La naissance de la Mardité. Une théologie politique à l'âge totalitaire : Pie XI (1922-1939)
Bouthillon Fabrice
PU STRASBOURG
18,00 €
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EAN :9782868201928
De 1922 à 1939, le pontificat de Pie XI a couvert l'essentiel de l'entre-deux-guerres ; il correspond donc à une époque capitale dans l'histoire du phénomène totalitaire contemporain. En 1929, le pape signe un concordat avec Mussolini ; il en signe un autre avec Hitler en 1933 ; il en aurait volontiers signé un avec Staline, si Staline avait voulu. En 1937 pourtant, Pie XI se résout à une double condamnation du stalinisme et du nazisme, avant de finir par qualifier Adolf Hitler de " plus grand ennemi du Christ et de son Église dans les Temps modernes ". Cette mutation témoigne d'un bouleversement du rapport qui s'était noué entre la théologie et la politique depuis la chute de l'Empire romain. Parce qu'à beaucoup d'égards, le phénomène totalitaire contemporain a recommencé les despotismes anciens, et face à lui le christianisme, par-delà les vieilles habitudes de garantie du politique qu'il avait prises au temps de la Chrétienté, renoue avec la fonction de garantie contre le politique qui avait d'abord été celle de l'Église. C'est pourquoi, après l'ère théocratique du Moyen Âge, et la période par réaction laïque que fut ensuite la Modernité, le pontificat de Pie XI peut apparaître comme le premier indice d'une époque nouvelle de l'histoire du monde, qui pourrait s'appeler la Mardité. Pourquoi ce nom ? Pour le savoir, il faut lire cet ouvrage.
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Nombre de pages
334
Date de parution
01/08/2002
Poids
628g
Largeur
165mm
Plus d'informations
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EAN
9782868201928
Titre
La naissance de la Mardité. Une théologie politique à l'âge totalitaire : Pie XI (1922-1939)
Auteur
Bouthillon Fabrice
Editeur
PU STRASBOURG
Largeur
165
Poids
628
Date de parution
20020801
Nombre de pages
334,00 €
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Rapprocher Napoléon des grands dictateurs du XX siècle est inacceptable pour la quasi unanimité de l'historiographie à la française. Bonaparte comme Précurseur a été écrit pour perturber ce consensus. Car bien des éléments de sa politique la rapprochent de celles que les totalitarismes ont pratiquées après lui, centrisme par addition des extrêmes, politique religieuse, référence impériale romaine... Il est inacceptable de rapprocher Napoléon des grands dictateurs totalitaires du XXème siècle, et en particulier de Hitler : telle est la conviction quasi unanime de l'historiographie, tout spécialement à la française. Autant le dire d'emblée, Bonaparte comme Précurseur a été écrit pour perturber ce consensus. Car on a beau s'acharner à ne pas vouloir le voir, il reste qu'à l'époque contemporaine, c'est Napoléon qui a inventé le centrisme par addition des extrêmes, que les totalitarismes ont retrouvé après lui ; qu'il a été le premier à revendiquer la référence impériale romaine, qu'ils ont ensuite tous plus ou moins reprise ; que des éléments décisifs de sa politrique religieuse la rapprochent de celles de Musssolini et de Hitler ; que bien des aspects du second empire méritent aussi d'être pensés sous cet angle ; qu'à ces différents dossiers, il faut encore ajouter tout ce que peut toujours avoir à nous dire sur ce thème l'oeuvre de Karl Marx, une fois décrassée de sa vieille boue léniniste. Bref : cette question méritait qu'on la reprenne.
Il faut partir de la révolution française pour comprendre l?épanouissement du nazisme en Allemagne et, hélas, son invraisemblable postérité. Cette thèse, iconoclaste, Fabrice Bouthillon la démontre, grâce à une érudition époustouflante et une plume allègre, dans un livre qui fera date.C?est en effet la Révolution qui a séparé la Gauche de la Droite, créant ainsi dans toute l?Europe une déchirure politique qui, malgré l??uvre unitaire de Bismarck, n?était en fait à la veille de 1914 pas plus surmontée en Allemagne qu?en France. La défaite de 1918, refusée et même niée par beaucoup, a porté à vif la déchirure allemande.Parce qu?il prétendait réconcilier une valeur de Droite, le nationalisme, avec une valeur de Gauche, le socialisme, le nazisme s?est offert aux Allemands comme la solution, paradoxalement centriste, à ce problème lancinant de la réfection de l?unité nationale, en faisant confluer ces deux héritages sur la personne d?un meneur charismatique. Plus fort encore, Hitler, jusqu?au moment de rédiger son testament politique, est resté dans la ligne de ce centrisme, comme s'il entendait ménager l'avenir.Ancien élève de l?ENS-Ulm, puis membre de l?Ecole française de Rome, Fabrice Bouthillon est Professeur d?histoire contemporaine à l?université de Brest, et titulaire d?une Licence de Théologie catholique de l?université de Strasbourg. Il a notamment publié Et le Bunker était vide. Une lecture du testament politique d?Adolf Hitler (Hermann, 2007), et Brève Histoire philosophique de l?Union soviétique (Plon/Commentaire, 2003). Le chapitre VII du présent ouvrage lui a valu le prix Henry Hertz de la chancellerie des Universités de Paris.
Résumé : Le plus souvent, historiens, cinéastes et témoins présentent le dernier Adolf Hitler coupé du réel au fond de son bunker, oscillant entre des poussées de folie homicide et des vagues de renoncement. La lecture attentive du testament politique qu'il a dicté la veille de son suicide oblige à remettre cette image en question, tant ce texte frappe par l'intelligence diabolique de cette dernière man?uvre diplomatique. Il confirme ce que le général de Gaulle avait compris : Hitler est resté un acteur politique maître de ses moyens jusqu'à sa dernière seconde. Présenté pour la première fois au public francophone, le texte des deux testaments d'Adolf Hitler précède le bref essai historique de Fabrice Bouthillon.