissance nocturne. En le voyant l'auteur ne put que se remémorer la découverte qu'il avait faite peu avant, en visitant la Pinacothèque de Munich, du tableau d'Adam Elsheimer qui représente La Fuite en Égypte. La parenté entre ce tableau qui date de 1609 et le film de Sharon Lockhart, qui lui parut évidente, est l'objet de son récit. Même intensité des points lumineux dans la nuit, même omniprésence du ciel (on dit que le tableau d'Elsheimer a été le tout premier à prendre en compte les observations de Galilée), même discrétion de la présence humaine, même élongation du silence. Si jamais le mot de paix eut un sens, peut-être peut-on le trouver dans le point de rencontre entre ces deux ?uvres, si différents que soient leur médium ou leur époque. Le récit qui est fait de cette rencontre s'efforce de rester dans sa lumière, sans rien lui rajouter. Le titre en langue anglaise est une citation de la chanson entonnée par la petite Pearl dans La Nuit du chasseur.
Si ton itinéraire te désavoue accepte de tomber sans précaution. La chute est humaine. Ne pleure pas. Elle est le témoin de la traversée des sentiers. Ne pleure pas. L'expérience est au prix de la marche éternelle. Verse des larmes si ton coeur mordu par la douleur te le réclame mais ne pleure pas.