L'artiste itinérant. Le Prix du Salon et les bourses du voyage distribuées par l'Etat français (1874
Bonnet Alain
MARE MARTIN
35,00 €
Epuisé
EAN :9791092054293
A la fin du XIXe siècle, la figure de l'artiste voyageur, arpentant les routes et multipliant les déplacements afin de renouveler les sujets et les caractéristiques stylistiques de son art, deviendra l'image même de la modernité ; elle s'opposera à l'ancienne conception de l'artiste sédentaire, rivé à un lieu, défini par son appartenance à une classe professionnelle et soumis à la reproduction des modèles canoniques. L'identification des artistes aux vagabonds et aux bohèmes obtiendra une reconnaissance officielle en étant encouragée par tout un système de récompenses publiques qui incitait les artistes à courir les chemins. Le Prix du Salon et les bourses de voyage permettent de poser la question de l'engagement de l'Etat dans la formation et le soutien des artistes dans le dernier quart du XIXe siècle. Ces récompenses officielles mettent en lumière la spécificité des arts du dessin qui surent attirer une part importante du budget de l'Etat dévolu à la politique culturelle. Le patronage officiel marque également une conception nouvelle de la nature des oeuvres d'art et révèle une nouvelle image de l'artiste. En envoyant à l'étranger des jeunes artistes pour parfaire leur formation, l'Etat assimilait l'artiste à un être indépendant qui ne devait répondre que de sa seule fantaisie. En ne leur imposant plus le pèlerinage rituel à Rome, capitale de la Tradition et conservatoire des modèles canoniques, il ouvrait le champ des références stylistiques et encourageait le libre choix des paradigmes artistiques. En incitant les artistes au vagabondage, il reconnaissait la place prééminente que le paysage avait acquise dans la production artistique, au détriment de la peinture d'histoire. Cette étude, en revenant sur l'histoire des récompenses décernées par la IIIe République aux peintres et aux sculpteurs, pose la question des conditions d'existence d'un art républicain officiel.
Nombre de pages
454
Date de parution
01/02/2016
Poids
795g
Plus d'informations
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EAN
9791092054293
Titre
L'artiste itinérant. Le Prix du Salon et les bourses du voyage distribuées par l'Etat français (1874
Auteur
Bonnet Alain
Editeur
MARE MARTIN
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Poids
795
Date de parution
20160201
Nombre de pages
454,00 €
Disponibilité
Epuisé
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L'histoire de la formation des artistes a longtemps été dédaignée par les historiens de l'art. La formation académique était tenue pour une entrave au libre développement du génie de l'artiste. Les conditions pratiques de l'enseignement, rejetées, sont tombées dans l'oubli pendant de longues décennies. Depuis quelques années, ces questions liées aux conditions de la formation des artistes reçoivent une attention plus marquée. Devenir peintre a pour objectif de faire le point sur les connaissances actuelles en présentant de façon attractive le parcours des aspirants artistes depuis les débuts dans l'atelier jusqu'aux envois de Rome lors de leur séjour à la Villa Médicis, en suivant plus particulièrement la formation de trois artistes académiques : Paul Baudry, William Bouguereau et Jules-Eugène Lenepveu. Par leurs parcours professionnels et leurs places respectives au sein de l'histoire de l'art du XIXe siècle, ils incarnent l'éclectisme de l'esthétique académique du milieu du XIXe siècle et reflètent la variété des stratégies de carrière envisageables pour un ancien Prix de Rome. Cet ouvrage permet d'approfondir l'idéologie et le déroulement du cursus studiorum académique à travers les parcours de ces trois artistes et de replacer cette formation dans les débats contemporains autour de la peinture d'histoire. Il se clôt sur une évocation de la mythologie romanesque du Prix de Rome.
La célébration de l'art par l'art lui-même, à travers la représentation d'une communauté d'artistes, a été un thème très fréquent dans la peinture du XIXe siècle. Il a pris deux formes distinctes en illustrant la collectivité des artistes sous la forme d'un cénacle des grands artistes de la tradition ou sous celle d'une corporation réduite d'artistes contemporains. Ce thème a été justifié par les évolutions sociales, politiques et économiques qui ont modifié l'organisation du monde de l'art et qui ont obligé les artistes à inventer dans le langage de l'art de nouvelles formes d'identification professionnelle et de représentation sociale. Limage de la sociabilité artistique, quelle soit reconstruite sous la forme d'un conclave historique ou exposée comme le témoignage d'une expérience vécue, est essentiellement une réflexion sur l'identité des artistes comme communauté professionnelle et sur les modalités de la production plastique. La spécificité thématique du portrait d'artistes en groupe engage donc à adresser à cet ensemble de tableaux deux types de question : pourquoi les artistes ont-ils éprouvé le besoin de se représenter en groupe : comment ces représentations ont-elles été organisées et quelles étaient leurs significations'! Le premier point renvoie aux raisons sociohistoriques qui ont amené à la représentation de la collectivité des artistes et qui sont liées à l'évolution économique des métiers artistiques. Le second point porte, lui, sur les modes d'organisation plastique de la représentation communautaire.Alain Bonnet enseigne l'histoire de l'art contemporain à l'université de Nantes. Ses travaux portent principalement sur l'histoire des institutions artistiques, sur l'histoire de l'enseignement des arts et sur la formation de l'image sociale des artistes dans l'art du XIXe siècle. Il a publié une étude sur l'enseignement artistique (L'enseignement des arts au XIXe siècle - La réforme de 1863 et la fin du modèle académique), des articles dans des revues scientifiques, des catalogues d'exposition et des actes de colloque. Il prépare actuellement un essai sur L'Artiste statufié - L'Hommage sculpté aux Grands Artistes, et une recherche sur les voyages des artistes français à l'étranger (L'artiste pérégrin - La Bourse de voyage et le Prix du Salon).
