Le sens du peuple. La gauche, la démocratie, le populisme
Bouvet Laurent
GALLIMARD
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EAN :9782070136407
Retrouver le sens du peuple est à la fois une nécessité électorale et un impératif moral pour la gauche. C'est la seule cause politique qu'elle puisse désormais embrasser. Elle ne doit pas viser le « peuple de gauche » dont elle célèbre encore, trente ans après sa brève apparition dans les rues de Paris en mai 1981, la geste mythique. Elle doit viser le peuple tout entier. Celui des classes populaires qu'elle a abandonnées depuis si longtemps; celui qui croit dans son destin national qu'elle a oublié avant de le mépriser et de le condamner pour populisme; celui de l'aspiration démocratique la plus large qui veut continuer à croire dans la possibilité d'une aventure collective malgré les tentations de l'individualisme et de l'anomie. Il faut à la gauche française un projet à la hauteur et il lui faut tout de suite. Sinon elle disparaîtra, comme principe et comme force historique. Elle sera remplacée bien sûr. Il y aura d'autres organisations, d'autres aspirations aussi, sans doute, qui prendront sa place, mais lesquelles? Il y aura d'autres hommes pour se dire « de gauche » - certains seront les mêmes d'ailleurs, cela ne les dérangera pas -, mais avec quelles intentions? L'avenir de la gauche se joue ici et maintenant, face au peuple, avec lui et pour lui.
Nombre de pages
300
Date de parution
19/01/2012
Poids
303g
Largeur
141mm
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EAN
9782070136407
Titre
Le sens du peuple. La gauche, la démocratie, le populisme
Auteur
Bouvet Laurent
Editeur
GALLIMARD
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141
Poids
303
Date de parution
20120119
Nombre de pages
300,00 €
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La laïcité a longtemps été comme l'air que nous respirons : indispensable au bon fonctionnement de notre commun républicain sans que nous y pensions sinon lorsque la querelle scolaire venait régulièrement nous rappeler l'existence de "deux France", la catholique et la républicaine, que la loi de 1905 avait su concilier sinon réconcilier. Aujourd'hui, la question de la laïcité se pose à nouveau. L'installation de l'islam comme deuxième religion française depuis une trentaine d'années, tout autant que la montée en puissance d'un individualisme qui traduit la liberté par "c'est mon choix !" et d'un communautarisme qui traduit l'égalité par "c'est mon identité !" ont bouleversé l'équilibre qui avait été trouvé il y a un peu plus d'un siècle. La laïcité est devenue un enjeu majeur du débat public et, même, un sujet de polémique bouleversant les clivages classiques. Certains lui accolent des adjectifs pour l'amoindrir ou la détourner de son propos, d'autres voudraient la réduire à simple oecuménisme. Pour répondre aux défis contemporains, ce livre entend promouvoir le caractère original de la laïcité, fondé sur des valeurs humanistes, universalistes et républicaines.
Présentation de l'éditeur La crise économique ne suffit pas à expliquer le malaise français. Face aux bouleversements de l’ordre du monde et aux difficultés du pays, la montée du populisme et du Front national témoigne d’une inquiétude identitaire et culturelle. Comment vivre ensemble malgré nos différences ...Laurent Bouvet, spécialiste des doctrines politiques et observateur attentif de la vie politique, examine l’origine de cette angoisse et ses effets. En décortiquant les représentations, vraies ou fausses, que nos concitoyens se font de la mondialisation, de l’Europe, de l’immigration, de l’islam ou des élites, il montre comment des dimensions culturelles se mêlent étroitement aux conditions matérielles.Rompant avec l’aveuglement et le conformisme, Laurent Bouvet propose des pistes pour combattre ce mal qui ronge la société française : l’insécurité culturelle. Laurent Bouvet est professeur de science politique à l’Université Versailles/Saint-Quentin-en-Yvelines. Il est l’auteur de nombreux ouvrages dont Le Communautarisme. Mythes et réalités (Lignes de Repères, 2007) et Le Sens du peuple. La gauche, la démocratie, le populisme (Gallimard, 2012).
Dans un contexte où les frontières entre " emploi " et " non-emploi " sont de plus en plus floues, le positionnement de l'Association intermédiaire, entre objectif d'emploi durable et sécurisation des parcours, n'a jamais été aussi éprouvé qu'aujourd'hui. A travers une documentation vaste, de nombreuses sources quantitatives et qualitatives, les " trois blocs " définis par l' " AI portée par COORACE " - accueil dynamique, parcours professionnel et emploi durable - sont interrogés à l'échelle des territoires. Cette ouverture méthodologique permet de déterminer le questionnement et les données nécessaires pour rendre compte, au plus juste, des Association intermédiaires, de leurs fonctions, de leurs activités et de leurs impacts sur les personnes et les territoires.
