L'Insulte (en) politique. Europe et Amérique latine du XIXe siècle à nos jours
Bouchet Thomas ; Leggett Matthew ; Vigreux Jean ;
EUD
22,00 €
Épuisé
EAN :9782915552249
You snivelling little git!" ! " (" Espèce de petit connard de pleurnicheur ! ") ; " Pepe Botella ! " ("Jojo la Bouteille . ") , Oligarcas ! " (" Oligarques ! ") ; " A bas les ruraux ! ", Parmi des centaines d'autres, ces mots et expressions scandent L'Insulte (en) politique, Noms d'oiseaux désobligeants, dévalorisants, humiliants, lancés aux tribunes, dans les cortèges ou devant les caméras, en français, en anglais ou en espagnol, ils ont été jusqu'ici peu étudiés. Le présent livre est né de ce constat. Il présente les résultats d'une longue et passionnante traque sur deux continents, des campagnes du Haut-Quercy et du Pérou aux murs de Belfast, de la chambre des Communes et des Cortes aux kiosques à journaux parisiens, On y rencontre Léon Blum et Carlos Menem, Byron et Louis-Napoléon Bonaparte, Louise Bernardi et Manuel Almandos, des femmes du Venezuela et des députés de la Ve République, des camelots et des caricaturistes, des commissaires de police et des juristes. Certaines caractéristiques majeures de la vie politique d'hier ou d'aujourd'hui sont ainsi rendues lisibles dans le bruissement ou le fracas des mots.
Nombre de pages
291
Date de parution
13/05/2005
Poids
482g
Largeur
150mm
Plus d'informations
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EAN
9782915552249
Titre
L'Insulte (en) politique. Europe et Amérique latine du XIXe siècle à nos jours
Auteur
Bouchet Thomas ; Leggett Matthew ; Vigreux Jean ;
Editeur
EUD
Largeur
150
Poids
482
Date de parution
20050513
Nombre de pages
291,00 €
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Blessantes côté pile, futiles côté face, les insultes semblent incarner les petitesses du débat politique. Elles méritent pourtant mieux que l'anathème, le sourire ou le mépris. Au-delà de leur impact immédiat, les "menteur", "ruraux", "chiens couchants", "juif" et autres "lâche" exigent, bien davantage que le très pauvre "Cass'toi alors, pauv'con" de Nicolas Sarkozy, un patient décodage. Au fil de cette étude d'une douzaine de situations d'insultes extraites de l'histoire française, on croise des groupes d'ultra royalistes, de boulangistes ou de communistes en colère, mais aussi Honoré Daumier à sa table de travail, Victor Hugo à l'assaut de "Napoléon le Petit", Georges Clemenceau pistolet au poing, Jean Jaurès frappé à la nuque, Léon Blum ou Simone Veil estomaqués par l'abjection de ce qu'ils entendent, Dominique de Villepin les deux index pointés sur François Hollande. De la Restauration à nos jours, en passant par l'affaire Dreyfus, le Front populaire ou la guerre froide, Noms d'oiseaux nous livre une histoire inédite des enjeux et batailles politiques de la France contemporaine.
Résumé : Socialismes et émancipation sensuelle sont-ils compatibles ? C'est à cette épineuse question que Thomas Bouchet tente de répondre en passant au crible du plaisir des sens deux siècles d'histoire des socialismes français. Depuis les harmonies sensuelles de Charles Fourier jusqu'au socialisme gouvernemental et pâlot d'aujourd'hui, via les colonies libertaires de la Belle Epoque, les colonnes de L'Humanité ou encore les fêtes de Lutte ouvrière, deux tendances s'opposent : d'un côté, dominants, des socialismes anguleux adeptes de l'ascèse militante ; de l'autre, minoritaires, des socialismes tout en rondeurs qui intègrent la bonne chère, la fête et l'amour à leurs programmes. Un parcours étonnant et inédit, au terme duquel se dessine une autre histoire des socialismes.
Soldats et gardes nationaux face aux barricades sur le pavé de Paris, au soir du 5 juin 1832 ; à la morgue, le spectacle des corps sans vie de dizaines de victimes ; l'ordre donné aux médecins, le 9 juin, de dénoncer tout insurgé blessé ; un discours vibrant de François Guizot sur la mort des émeutes ; un monument aux victimes de juin dans le cimetière du Père-Lachaise ; les larmes du vétéran Rossignol, en juin 1848 ; dans Les Misérables, le petit Gavroche fauché par une balle. Aussi divers soient-ils, tous ces moments - tant d'autres encore - tissent une seule et même histoire. Celle de vingt-quatre heures d'affrontements, celle aussi d'une séquence temporelle conduisant de juin 1832 à nos jours. Ce retour sur les 5 et 6 juin 1832 fait remonter en surface des aspects mal connus de l'histoire de la capitale au XIXe siècle. Il invite à s'interroger sur les formes de la contestation, entre agitation et révolution. Les pratiques du pouvoir en temps de crise y sont dévoilées, tandis qu'apparaît au grand jour la multiplicité des relations qu'entretiennent individus et collectivités avec leur temps. Au-delà, une question récurrente alimente ce livre : est-il possible d'élaborer une écriture totale de l'événement ?
Blessantes côté pile, futiles côté face, les insultes semblent incarner les petitesses du débat politique. Elles méritent pourtant mieux que l'anathème, le sourire ou le mépris. Au fil de situations d'insultes extraites de l'histoire française, on croise des groupes d'ultra-royalistes, de boulangistes ou de communistes en colère, mais aussi Honoré Daumier à sa table de travail, Victor Hugo à l'assaut de « Napoléon le Petit », Léon Blum ou Simone Veil estomaqués par l'abjection de ce qu'ils entendent, Dominique de Villepin, pointant du doigt François Hollande. De la Restauration à nos jours, en passant par l'affaire Dreyfus, le Front populaire ou la guerre froide, Noms d'oiseaux nous révèle un aspect inédit des batailles politiques de la France contemporaine. Thomas Bouchet décrypte avec talent, dans un essai à la fois drôle et cruel, l'usage de l'insulte de la Restauration à nos jours dans l'enceinte parlementaire. Michel Noblecourt, Le Monde.
Le musée d'archéologie des années 1950, avec de beaux objets présentés dans des vitrines savamment éclairées, est sur le point de disparaître du paysage culturel. Et tandis que l'archéologie se diversifie et se ramifie en plusieurs spécialités qui tentent de se rapprocher des sciences exactes, par leurs méthodes comme par leur extrême focalisation, les musées, qui se sont tous plus ou moins convertis au rythme annuel de la succession des expositions temporaires, découvrent le rôle essentiel des médiations. Qu'est-ce que la (ou les) médiation (s) ? Quel tableau peut-on en dresser aujourd'hui ? En quoi les médiations modifient-elles les missions des musées ? Un déplacement essentiel s'est produit : si le travail de recherche archéologique et sa diffusion continuent d'être prioritaires, le public est dorénavant une préoccupation essentielle. Il est placé au centre d'un musée qui se transforme ; à sa mission première d'institution chargée de mettre en valeur des vestiges, le musée ajoute une dimension nouvelle de dispositif de communication. Cet ouvrage, le premier du genre, présente un panorama complet des différentes catégories de médiations à l'oeuvre dans le champ de l'archéologie. Qu'elles soient une préoccupation des archéologues eux-mêmes, qu'elles relèvent de l'activité professionnelle des médiateurs ou bien encore qu'elles se déroulent spontanément au sein du public, les formes et les types de médiation sont nombreux et variés. L'ouvrage en dresse un tableau très suggestif.