Yves Thos, affichiste de cinéma. Histoire d'une passion
Boulangé Guillaume ; Rolot Christian
DEUXIEME EPOQUE
24,99 €
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EAN :9782377690848
Le présent ouvrage a pour ambition de montrer en quoi consistait véritablement le métier d'affichiste de cinéma avant que n'intervienne la double révolution économique et technique des années quatre-vingt qui, par l'utilisation massive de la photographie, mit pratiquement fin à la grande lignée des peintres illustrateurs. Yves Thos, qui fut au cours des décennies soixante et soixante-dix l'un des principaux représentants de la profession, reste aujourd'hui l'un de ses tout derniers survivants. Le livre prend la forme d'une conversation entre l'artiste et les auteurs — conversation enrichie de nombreuses informations documentaires — visant à retracer l'histoire d'une vocation et l'itinéraire d'une carrière qui se prolongea sur près de trente-cinq années, de 1949 à 1984. Le cheminement chronologique qui a été choisi permet de voir comment se renforce dans la durée l'originalité des oeuvres, de mesurer l'impact des évolutions techniques sur le travail de création et de comprendre de quelle manière le métier évolue au fil du temps, jusqu'à changer complètement de nature. Parallèlement, une approche iconographique, constituée de cinquante-sept affiches signées Yves Thos, rapidement décrites et analysées, permettra de mieux mettre en évidence les grandes thématiques des films dont on lui confiait l'illustration, les choix esthétiques dominants qui étaient les siens, ainsi que les "trucs" de métier d'un créateur que les commanditaires obligeaient à travailler presque toujours dans l'urgence. Enfin, à l'heure du bilan, se pose la question de l'existence ou non d'un véritable "style Thos". Signalons pour terminer qu'en ouverture du livre, quelques pages d'introduction rappellent au lecteur, dans un rapide panorama historique, quelles furent les origines, les formes et les fonctions de ces affiches, parfois très belles, que longtemps pourtant on se refusa de considérer, pas plus d'ailleurs que les hommes chargés de les imaginer et de les dessiner. Cette approche, qui souhaite surtout ne pas être didactique, permet de contextualiser et peut-être d'éclairer utilement certains des propos de l'artiste.
Nombre de pages
122
Date de parution
10/12/2020
Poids
530g
Largeur
210mm
Plus d'informations
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EAN
9782377690848
Titre
Yves Thos, affichiste de cinéma. Histoire d'une passion
Auteur
Boulangé Guillaume ; Rolot Christian
Editeur
DEUXIEME EPOQUE
Largeur
210
Poids
530
Date de parution
20201210
Nombre de pages
122,00 €
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On peut légitimement se demander pourquoi l'oeuvre de Jacques Demy est encore aussi souvent minimisée, alors que la plupart des exégètes s'accordent désormais à en reconnaitre l'intérêt et l'originalité profonde. La démarche de Guillaume Boulangé sera, on le devine, de comprendre pourquoi, en dépit de ses opiniâtres détracteurs, cette oeuvre ne cesse de susciter un nombre aussi considérable d'imitations, d'emprunts et d'hommages en tous genres. Le livre aurait pu s'ouvrir directement au début des années soixante, avec les effets des premiers films de Demy sur ses contemporains. Mais il a semblé important de remonter aux origines les plus lointaines de son inspiration afin de mieux comprendre son rapport à la transmission et de cerner au plus près sa véritable identité d'artiste. Convaincu de l'existence d'un parallélisme fécond entre filiation parentale et filiation créatrice, l'arbre généalogique du cinéaste, dressé pour la circonstance, retrace son cheminement sur près de quatre-vingts années, de son enfance nantaise, dans les années trente, à nos jours. Une place importante est également réservée à Agnès Varda, dont le rôle fut essentiel à partir de 1991 pour la popularisation de son oeuvre. Mais que le lecteur se rassure : le présent ouvrage n'est nullement celui d'un notaire pointilleux qui validerait de manière doctrinale un testament, ni celui de ces "chercheurs de merlettes" qui, jadis pour deux ou trois sous, aménageaient des filiations agréables à ceux qui le souhaitaient. Notre approche emprunte plutôt à l'activité du flirteur se promenant de film en film au gré des opportunités. L'objectif n'est donc pas tant d'appréhender le cinéma de Jacques Demy pour lui-même (ce travail est déjà en grande partie accompli), que de l'envisager dans les liens de filiation et de rupture qu'il tisse avec les oeuvres de ses prédécesseurs, de ses contemporains et de ses successeurs.
