Sur le P.Bouillon, religieux de l'ordre de Saint François dans la première moitié du XVIIe siècle, on ne possède aucune indication biographique. Mais la littérature hagiographique lui est redevable de cette Vie et purgatoire de saint Patrice qui ressuscite et adapte pour les lecteurs du Grand Siècle, cependant peu épris de contes merveilleux, une somme de croyances irlandaises constituées autour du grand évangélisateur de l'Hybernie et attestées dans le courant du XIIe siècle. La tradition du puits de saint Patrice et de l'affrontement de quelques audacieux croyants avec les démons qui le peuplent, a joué un rôle important dans le développement de la théologie du purgatoire au cours du XIIIe siècle, ainsi que l'a montré Jacques Le Goff. Indépendamment de cette incidence sur les idées chrétiennes de purification de l'âme après la mort, le récit des aventures surnaturelles du chevalier Owen et de sa traversée du purgatoire de saint Patrice, telles qu'elles sont narrées par le P Bouillon, mérite d'être lu pour lui-même, comme une histoire initiatique, dont la dimension fabuleuse l'emporte, à notre goût, sur les intentions édifiantes. C. L-C.
Nombre de pages
222
Date de parution
01/02/2005
Poids
230g
Largeur
120mm
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EAN
9782841371747
Titre
Vie et purgatoire de saint Patrick. 1642
Auteur
Bouillon François ; Merdrignac Bernard
Editeur
MILLON
Largeur
120
Poids
230
Date de parution
20050201
Nombre de pages
222,00 €
Disponibilité
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Husserl Edmund ; Pestureau Jean-François ; Mazzù A
L'existence des " Manuscrits de Bernau " de Husserl sur la conscience intime du temps fut révélée pour la première fois publiquement par Heidegger, en 1928 dans sa préface aux célèbres Leçons sur la phénoménologie de la conscience intime du temps. Ces Manuscrits, écrits par Husserl à Bernau (Forêt Noire) en 1917/18, sur la base d'une compilation faite par Edith Stein, sont restés inédits du vivant du philosophe, bien qu'ils aient été confiés, dans les années trente, à Eugen Fink en vue de la publication. Pour plusieurs raisons, dont la complexité des textes n'est pas la moindre, Fink n'en vient pas à bout, et après la guerre, y renonça. Husserl considérait en effet ces manuscrits comme son " ouvrage principal " qui, restés dans les cartons des Archives de Louvain, sont entrés dans la légende pour le milieu des phénoménologues , puisqu'ils étaient censés contenir les clés de l'oeuvre entière. Il aura fallu le travail persévérant de Rudolf Bernet et Dieter Lohmar pour que l'ouvrage (une sélection parmi la masse des manuscrits) paraisse enfin, en 2001, dans la collection des Husserliana. Cette édition critique est celle qui est publiée ici en traduction française. L'importance considérable de ces textes tient à ce qu'ils constituent proprement l'acte de naissance de la phénoménologie génétique, et conduisent par là à réexaminer et relativiser les analyses structurales et statiques auxquelles on a trop souvent réduit la phénoménologie, en en faussant l'" esprit ", en la figeant dans une scolastique. Car les " Manuscrits de Bernau " sont avant tout un exercice aigu du sens critique, de la pensée aux prises avec des problématiques aporétiques, de l'art de pratiquer des distinctions nuancées jusqu'au plus subtil, de la rencontre de choses essentiellement mobiles, bref, de la pratique de la philosophie telle qu'elle doit se donner à entendre aujourd'hui.
Au Ve siècle avant notre ère, l'avènement des mages en Grèce ne se fait pas sans bruit. Présentés d'abord comme conseillers de rois, sacrificateurs et interprètes des songes, dans cet ailleurs qu'est l'empire perse, ils se retrouvent rapidement au c'ur de la cité athénienne, où ils sont accusés de charlatanerie et de tromperie. Avec eux, apparaît une notion nouvelle, qui a connu une fortune durable dans la culture occidentale : la magie. Rares sont les voix qui ont invité à questionner les évidences de ses origines. Peut-on continuer à postuler une contiguïté, sinon une coïncidence, entre la notion grecque de magie telle qu'elle apparaît à la fin du Ve siècle et la conception moderne de la magie, qui en fait une catégorie universelle, un type de mentalité ou de pensée ? Comment les Grecs ont-ils conçu cette notion nouvelle ? Quelle significations lui ont-ils attribués ? Dans une perspective d'histoire culturelle, ce livre analyse le contexte qui a favorisé l'émergence de la magie, au c'ur des débats qui animaient les cités grecques. Il montre également comment elle a été conçue dans le creuset culturel grec et explore les représentations mobilisées à cet effet. A travers cette étude, ce sont plusieurs facettes de la culture grecque qui se révèlent, des dieux qui " médusent " à l'écriture qui enchaîne, de la puissance poétique à la figure de Socrate.