Alexandre, Spartacus, Jésus, Jeanne d'Arc, Gabrielle d'Estrées, Robespierre, Saint-Just, Pouchkine, Evariste Galois, Louis Rossel, Thérèse Martin et Clément Péruchon... dévorés par la passion qui les habitait, par leur désir d'accomplir de grandes choses mais aussi par la conscience du peu de temps qui leur était imparti. Douze biographies aussi brèves que la vie qu'elles retracent, réduites aux éléments qui permettent de rencontrer ces êtres, de saisir la force qui enivre leurs destinées. De ces vies brèves mille fois décrites, rebattues par les récits dont elles ont fait l'objet, Robert Bréchon renouvelle le cours, par des questions, des impressions, avec aussi parfois un pragmatisme sévère ce ne sont pas des vies de saints mais des vies d'hommes et de femmes hors du commun, mythifiés pour certains, mal compris pour d'autres. Une " nécessité intérieure " puissante les guide mais, à terme, elle est contrariée, déçue par des circonstances triviales sans commune mesure avec leur gloire. De la confrontation avec l'histoire qui fait irruption dans leur vie, avec le destin - s'agit-il de Dieu lui-même ? se demande Robert Bréchon -, ils ne sortent pas vainqueurs. Le temps reste le maître. Ainsi l'essai biographique, entre réquisitoire et plaidoirie, relève-t-il du parcours initiatique. L'empathie qui l'unit aux personnages élus permet à l'auteur, en filigrane, une réflexion sur lui-même. Cherchant le sens de la vie des autres, il s'interroge sur la sienne, sur la nôtre ". Brigitte Ouvry-Vial.
Nombre de pages
231
Date de parution
02/10/2003
Poids
250g
Largeur
126mm
Plus d'informations
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EAN
9782910490560
Titre
Les vies brèves
Auteur
Bréchon Robert
Editeur
L'INVENTAIRE
Largeur
126
Poids
250
Date de parution
20031002
Nombre de pages
231,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Quel roman que cette vie où il ne se passe rien ! Pendant trente ans, de son adolescence à sa mort, Pessoa ne quitte pas sa ville de Lisbonne où il mène l'existence obscure d'un employé de bureau. Mais le 8 Mars 1914 le poète de vingt cinq ans introverti, idéaliste, anxieux, voit surgir en lui son double antithétique, le maître " païen ". Alberto Caeiro, suivi de deux disciples : Ricardo Reis, stoïcien épicurien, et Alvaro de Campos, qui se dit " sensationniste ", tandis que Fernando Pesso lui-même utilisant le portugais ou l'anglais, explore toutes sortes d'autres voies, de l'érotisme à l'ésotérisme, du lyrisme critique au nationalisme mystique. Imaginons qu'à la même époque Valéry, Claudel, Cocteau, Gide et Appolinaire aient été un seul et même auteur, caché sous des " masques " différents : on aura une idée du mystère de cette aventure mentale, dont il n'y a pas d'autre exemple dans la littérature.
Ce livre, qui s'est fait tout seul, retrace l'histoire d'une passion. Près de quarante ans après la découverte de Pessoa, qui a changé ma vie, l'idée m'est venue de reprendre l'une après l'autre, en suivant l'ordre chronologique, la plupart des études que je lui ai consacrées, sous diverses formes, pendant tout ce temps-là. On sait que Pessoa est unique en son genre parce qu'il est pluriel. Avec ses hétéronymes, il forme une " coterie ", selon son propre terme ; une " foule ", dit Antonio Tabucchi. Mais combien sont-ils donc en Pessoa ? Combien est-il à lui seul ? Six, disait son premier exégète, Jacinto do Prado Coelho. Quatorze, disait mon maître Armand Guibert, qui l'a, le premier, traduit et commenté. Soixante-douze, affirme Teresa Rita Lopes, " l'aventurière de l'arche perdue ", exploratrice du contenu de la fameuse malle (arca, arche) où il entassait ses manuscrits inédits. Mais tous les chiffres sont arbitraires, sans cesse à réviser. Je suis incapable de dénombrer les poètes, conteurs, essayistes, auteurs dramatiques, chroniqueurs, pamphlétaires et journalistes qui composent Pessoa. Il est, au sens propre, innombrable. " Robert Bréchon
L'homme debout se souvient qu'il a été assis, couché, accoudé, adossé, qu'il a autrefois marché à quatre pattes. Il sait qu'il pourra bientôt se rasseoir, se recoucher, laisser les nœuds de ses muscles se détendre, verser tout son être dans le récipient d'un fauteuil ou d'un lit. Comment sans cela pourrait-il soutenir si longtemps un tel effort ? Un homme debout a le plus souvent l'air d'être juché sur lui-même, de se faire la courte échelle. Ou bien on dirait une guenille attachée à un ballon qui flotte sans pouvoir s'élever. Mais un homme vraiment debout, un homme dont le corps se déploie comme une tige ou s'élance comme un jet d'eau, en commandant à ses milliers de muscles pour défier la pesanteur, la pression atmosphérique, la fatigue, tout ce qui voudrait le ramener à la terre, n'est-il pas un héros ? Quelle force, quelle sève, quel élan le dresse ainsi vers le ciel ? Quelle assomption animale, ou quelle vocation divine ? " Robert Bréchon.