Auzel Dominique ; Boulangé Guillaume ; Cadé Michel
La mer au cinéma, telle pourrait être le titre de cette exposition qui se déroulera durant trois mois (8 juin-16 septembre 2018) au Château royal de Collioure. Pour la première fois, deux cinémathèques (Institut Jean Vigo et Cinémathèque de Toulouse) ouvrent leurs collections et présentent une rétrospective d'affiches de cinéma et de photos sur le thème de la mer.
Si l'Histoire a accueilli dans son rang la révolution de Mai 68, celle du mois de juillet qui traversa le Festival d'Avignon semble avoir été reléguée à sa marge. Pourtant, la XIIe édition du festival, sous la direction de Jean Vilar ; déchaîna les passions avec la même intensité que celles qui habitaient et agitaient les acteurs des contestations printanières ayant ébranlé le pays jusqu'à la dissolution de l'Assemblée. Se rejouait à Avignon la révolution alors étouffée par Charles de Gaulle, et le festival devint ainsi le théâtre de tensions entre les ennemis du " supermarché de la culture " et les défenseurs d'une conception vilarienne du théâtre populaire. Le LivingTheatre, invité à présenter trois pièces - dont la création Paradise Now - cristallisa beaucoup de ces tensions de par ses prises de position. Avignon 1968 et le Living Theatre est une immersion dans ce mois d'été 1968 avignonnais : un voyage dans le temps pris en charge par des témoins ayant vécu les évènements de juillet et dont les entretiens sont retranscrits dans ce volume, mais aussi par ceux qui sont revenus sur cette période passionnée par le biais de la fictionnalisation. La réactualisation de ces souvenirs rend compte de crises continuant à secouer un monde de la culture qui n'a de cesse d'interroger les rapports entre l'art et le politique (l'institution, la révolution) mais aussi entre l'art et le poétique (le beau, le transcendant).
Créateur majeur du XXe siècle et homme de spectacle virtuose, Nikolais fut l'inventeur d'un théâtre dansé original où mouvements, sons, lumières, couleurs et formes sont complémentaires, avec un appel fréquent à l'illusion. Adepte d'une danse abstraite qu'il mit au point dès les années cinquante, il personnalisa le lien germano-américain de la modern dance et excella autant sur scène (où il régna en maître en tant que chorégraphe, compositeur, éclairagiste et scénographe) que dans le studio de danse. Son enseignement, axé sur la triade technique-improvisation-composition, fut en effet très couru et reste d'actualité aujourd'hui. Dans le sillage des "ambassadrices" que furent Susan Buirge et Carolyn Carlson, Nikolais forma en France de nombreux danseurs-chorégraphes comme Philippe Decouflé ou Marcia Barcellos et, comme d'autres artistes de son temps (Wassily Kandinsky, Oskar Schlemmer ; Mary Wigman, Martha Graham..,), sentit le besoin de coucher sa pensée par écrit. Ces textes, qui légitiment Nikolais et le ramènent en pleine lumière, reflètent à la fois sa recherche de pédagogue et ses oeuvres scéniques. Ces écrits, quasiment inconnus du public français, sont ici traduits presque tous pour la première fois et concerneront autant les danseurs, enseignants et chercheurs que les journalistes et les curieux amoureux des arts. Nikolais y fait alterner théorie et exemples concrets, profondeur et humour. Il nous donne une nouvelle définition de la danse, s'appuyant sur les fondamentaux du temps, de l'espace, de la forme et du motion. Ceux-ci sont activés par des notions essentielles comme le décentrement et l'intelligence du mouvement, permettant l'avènement d'un danseur mobile, sensible et autonome qualifié de "métaphorique".