Artistes en groupe. La représentation de la communauté des artistes dans la peinture du XIXe siècle
Bonnet Alain
PU RENNES
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EAN :9782753504219
La célébration de l'art par l'art lui-même, à travers la représentation d'une communauté d'artistes, a été un thème très fréquent dans la peinture du XIXe siècle. Il a pris deux formes distinctes en illustrant la collectivité des artistes sous la forme d'un cénacle des grands artistes de la tradition ou sous celle d'une corporation réduite d'artistes contemporains. Ce thème a été justifié par les évolutions sociales, politiques et économiques qui ont modifié l'organisation du monde de l'art et qui ont obligé les artistes à inventer dans le langage de l'art de nouvelles formes d'identification professionnelle et de représentation sociale. Limage de la sociabilité artistique, quelle soit reconstruite sous la forme d'un conclave historique ou exposée comme le témoignage d'une expérience vécue, est essentiellement une réflexion sur l'identité des artistes comme communauté professionnelle et sur les modalités de la production plastique. La spécificité thématique du portrait d'artistes en groupe engage donc à adresser à cet ensemble de tableaux deux types de question : pourquoi les artistes ont-ils éprouvé le besoin de se représenter en groupe : comment ces représentations ont-elles été organisées et quelles étaient leurs significations'! Le premier point renvoie aux raisons sociohistoriques qui ont amené à la représentation de la collectivité des artistes et qui sont liées à l'évolution économique des métiers artistiques. Le second point porte, lui, sur les modes d'organisation plastique de la représentation communautaire.Alain Bonnet enseigne l'histoire de l'art contemporain à l'université de Nantes. Ses travaux portent principalement sur l'histoire des institutions artistiques, sur l'histoire de l'enseignement des arts et sur la formation de l'image sociale des artistes dans l'art du XIXe siècle. Il a publié une étude sur l'enseignement artistique (L'enseignement des arts au XIXe siècle - La réforme de 1863 et la fin du modèle académique), des articles dans des revues scientifiques, des catalogues d'exposition et des actes de colloque. Il prépare actuellement un essai sur L'Artiste statufié - L'Hommage sculpté aux Grands Artistes, et une recherche sur les voyages des artistes français à l'étranger (L'artiste pérégrin - La Bourse de voyage et le Prix du Salon).
Nombre de pages
215
Date de parution
28/06/2007
Poids
610g
Largeur
175mm
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EAN
9782753504219
Titre
Artistes en groupe. La représentation de la communauté des artistes dans la peinture du XIXe siècle
Auteur
Bonnet Alain
Editeur
PU RENNES
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175
Poids
610
Date de parution
20070628
Nombre de pages
215,00 €
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L'histoire de la formation des artistes a longtemps été dédaignée par les historiens de l'art. La formation académique était tenue pour une entrave au libre développement du génie de l'artiste. Les conditions pratiques de l'enseignement, rejetées, sont tombées dans l'oubli pendant de longues décennies. Depuis quelques années, ces questions liées aux conditions de la formation des artistes reçoivent une attention plus marquée. Devenir peintre a pour objectif de faire le point sur les connaissances actuelles en présentant de façon attractive le parcours des aspirants artistes depuis les débuts dans l'atelier jusqu'aux envois de Rome lors de leur séjour à la Villa Médicis, en suivant plus particulièrement la formation de trois artistes académiques : Paul Baudry, William Bouguereau et Jules-Eugène Lenepveu. Par leurs parcours professionnels et leurs places respectives au sein de l'histoire de l'art du XIXe siècle, ils incarnent l'éclectisme de l'esthétique académique du milieu du XIXe siècle et reflètent la variété des stratégies de carrière envisageables pour un ancien Prix de Rome. Cet ouvrage permet d'approfondir l'idéologie et le déroulement du cursus studiorum académique à travers les parcours de ces trois artistes et de replacer cette formation dans les débats contemporains autour de la peinture d'histoire. Il se clôt sur une évocation de la mythologie romanesque du Prix de Rome.
Qui suis-je ? Qui suis-je vraiment ? Comme chacun-e, Absalom se pose la question. L'Inde où il se rend lui apportera-t-elle la réponse ? Il aura à affronter des évènements d'une noirceur extrême auxquels il sera mêlé à son corps défendant ; c'est dans ce contexte qu'il fera plusieurs rencontres déterminantes, celles de Clara et de Mirabaï. "L'Autre Chose" qui l'avait conduit dans ce pays fascinant se révèlera-t-elle à lui, ses amis pénétreront-ils le mystère qu'il incarne ...
A la fin du XIXe siècle, la figure de l'artiste voyageur, arpentant les routes et multipliant les déplacements afin de renouveler les sujets et les caractéristiques stylistiques de son art, deviendra l'image même de la modernité ; elle s'opposera à l'ancienne conception de l'artiste sédentaire, rivé à un lieu, défini par son appartenance à une classe professionnelle et soumis à la reproduction des modèles canoniques. L'identification des artistes aux vagabonds et aux bohèmes obtiendra une reconnaissance officielle en étant encouragée par tout un système de récompenses publiques qui incitait les artistes à courir les chemins. Le Prix du Salon et les bourses de voyage permettent de poser la question de l'engagement de l'Etat dans la formation et le soutien des artistes dans le dernier quart du XIXe siècle. Ces récompenses officielles mettent en lumière la spécificité des arts du dessin qui surent attirer une part importante du budget de l'Etat dévolu à la politique culturelle. Le patronage officiel marque également une conception nouvelle de la nature des oeuvres d'art et révèle une nouvelle image de l'artiste. En envoyant à l'étranger des jeunes artistes pour parfaire leur formation, l'Etat assimilait l'artiste à un être indépendant qui ne devait répondre que de sa seule fantaisie. En ne leur imposant plus le pèlerinage rituel à Rome, capitale de la Tradition et conservatoire des modèles canoniques, il ouvrait le champ des références stylistiques et encourageait le libre choix des paradigmes artistiques. En incitant les artistes au vagabondage, il reconnaissait la place prééminente que le paysage avait acquise dans la production artistique, au détriment de la peinture d'histoire. Cette étude, en revenant sur l'histoire des récompenses décernées par la IIIe République aux peintres et aux sculpteurs, pose la question des conditions d'existence d'un art républicain officiel.
De prime abord, la prière des psaumes de la Bible peut sembler rébarbative, difficile, dépassée... Bien sûr l'expression, les préoccupations, la perception de Dieu datent : ce sont celles d'hommes d'une époque précise et lointaine, depuis laquelle la science et la théologie ont fait des progrès. Ce livre ne propose pas une traduction "pour aujourd'hui" mais une nouvelle approche pour entrer dans la peau du priant d'autrefois et d'imaginer ce qu'il aurait pu dire aujourd'hui... .
Badel Laurence ; Badalassi Nicolas ; Gijs Anne-Sop
A l'heure où les Etats-Unis et la Russie négocient en Arabie Saoudite pour trouver une issue à la guerre d'Ukraine, où un certain nombre d'agences internationales ont été installés depuis moins d'une vingtaine d'années dans le Golfe ou en Inde, cet ouvrage collectif propose une réflexion inédite sur la capitalité diplomatique, ses géographies, ses fonctions nouvelles. Il montre la cohabitation de pratiques juridiquement réglées, mais aussi d'usages paradiplomatiques et inédits. Il questionne les enjeux symboliques et pratiques entourant le statut de capitale diplomatique, compte tenu du contexte postcolonial et de l'évolution générale des relations internationales après la Seconde Guerre mondiale. Enfin, il permet d'interroger les limites de la déseuropéanisation diplomatique.
Pourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.
La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.