Laurent Bouhnik. C'est à 14 ans qu'il gagne le premier prix d'un concours de bande dessinée à TF1 dont le président du jury est Hergé. En 1987, il touche sa première caméra 19 m/m en étant à la fois chef-opérateur image, assistant caméra, cadreur, électro et machino, pour un court-métrage. Mais, c'est en décidant de réaliser un film plus intime qu'il commence à comprendre les difficultés du métier de cinéaste: il mettra 4 ans pour produire et réaliser "Troubles ou la journée d'une femme ordinaire". Lasser de perdre autant de temps à chercher l'argent pour produire ses films, il transforme une subvention obtenue pour réaliser un court-métrage en un long-métrage. Il réalise "Select Hôtel" présenté su Festival de Cannes en sélection parallèle et dans de nombreux festivals à travers le monde. Il gagne le grand prix du Festival de Court-Métrage de Clermont-Ferrand avec la première partie du film "1999 Madeleine" projeté en vidéo non mixée, non étalonnée. L'organisation du Festival surprise par le choix de son jury refusera de lui donner le prix... C'est en 2002, qu'il réalise "24 Heures de la Vie d'une Femme"
Nombre de pages
34
Date de parution
13/09/2008
Poids
66g
Largeur
120mm
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EAN
9782844560452
Titre
Blue train
Auteur
Bouhnik Laurent ; Cailleaux Christian
Editeur
9EME MONDE
Largeur
120
Poids
66
Date de parution
20080913
Nombre de pages
34,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Dépendants ", " malades ", " marginalisés ", " délinquants "... les individus qui associent la consommation de produits psychoactifs à une précarité de condition ne cessent d'être discrédités, stigmatisés et relégués. Pourtant, derrière cette figure extrême et souvent caricaturée des " toxicos ", se cache en réalité un paysage plus contrasté, où le goût - la recherche de plaisir, la gestion des émotions - côtoie la peine : la répression, la précarisation, les violences, les prises de risques, la prison et la mort. Face à la forte actualité mise en scène en termes de sécurité et de santé publique - les politiques publiques tendant à individualiser la " faute " au détriment de la prise en compte collective et à privilégier l'incrimination plutôt que la réduction des risques -, cet ouvrage s'attache à comprendre la manière dont plusieurs générations d'adolescents et de jeunes adultes vivant en quartiers populaires ont rencontré, à partir de la seconde moitié des années 1980, les drogues illicites. À travers de nombreux récits de vie, la reconstitution des interactions observées sur différents territoires (cités de banlieue, quartiers de Paris) et la manière dont les personnes elles-mêmes attribuent du sens à leurs conduites, l'auteur montre comment certaines d'entre elles se construisent autour de ces drogues un véritable monde social, assurant à la fois des fonctions de socialisation, d'échanges sociaux et économiques et de recherche de sensations.
Le livre donne à voir la vie quotidienne, les épreuves permanentes, l'art de la débrouille ainsi que les détresses de ces femmes femmes confrontées à des situation de violence. Le livre privilégie les problématiques de genre et de développement des vulnérabilités accentuées par les différents épisodes de la pandémie en inscrivant les récits recueillis dans le contexte historique et social de la transformation des quartiers populaires. Il interroge la place des femmes dans l'espace public. A la recherche de lieux et de relations privilégiées qui les aident à se maintenir en vie. Pour certaines, ce sera une boutique bric-à-brac, pour d'autres les couloirs du métro, le hall d'une gare, une camionnette ou un banc. L'ouvrage met également une focale particulière sur la place du corps qui joue pour ces femmes un rôle charnière, tant sur le plan de la visibilité (manières d'apparaître et de disparaître), des techniques de survie que sur celui de leur humanité où se croisent en permanence souffrances et petits plaisirs. Ces "femmes du coin de la rue" , ce sont nos voisines, que nous croisons, parfois sans les voir, en bas de chez nous, dans le métro, à la fin des marchés. Si certaines sont destinataires d'interventions et d'aides (associations, travailleurs sociaux...), la plupart se tiennent à distance ou ne les rencontrent que très occasionnellement, souvent par peur des logiques de contrôle et d'encadrement ; ce sont surtout ces dernières que l'autrice a rencontrées. Elles constituent un prisme d'appréhension de la condition des femmes précarisées dans les villes d'aujourd'hui. S'en rapprocher, les considérer, les écouter peut permettre d'inverser les spirales dans lesquelles elles sont prises.
Ce roman retrace l'histoire tragique d'une jeune polonaise, Yolina, étudiante en médecine, comme moi, que je rencontre à Agen, et dont les parents et la jeune soeur, Héléna, sont morts en déportation. L'inconscient de Yolina refuse cette fatalité, et elle rêve toutes les nuits qu'elle continue de vivre au sein de sa famille comme si de rien n'était. Tombée amoureuse, elle se jette alors dans une quête éperdue pour tenter de se reconstruire afin d'échapper à cette double vie et partager cet amour dans toute sa plénitude.