L'oeuvre de Pierre Bourdieu a exercé une influence profonde sur la recherche scientifique, bien au-delà de la sociologie. Du fait de sa formation de philosophe, de ses incursions en anthropologie et en linguistique, de son souci constant d'analyser la dimension historique des faits sociaux, de son regard critique sur la science politique et le droit, de ses emprunts au vocabulaire économique, ainsi que de son intérêt marqué pour l'art et la littérature, Bourdieu n'a cessé de dialoguer mais aussi parfois de "ferrailler" avec différentes disciplines des sciences sociales. Cet ouvrage collectif rend compte de manière inédite de l'étendue des réceptions et appropriations des travaux de Pierre Bourdieu dans les diverses sciences sociales. Il propose un éclairage original sur les usages du travail de Bourdieu en sociologie, anthropologie, histoire, philosophie, science politique, économie, droit, études littéraires et sciences de l'information et de la communication. Il permet ainsi d'entrer dans le laboratoire des sciences sociales qui font usage de Bourdieu et donne à voir la manière dont ses concepts et ses méthodes peuvent être déplacés et employés au-delà de l'univers disciplinaire dans lequel ils ont été forgés ; les luttes autour des frontières disciplinaires ; les obstacles à la réception de Bourdieu ou au contraire les conditions qui la favorisent. Fenêtre ouverte sur le renouvellement des études bourdieusiennes, I'ouvrage fait également dialoguer plusieurs générations de chercheurs, au-delà du premier cercle des "héritiers". Il permet ainsi de mieux connaître ou de découvrir des recherches contemporaines qui, dans le sillage de celles de Pierre Bourdieu, contribuent à la construction d'une connaissance décloisonnée, réflexive et critique du monde social.
Presque tous les conflits, incompréhensions et blocages proviennent de la manière de dire les choses plutôt que du message lui- même. Cinq injonctions comportementales, appelées drivers (Sois parfait, Fais un effort, Sois fort, Dépêche-toi et Fais plaisir), jouent un rôle important dans la communication interpersonnelle. Développé dans les années 1970 par Taibi Kahler, psychologue américain, ce concept permet d'agir sur certains schémas limitant nos potentiels et de faire le lien entre l'histoire de la personne, son comportement, sa gestion du stress, ses croyances et son vécu professionnel. Les nombreux exercices de cet ouvrage, application pratique de l'étude des comportements en entreprise, intéresseront tous ceux qui souhaitent appréhender avec sérénité la gestion du stress au travail.
Omniprésentes dans les discours, régulièrement invoquées par les journalistes et les responsables politiques, les classes moyennes restent pourtant difficiles à définir avec précision. On les décrit habituellement comme un monde intermédiaire, entre les classes dominantes et les classes populaires. Mais au-delà d'une zone médiane, que désignent les classes moyennes ? Où habitent-elles ? Pour qui votent-elles ? Quels sont leurs pratiques, leur niveau de vie, leurs aspirations ? Sont-elles en voie de paupérisation, en déclin, en crise ... Rompant avec les idées reçues, les chercheurs réunis dans cet ouvrage dessinent un portrait vivant et rigoureux de cette France « moyenne » et plurielle.
Si les gratifications du militantisme ont été amplement étudiées, on connait moins les souffrances qu'il peut générer : désillusions, dévalorisations, doutes, tensions, usure, répression, exil... Ce livre les explore de manière inédite et propose une analyse sociologique là où les approches psychologisantes sont souvent privilégiées. Loin de décourager l'action collective, il vise à objectiver des mécanismes d'autant plus douloureux qu'ils restent impenses : fermeture des possibles, évolution des rapports de force, des stratégies et des répertoires d'action, tarissement des rétributions, transformations morphologiques des groupes mobilisés, dés-ajustements entre trajectoires institutionnelles et individuelles. Les auteurs s'attachent à comprendre autant qu'a expliquer ces logiques à partir d'une pluralité de méthodes et d'objets (engagements partisans, associatifs, syndicaux, religieux, à l'échelle locale, nationale ou internationale), faisant de ce volume une référence sur les rouages de l'engagement et une contribution originale à la sociologie des affects.
J'identifie mes comportements et mes croyances "types". Je prends conscience des drivers qui me conditionnent et de ceux qui influencent mes collègues. Je change mon attitude et améliore mes relations. Je m'épanouis (enfin) au travail. Votre cahier de poche vous suivra partout pour vous coacher et vous encourager ! Glissez-le dans votre sac et offrez-vous la vie dont vous rêvez : vous le méritez.
Depuis 15 ans, les livres de Bernard Friot (vendus à des dizaines de milliers d'exemplaires) jouent un rôle moteur pour remettre le communisme à l'ordre du jour. Pourtant, nombreux sont les lecteurs à éprouver des difficultés pour entrer dans son système, tant les renversements qu'il suggère sont révolutionnaires : il manquait jusqu'alors un manuel pour introduire à sa pensée. Voyage illustré dans le communisme de Friot, ce livre éclaire, dans un propos pédagogique et documenté, ses principes théoriques, ses institutions et ses perspectives pour poursuivre les déjà-là communistes. Il passe en revue les principales objections qui lui sont faites et offre des pistes pour approfondir ces débats.
Alors que le capitalisme devient toujours plus autoritaire et productiviste, pouvons-nous prendre collectivement le pouvoir sur notre travail ? Et comment ? Un collectif de chercheur.es syndicalistes et professionnel·les raconte des enquêtes, luttes et alternatives qui montrent que c'est possible et analyse les manières dont s'y prennent concrètement les travailleur-ses pour donner du sens à leurs activités, prendre soin des collectifs et conquérir de l'autonomie au travail. Leur Manifeste prend position dans les débats en cours sur le renouvellement du syndicalisme et avance des propositions politiques pour mettre le travail au service de la démocratie, de l'émancipation et de la défense du vivant.
Le care ou le souci des autres est une zone de conflits, de tiraillements et de dominations. Celle, notamment, du travail salarié des professionnels du soin et de l'assistance, constitué essentiellement d'un salariat féminin subalterne, surexploité et stigmatisé par son "manque de qualification", et parfois sa couleur de peau ; celle, aussi, du travail domestique toujours inégalement distribué. Or on ne pourra jamais évacuer complètement le "sale boulot", il est urgent de penser une transformation politique du travail et de la société en plaçant le care au centre de la réflexion sur le travail. Cet ouvrage défend une position singulière, sensible et forte, au sein des débats contemporains autour du care et propose de changer de regard sur le travail, sur le soin et sur la société. C'est cette position que, d'entrée de jeu, la préface de cette nouvelle édition renforce en répondant et en désarmant avec brio les polémiques sur le care, polémiques parfois induites par la précédente édition, publiée en 2013. Ce qui conduit l'auteure à mettre la focale sur ce qu'est vraiment la "perspective du care" et à montrer l'inédit de cette posture théorique.