Les contentieux du jeu vidéo. Originalité et variété
Brunaux Geoffray
MARE MARTIN
22,00 €
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EAN :9782849346105
L'environnement du jeu vidéo se divise en deux : son métavers et son multivers. Le métavers renvoie au contenu virtuel du jeu vidéo (ce qu'il y a à l'intérieur du jeu). Les questionnements soulevés sont multiples : reproductions virtuelles de tatouages, de véhicules d'une marque de constructeur automobile, utilisation de coffres à butin ou loot boxes. Le multivers invite quant à lui à s'interroger sur les interactions que le jeu vidéo entretient avec le monde qui l'entoure (ce qu'il y a à l'extérieur du jeu). Sont visées la place du jeu vidéo dans l'industrie vidéoludique et les conséquences de sa pratique sur ses utilisateurs : les jeux vidéo rendent-ils violents ? Nuisent-ils à la santé ? Afin d'explorer la variété des contentieux judiciaires, chacune des contributions de l'ouvrage assoit ses réflexions sur un jeu vidéo en particulier. C'est ainsi que, par exemple, Animal Crossing soulève la question de son utilisation politique par Joe Biden pour mener sa campagne électorale, ou GTA celle des atteintes portées au joueur dans et en dehors du jeu.
Nombre de pages
247
Date de parution
24/03/2022
Poids
306g
Largeur
147mm
Plus d'informations
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EAN
9782849346105
Titre
Les contentieux du jeu vidéo. Originalité et variété
Auteur
Brunaux Geoffray
Editeur
MARE MARTIN
Largeur
147
Poids
306
Date de parution
20220324
Nombre de pages
247,00 €
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Premier grand succès du jeu vidéo, la borne d'arcade Pong a ouvert la voie à une nouvelle industrie dont les revenus concurrencent désormais ceux du cinéma. Reposant sur l'exploitation des nouvelles technologies, le jeu vidéo pose de nombreuses questions de droit. Certaines sont classiques, comme la titularité des droits d'auteur sur ces oeuvres. Mais elles appellent pourtant une réflexion nouvelle : revente de jeux dématérialisés, droits des "joueurs-créateurs" sur leurs productions. D'autres sont inédites. Les atteintes portées à l'avatar du joueur sont-elles susceptibles d'être réprimées par le droit ? L'"e-sport" est-il un sport ? Les joueurs disposent-ils d'un droit de propriété sur les objets virtuels acquis en cours de partie ? Reposant sur de nombreuses références du secteur, l'ouvrage s'adresse aux amateurs de jeux vidéo et aux juristes désireux de découvrir des problématiques souvent méconnues. Objet vidéoludique, le jeu vidéo n'en est pas moins un objet juridique.
Paru en 1972, le premier grand succès du jeu vidéo, la simulation sportive Pong, a été le théâtre de l'un des premiers contentieux d'un secteur en plein essor. Personne n'imaginait alors le développement économique fulgurant que connaîtrait cette activité culturelle, ni les différends qui l'accompagneraient. Certains des questionnements semblent classiques, telle la procédure engagée par les studios cinématographiques Universal City Studios contre la société Nintendo, au motif que le singe japonais Donkey Kong serait une contrefaçon du gorille géant King Kong. Pour autant, des problématiques nouvelles ont émergé. L'image de l'actrice Lindsay Lohan a-t-elle été utilisée sans son autorisation pour incarner le personnage de Lacey Jonas dans GTA V ? La danse de Carlton a-t-elle été reproduite dans Fortnite, sans que son interprète dans la série Le Prince de Bel Air, l'acteur Alfonso Ribeiro, n'en soit informé ? Par l'analyse de contentieux symboliques du secteur, depuis sa naissance jusqu'à aujourd'hui, l'essai propose de démontrer en quoi les progrès technologiques du jeu vidéo ont certes influencé l'expérience des joueurs, mais aussi la nature des problématiques juridiques soulevées.
Depuis les années 1990, le droit d'établissement des sociétés a connu une évolution sans précédent au sein du marché intérieur. En tant qu'opérateurs économiques, les sociétés devaient être les premières bénéficiaires de ce marché. Force est de constater qu'il n'existe toujours pas de véritable droit européen des sociétés. Cette carence a été comblée par l'action normative de la Cour de justice afin d'offrir aux sociétés les instruments juridiques nécessaires à leur mobilité. C'est ce qui ressort de la jurisprudence de la Cour de justice de l'Union européenne qui est allée bien au-delà d'une simple coordination des droits nationaux. En effet, il ressort de sa jurisprudence que la Cour a profondément influencé la condition juridique des sociétés en bouleversant la notion même d'établissement. Partant, le droit d'établissement, le droit européen d'établissement des sociétés, apparaît alors comme un droit subjectif à la mobilité. Si le rattachement des sociétés au territoire d'un Etat constitue une condition inhérente à leur existence, l'exercice du droit d'établissement permet de faciliter la mobilité de celles-ci sans pour autant remettre en cause les compétences des Etats qui restent les seuls à déterminer les conditions de création et de fonctionnement des sociétés. Dès lors, le droit d'établissement apparaît comme un droit subjectif procédural.
La connaissance est en soi un trésor" est une phrase de Jean Dausset (1916-2009) (prix Nobel de physiologie ou médecine) contenue dans son ouvrage consacré à l'aventure HLA. Le grand scientifique parle de la passion de la recherche. Il parle des trésors de la réflexion ayant permis la greffe d'organes. La médecine et le droit en sont les éléments nourriciers. Il importe aux deux disciplines d'apprendre pour mieux se comprendre. Une compréhension qui s'accompagne d'autres transplants juridiques dans l'espace et dans le temps. l'ouvrage constitue le tome 2 d'une histoire de la tolérance et de la transplantation entreprise avec le livre "L'homme s'affranchit du mystère" (tome 1).