Depuis des dizaines d'années, le retour d'expérience (REX) constitue un levier majeur de l'amélioration des performances, en particulier dans le domaine de la sécurité industrielle. Pour autant, un constat s'impose : les dispositifs de REX mis en place n'ont pas toujours produit les résultats attendus. Cet ouvrage propose des réflexions originales, fruit d'un dialogue entre chercheurs des mondes industriel et académique. Il est fondé sur des exemples concrets issus d'organisations à risques. Dans le but d'enrichir les connaissances des facteurs d'efficacité de tels dispositifs et de proposer des voies de recherche et d'actions renouvelées, des relations se sont nouées entre le département Management des Risques Industriels d'EDF R&D et des chercheurs de l'Ecole des Mines de Nantes et l'Université de Nantes. Ensemble, l'idée d'organiser un séminaire pluri-disciplinaire sur le thème du REX a fait son chemin. Plusieurs chercheurs, représentant des disciplines variées (sociologie, gestion, sciences des risques, ergonomie, psychologie) et des terrains de recherche divers (transport d'énergie, production nucléaire, industrie chimique, sécurité civile, transport routier) ont croisé leurs travaux sur le REX. Cet ouvrage rassemble leurs contributions. Pour compléter les réflexions engagées, ont également été conviés au séminaire des acteurs opérationnels engagés dans l'animation de dispositifs de REX appartenant à des secteurs industriels variés : aéronautique, transport ferroviaire, secteur hydraulique, ingénierie et exploitation nucléaire. Co-organisé par EDF R&D, l'Ecole des Mines de Nantes et l'Université de Nantes, le séminaire s'est tenu en octobre 2013 sur le campus EDF de Chatou. Il est venu clôturer une année de riches échanges, dont cet ouvrage rend compte.
Nombre de pages
150
Date de parution
11/02/2016
Poids
501g
Largeur
149mm
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EAN
9782356713674
Titre
Le retour d'expérience dans les organisations à risques. Entre action managériale et dynamique de mé
...Le livre passionnera ceux qui veulent savoir comment se fait une découverte et la nature des efforts parfois inouïs cachés derrière la communication impersonnelle qui annonce un résultat important dans une revue scientifique. Il réveillera l'émotion de ceux qui eurent à se préoccuper de la qualité des soudures, ou de la sécurité de cet instrument qui pouvait aussi devenir une bombe redoutable. Il rend hommage à ceux qui ont une part souvent ignorée aux grandes découvertes. " Georges Charpak
Ce livre est le fruit de 20 ans d'aventure scientifique vécue par une équipe de passionnés. Il débute avec le bouillonnement d'idées qui fut à l'origine des choix scientifiques du CEMEF. Puis chacun des axes de recherche est illustré par les chercheurs du centre, par des anciens passés dans l'industrie, ou bien par des spécialistes extérieurs qui ont tenu ainsi à manifester leur amitié. Sont passées en revue la modélisation et la simulation numérique des opérations de formage (fonderie, forgeage), puis la rhéologie des polymères. Sont abordés ensuite les aspects microstructuraux : endommagement des matériaux hétérogènes, problèmes d'échelle (relations micro/macro) et de cristallisation des polymères. Enfin, vient la tribologie de la mise en forme, c'est-à-dire l'art de gérer au mieux les contacts entre outil et produit (en laminage et en emboutissage). Une occasion exceptionnelle de survoler en 300 pages l'état actuel d'une recherche multidisciplinaire dans le domaine de la mise en forme des matériaux.
L'étude du travail des designers prend place dans une interrogation générale qui vise le travail de construction nécessaire pour que la situation de marché apparaisse. Les designers, obligés de réaliser physiquement l'objet et d'anticiper sur un marché futur, sont particulièrement intéressants pour qui veut comprendre les mécanismes complexes de l'incorporation de la demande dans les produits. Le design est pris dans des définitions divergentes. Mais les designers partagent une définition commune de leur travail : celle d'une articulation entre l'usager et l'objet. C'est à ce titre qu'ils sont étudiés, comme sociologues de l'usage. Trois équipes de designers industriels, choisies pour la complémentarité de leur conception du design et de leur cadre de travail ont été suivies. L'étude de leurs pratiques, de leurs modes d'organisation et des techniques de représentation utilisées a dégagé les modalités possibles d'une anticipation de l'usage. Par opposition au marketing, les designers sont soumis à une contrainte pressante : leur tâche de " réalisation " de l'objet souligne tout ce que l'objet comporte d'indéterminé par rapport à un cahier des charges idéal portant les desiderata de la demande. Cette indétermination impose la nécessaire condensation de ses dimensions esthétiques, techniques, fonctionnelles, marchandes. C'est ce moment indécis où l'objet prend forme, qui refait surgir des esquisses la pluralité des solutions possibles, et l'indétermination structurelle de l'offre par rapport à la demande.