Le Portugal est sans doute un des pays où la vitalité de la poésie contemporaine est la plus manifeste. Les poètes vivants connaissent des tirages que bien des romanciers pourraient leur envier ; les journaux leur consacrent de pleines pages à l'égal des prosateurs, les prestigieux prix littéraires ne les épargnent pas et le nombre de recueils traduits en diverses langues est impressionnant. En France, parmi les quelque trois cents titres de littérature portugaise traduits depuis 1980, près d'un tiers sont des livres de poésie.Mais aujourd'hui, quoi de neuf au Portugal ? Pessoa, serait-on tenté de dire, tant sa présence éditoriale est encore vive. Ce serait pourtant ignorer l'extraordinaire diversité de la poésie portugaise depuis 1935. Cette anthologie témoigne, par sa diversité et l'originalité des voies explorées, de la manière singulière et fervente qui incite les poètes portugais à « habiter poétiquement le monde ».
Ce recueil est une anthologie de la poésie de Mehdi Akhavan Sales, l'une des figures majeures de la nouvelle poésie persane. Né en 1927 à Machhad, la capitale du Khorasan, berceau de la renaissance de la langue et de la poésie classique persane, il se donne la tâche de rapprocher le Khorasan du Mazandéran, lieu de naissance de la nouvelle poésie persane fondée par Nima Youshidj. La poésie d'Akhavan est une synthèse sophistiquée et élaborée de ces deux courants. Cette anthologie comporte une cinquantaine de poèmes du poète tirés de plusieurs recueils de sa poésie publiés entre 1950 et 1990 à Téhéran. La plupart des poèmes sont pourtant choisis parmi seulement trois recueils qui sont considérés par tous les critiques littéraires iraniens comme trois chef-d'oeuvres du poète. Publié pour la première fois en France, Akhavan Sâlès jouit en Iran d'une immense popularité et d'une grande notoriété et sa poésie a été une source d'inspiration pour des écrivains, des musiciens et des cinéastes. Ses compatriotes le décrivent comme le Ferdowsi des temps modernes, car il a joué un rôle fondamental dans le renouveau de la poésie persane, et une génération entière de jeunes poètes l'a suivi sur ce chemin. Il est décédé des suites d'une longue maladie à Téhéran en 1990 et est enterré dans la ville de Tous à côté du mausolée de Ferdowsi.
Un manifeste anti-uniformisation, anti-masses, anti-consommation, anti-bourgeois, anti-yuppies, anti-tout! L?auteur ne se contente toutefois pas de dénoncer, il donne aussi des indications de survie. Le lecteur n?aura donc plus aucune excuse: il saura ce qu?il convient de savoir pour être un snob achevé mais aussi, et surtout, pour être lui-même.
Dubien Arnaud ; Pauchet Sophie ; Radvanyi Jean ; C
Pour la première fois depuis leur existence, les Regards de l'Observatoire n'ont pu paraître en 2020. On comprend aisément pourquoi : nous étions au coeur de la pandémie et aurions été dans l'incapacité de faire un point sérieux sur la gestion de cette crise sanitaire en Russie, ses conséquences économiques, politiques et sociales. Aujourd'hui, la situation se décante et l'on y voit plus clair. Par ailleurs, sur le plan international, plusieurs événements ont envenimé des relations déjà tendues entre la Russie et l'Europe et, plus généralement, entre la Russie et l'Occident. Le temps est donc venu, pour les Regards de l'Observatoire, de poursuivre ce qui correspond à leur ambition première : donner l'analyse la plus complète possible de la situation en Russie et des relations de ce pays avec la France et le monde.
Velimir Khlebnikov (1885-1922), poète hors norme, écrit Zanguezi, poème-pièce, "surnarration" , à la fin de sa vie. Zanguezi est le nom du héros, prophète, alter ego de son créateur. Contemporain de la révolution russe, révolution non seulement politique mais aussi artistique, Velimir Khlebnikov est, parmi les novateurs, celui qui, sans doute, dynamite le plus le langage pour créer un monde nouveau. Mathématiques, astronomie, philosophie, ornithologie, tout sert à celui qui se veut "président du globe terrestre" pour façonner sa "langue des oiseaux, poésie stellaire" , dans laquelle il n'est pas de mots, mais des mouvements, pas de chapitres, mais des surfaces. En 2020, on célébrait le 135e anniversaire de la naissance de Velimir Khlebnikov. A cette occasion, l'atelier de Boris Trofimov, à Moscou, réalisait une édition de Zanguezi, en russe et en anglais, visant à reproduire graphiquement le rythme du poème. Nous reprenons cette composition graphique en russe et en français.