Qui suis-je ? Qui suis-je vraiment ? Comme chacun-e, Absalom se pose la question. L'Inde où il se rend lui apportera-t-elle la réponse ? Il aura à affronter des évènements d'une noirceur extrême auxquels il sera mêlé à son corps défendant ; c'est dans ce contexte qu'il fera plusieurs rencontres déterminantes, celles de Clara et de Mirabaï. "L'Autre Chose" qui l'avait conduit dans ce pays fascinant se révèlera-t-elle à lui, ses amis pénétreront-ils le mystère qu'il incarne ...
De prime abord, la prière des psaumes de la Bible peut sembler rébarbative, difficile, dépassée... Bien sûr l'expression, les préoccupations, la perception de Dieu datent : ce sont celles d'hommes d'une époque précise et lointaine, depuis laquelle la science et la théologie ont fait des progrès. Ce livre ne propose pas une traduction "pour aujourd'hui" mais une nouvelle approche pour entrer dans la peau du priant d'autrefois et d'imaginer ce qu'il aurait pu dire aujourd'hui... .
La distinction de l'imperium et de la jurisdictio est une des plus anciennes distinctions de la science juridique européenne. Entre les mains du souverain, la jurisdictio est le pouvoir de rendre la justice et l'imperium celui d'user de la force. Cette souplesse notionnelle permet à la distinction de structurer l'intégralité du droit judiciaire privé. Dans ce cadre, la jurisdictio se présente alors comme le pouvoir de réalisation formelle du Droit - le Droit est dit - alors que l'imperium vise sa réalisation matérielle - le Droit est fait -. Cette perspective fonctionnelle permet de recouvrir les différents pouvoirs des organes judiciaires, le juge, bien sûr, mais aussi l'arbitre, l'huissier de justice, le greffier, le notaire ou le commissaire-priseur judiciaire. L'intérêt de la distinction ne s'arrête pas là. A l'échelle du jugement, d'abord, la jurisdictio se présente comme la source de l'autorité de la chose jugée ou de l'authenticité alors que l'imperium est à l'origine de sa force, obligatoire ou exécutoire. A l'échelle de l'office du juge, ensuite, le succès de la procédure de référé ou les transformations des contentieux familiaux et économiques se traduisent par un renforcement de l'imperium au détriment de la jurisdictio et par le glissement de la judicature vers la magistrature. A l'échelle de l'exécution forcée, enfin, le juge de l'exécution ou la procédure d'exequatur illustrent la nécessité d'un encadrement de l'imperium par la jurisdictio. Et c'est ainsi, par un jeu dialectique permanent entre intelligence et volonté, entre autorité et contrainte, bref, entre jurisdictio et imperium, que le droit processuel garantit au droit substantiel sa sanction et son triomphe.
Depuis les années 1990, le droit d'établissement des sociétés a connu une évolution sans précédent au sein du marché intérieur. En tant qu'opérateurs économiques, les sociétés devaient être les premières bénéficiaires de ce marché. Force est de constater qu'il n'existe toujours pas de véritable droit européen des sociétés. Cette carence a été comblée par l'action normative de la Cour de justice afin d'offrir aux sociétés les instruments juridiques nécessaires à leur mobilité. C'est ce qui ressort de la jurisprudence de la Cour de justice de l'Union européenne qui est allée bien au-delà d'une simple coordination des droits nationaux. En effet, il ressort de sa jurisprudence que la Cour a profondément influencé la condition juridique des sociétés en bouleversant la notion même d'établissement. Partant, le droit d'établissement, le droit européen d'établissement des sociétés, apparaît alors comme un droit subjectif à la mobilité. Si le rattachement des sociétés au territoire d'un Etat constitue une condition inhérente à leur existence, l'exercice du droit d'établissement permet de faciliter la mobilité de celles-ci sans pour autant remettre en cause les compétences des Etats qui restent les seuls à déterminer les conditions de création et de fonctionnement des sociétés. Dès lors, le droit d'établissement apparaît comme un droit subjectif procédural.
En quelques années, depuis l'avènement du contrôle de la constitutionnalité des lois, le droit constitutionnel français a fait sa révolution, le constitutionnalisme gagné ses lettres de noblesse. Mais par quels tours et détours, une discipline et un mouvement, relativement confidentiels au début des années 70, sont-ils devenus à ce point incontournables aujourd'hui ? L'élucidation de ce phénomène passe par l'examen d'une évidence. Selon la doctrine majoritaire, ce processus était inéluctable, dès lors que l'on souhaite établir une démocratie constitutionnelle et un Etat de droit dignes de ce nom propres à "saisir la politique par le droit". Or, cette évidence est en vérité le produit d'une rhétorique savante élaborée par la doctrine afin de gagner à sa cause un auditoire de plus en plus large. C'est à l'examen de la recomposition du champ doctrinal français comme de ses prétentions à la scientificité qu'invite l'ouvrage de David Fonseca.
La connaissance est en soi un trésor" est une phrase de Jean Dausset (1916-2009) (prix Nobel de physiologie ou médecine) contenue dans son ouvrage consacré à l'aventure HLA. Le grand scientifique parle de la passion de la recherche. Il parle des trésors de la réflexion ayant permis la greffe d'organes. La médecine et le droit en sont les éléments nourriciers. Il importe aux deux disciplines d'apprendre pour mieux se comprendre. Une compréhension qui s'accompagne d'autres transplants juridiques dans l'espace et dans le temps. l'ouvrage constitue le tome 2 d'une histoire de la tolérance et de la transplantation entreprise avec le livre "L'homme s'affranchit du mystère" (tome 1).