Chroniques économiques. L'épargne mondiale : frein ou moteur de la croissance ? Edition 2005
Brender Anton ; Théodore Jean-François ; Lorenzi J
DESCARTES ET CI
18,30 €
Epuisé
EAN :9782844460936
Taux d'intérêt à long terme très bas, abondance de liquidités, bulles immobilières... Le tableau est sans équivoque : l'économie mondiale qui, hier encore, redoutait de manquer d'épargne, présente aujourd'hui tous les symptômes d'une situation où celle-ci est en excès. Toutefois, les systèmes financiers comme les politiques publiques sont loin d'être également capables d'en favoriser la mobilisation. Du coup, l'épargne circule d'un bout à l'autre de la planète pour n'être utilisée que là où l'on peut et veut l'emprunter. Pourrait-on mieux tirer parti de cet effort d'épargne et faire de celle-ci un moteur de la croissance et de l'innovation, plutôt qu'un frein au progrès de l'activité, comme c'est actuellement le cas en Europe ? Cette question constitue le dossier central de cet ouvrage qui présente également la synthèse des thèmes qui ont fait l'actualité de cette année, synthèse tirée des chroniques quotidiennes du Cercle des économistes sur Radio Classique.
Nombre de pages
255
Date de parution
08/12/2005
Poids
465g
Largeur
160mm
Plus d'informations
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EAN
9782844460936
Titre
Chroniques économiques. L'épargne mondiale : frein ou moteur de la croissance ? Edition 2005
Auteur
Brender Anton ; Théodore Jean-François ; Lorenzi J
Editeur
DESCARTES ET CI
Largeur
160
Poids
465
Date de parution
20051208
Nombre de pages
255,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Dans les pays les plus avancés, le progrès social est en panne. Face à la montée presque générale des inégalités, face à la stagnation des revenus d'une large partie de leurs populations, face aussi aux dommages de plus en plus visibles causés à la planète par leur développement passé, ce constat s'impose. En attribuer la faute au capitalisme, sur lequel ce développement s'est fondé, serait pourtant une erreur : il n'est pas plus responsable de la panne actuelle qu'il ne l'a été hier des progrès accomplis. Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, les populations occidentales ont connu une amélioration, profonde et largement partagée, de leurs conditions de vie, parce que, au terme d'une longue et tumultueuse histoire, elles ont réussi à maîtriser la force productive du capitalisme. Les années 1980 ont toutefois été celles du triomphe de l'idéologie libérale : face à la mondialisation et aux changements techniques qui s'esquissent alors, les sociétés occidentales auraient dû redoubler d'efforts pour rester dans un rapport de forces favorable avec le capitalisme. Elles ont préféré laisser faire. Après quarante ans de dérive, est-il trop tard pour reprendre la barre ?
Ce livre est une version mise à jour et augmentée de Face aux marchés, la politique (La Découverte, 2002) qui a obtenu le prix Turgot du meilleur livre d'économie financière et a été salué par des journaux et magazines d'horizons variés. Les Échos : " Rarement un économiste, qui a été universitaire avant d'être un praticien de la finance, aura aussi bien " dédiabolisé " les marchés et plaidé pour une réhabilitation de la politique. " La Croix : " Il fait partie du cercle des économistes les plus écoutés par sa capacité à rendre l'économie lisible et accessible. [...] Les marchés n'imposent leur loi qu'aux sociétés qui renoncent à leur en imposer une, affirme-t-il. " Challenge : " Un livre à la fois subtil et plein de bon sens qui chamboule les idées toutes faites. " Le Figaro-économie : " Il entend montrer, et il y parvient, que " les marchés ne sont pas intelligents. Loin de prévoir quoi que ce soit, ils se contentent de découvrir le présent et de se souvenir du passé ". " Alternatives Economiques : " [..] Il faut lire le dernier Brender. "
Une partie de bras de fer est engagée depuis plus de deux siècles entre les démocraties et le capitalisme : l’aspiration des hommes à vivre mieux s’oppose à la recherche du profit. Le progrès social que les sociétés « avancées » ont connu est issu de ce bras de fer. A la fin du siècle dernier, toutefois, nos sociétés ont baissé les bras. Non seulement, elles ont laissé le capitalisme de plus en plus livré à lui-même mais elles ont aussi négligé d’entretenir les infrastructures sociales (l’hôpital, l’école, la police, la justice…) qu’elles avaient mises en place et qui traduisent le prix élevé qu’elles ont voulu donner à la vie humaine. Dans un monde de plus en plus conflictuel, ces dérives doivent être enrayées si nous ne voulons pas voire notre cohésion sociale exploser. Poser sur l’avenir un regard moins myope devrait suffire à nous persuader qu’il faut maintenant réagir non pas en entravant le capitalisme ou en cherchant la décroissance mais en nous appuyant, comme hier, sur son dynamisme pour pouvoir à nouveau investir dans nos infrastructures sociales et réduire les inégalités. Cela passe par une réhabilitation du rôle de l’État et de l’action publique. Pour y parvenir, il nous faut retrouver notre capacité à débattre et à vouloir ensemble. » A.B.
Partout dans le monde, les dettes ne cessent de monter et les « records » d’être battus. Ils nourrissent l’inquiétude et occultent une réalité essentielle : cette accumulation de dettes n’est que l’autre face d’une accumulation d’épargne, continue elle aussi. Dans ce livre, Anton Brender nous invite à renverser les perspectives : c’est la dette qui rend possible l’épargne et non l’inverse !Comprendre ce jeu de l’épargne et de la dette autour duquel s’organise l’économie mondiale est essentiel. La mondialisation a en effet permis aux dettes émises à jet continu par les États-Unis de fournir une contrepartie à l’épargne dégagée en Asie et en Europe. Le 2 avril 2025, Donald Trump, en brandissant des droits de douane exorbitants, a clairement dit qu’il voulait mettre fin à cette « arnaque ». Il pousse ainsi les gouvernements, en Europe comme en Asie, à réduire les excédents d’épargne issus de leurs économies et à emprunter plus. Mais les États-Unis, eux, ne vont pas s’endetter moins !À un monde où l’on manquait d’emprunteurs risque de succéder demain un monde où il y en a trop. Ce livre analyse les grands traits de cette nouvelle « géopolitique de la dette », en montre les conséquences pour l’Europe… et explique pourquoi la France n’est pas au bord de la faillite.
Enongoué Flavien ; Badie Bertrand ; Ntuda Ebodé Jo
Un examen attentif de l'action du Gabon ces dix dernières années sur la scène internationale permet de constater que, contrairement aux appréhensions de nombre d'observateurs, le rayonnement de sa diplomatie a survécu à la disparition, en juin 2009, d'Omar Bongo Ondimba qui, prenant le relais de Léon Mba en décembre 1967, l'avait durablement façonnée à partir du début des années 1970. Une telle constance n'est pas sans susciter interrogations et questionnements, ce d'autant plus que, paradoxalement, le pays n'est pas particulièrement doté de ressources traditionnelles de l'influence diplomatique. Dans cet ouvrage collectif inédit, aussi bien par son ampleur - car mobilisant une trentaine de contributions -, que par la formidable diversité des approches, il s'est agi non pas de faire cohabiter mais dialoguer avec fécondité théoriciens et praticiens avisés. L'effort commun aura été de chercher à saisir, comprendre et expliquer les ressorts du rayonnement de la diplomatie gabonaise sur une période relativement longue, en explorant trois principaux axes de recherches : l'analyse des contextes, l'étude du rôle des acteurs et l'examen des pratiques.