Le Fédéraliste Jefferson l'annonçait dès sa publication : "Le Fédéraliste est le meilleur commentaire qui ait été écrit sur la Constitution américaine." Rédigés par trois des Pères Fondateurs de la République américaine — Alexander Hamilton, John Jay et surtout James Madison —, les Federalist Papers (traduits en français par Le Fédéraliste) sont bien plus qu'un simple argumentaire juridico-politique destiné à emporter l'adhésion des Etats de la future union à propos de la Constitution fédérale. Il s'agit d'un texte fondateur de la science politique moderne dont les enseignements nous donnent aujourd'hui encore matière à réflexion. Si, depuis Tocqueville, les Français ont appris à mesurer les avantages et les défauts de la démocratie, le Fédéraliste leur permet également de mettre en perspective les enjeux du débat sur l'avenir politique de l'Europe. La fédération comme la nation peut en effet fournir à la démocratie le cadre de son expression. Ainsi, en combinant souveraineté du peuple, représentation et fédération, les auteurs du Fédéraliste sont parvenus à "républicaniser" la démocratie : ils l'ont apprivoisée.
Brodsky Joseph ; Aucouturier Michel ; Bordier Jean
L'oeuvre de Joseph Brodsky (1940-1996), lauréat du prix Nobel de littérature en 1987, a été en partie occultée en France par le destin du poète, symbole de la dissidence du régime soviétique. Pour rendre compte de sa poésie d'une extraordinaire virtuosité formelle, liant l'intime à l'épique, au mythologique, et à de constantes préoccupations métaphysiques, André Markowicz a composé un volume qui réunit les poèmes publiés dans la collection "Du monde entier" en 1987 et 1993, replacés ici dans leur ordre chronologique, auxquels s'ajoute une sélection de poèmes inédits en français.
Ce n'était pas un monde perdu dont je me souvenais, ces mois que nous avions passés ensemble dans les années quatre-vingt. C'était le même temps qui avait continué sa course, et avait fini par nous rattraper." De prime abord, la vie du narrateur semble terminée. Le diagnostic de maladie de Parkinson a d'abord été posé, puis sa femme l'a quitté. Mais un jour, au milieu d'un parc de Copenhague, il croise Anna, son amour de jeunesse, une femme libre qu'il a tant aimée autrefois. Aujourd'hui, elle ne se soucie pas de ce diagnostic, et elle l'entraîne dans le drame de sa propre vie, une histoire emblématique de notre temps, remplie d'abus de pouvoir et de trahisons. Jens Christian Grøndahl écrit une partition subtile où au milieu des souvenirs sont exposées les problématiques les plus actuelles - qui vont de la maladie à l'égarement politique, du fossé entre les générations aux violences faites aux femmes. Une fois encore, Jens Christian Grøndahl nous éblouit par sa capacité à saisir l'esprit du temps et à montrer comment l'on peut choisir de se relever après avoir subi une chute et faire le choix de la vie.
Il y a dans Les Mystères de Paris une énergie sauvage: celle d'une cohorte de personnages maléfiques, malfrats hideux comme la Chouette, Tortillard - un anti-Gavroche -, le Maître d'école ou Bras-Rouge, criminels du grand monde comme le comte de Saint-Remy, monstres hypocrites comme le notaire Jacques Ferrand. Eugène Sue n'est pas avare de noirceur. Mais il y a aussi une sauvagerie du Bien, celle de Rodolphe, prince mélancolique venu à Paris à la recherche de sa fille perdue, impitoyable avec les méchants qu'il punit au mépris des lois. On doit à sa cruauté quelques-unes des scènes les plus stupéfiantes du roman: le châtiment du Maître d'école, ou le supplice de luxure imposé à Jacques Ferrand. Cette cruauté contraste avec la pureté morale de Fleur-de-Marie, comme avec la face solaire de Rodolphe, providence de tous les malheureux honnêtes dont il croise le chemin. Le roman exprime dans son ensemble une quête assoiffée de régénération morale de la société, par l'amélioration des mécanismes préventifs et répressifs (c'est le sens de l'engagement de Sue en faveur dans l'encellulement des criminels) ainsi que par l'invention de mécanismes d'incitation au Bien, police ou tribunal de la Vertu, qui doivent récompenser publiquement les actions exemplaires." Judith Lyon-Caen.