Un libéralisme sans liberté. Du terme "libéralisme" dans la pensée de Michel Foucault
Bonnafous-Boucher Maria
L'HARMATTAN
14,00 €
Epuisé
EAN :9782747516006
Depuis la mort de Michel Foucault en 1984, de nombreuses exégèses ou critiques de sa pensée ont été écrites. La publication en 1999 de Dits et Ecrits a suscité de nouvelles interprétations des textes de Foucault mettant son travail en perspective. Ainsi de l'éthique et de la biopolitique. Cependant à isoler éthique et biopolitique, on risquerait de ne pas prendre la mesure de l'apport de Foucault. Peut-on en effet rendre autonomes l'éthique et la question de la subjectivation d'une philosophie politique ? Peut-on comprendre le concept de biopolitique sans le relier à sa réflexion sur le libéralisme ? La biopolitique, selon Foucault, est la technologie politique du libéralisme naissant. Elle vise à améliorer ses performances jusqu'au déclin de sa raison d'être. Un libéralisme sans liberté interroge l'obstination avec laquelle Foucault tente de proposer de nouvelles catégories de philosophie politique qui ne soient pas l'exclusive d'une philosophie du pouvoir. En effet, l'introduction du terme de libéralisme est concomitante de la création de concepts comme ceux de biopolitique, de gouvernementalité. L'instauration de ces notions est complexe car elle renvoie à une lecture inédite du libéralisme qui n'est pas considérée comme une doctrine, ni comme une construction d'un système dont la liberté serait le centre, non plus qu'un idéal politique, voire une idéologie dominante. Pour Foucault, il s'agit d'une effectuation d'un type de rationalité qui met en œuvre une technologie politique spécifique.
Nombre de pages
139
Date de parution
01/11/2003
Poids
202g
Plus d'informations
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EAN
9782747516006
Titre
Un libéralisme sans liberté. Du terme "libéralisme" dans la pensée de Michel Foucault
ISBN
2747516008
Auteur
Bonnafous-Boucher Maria
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
0
Poids
202
Date de parution
20031101
Nombre de pages
139,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Ce texte intitulé Câbles est une fiction scientifique. Il est volontairement court comme pouvaient l'être certains contes philosophiques, descriptions d'un monde chaotique écrits sur un ton ironique et joyeux. De fait, ce récit entretient une distance avec les romans dystopiques. Il propose une vision optimiste car il saisit sur le vif ce qui peut être créatif dans le chaos. Il ne participe pas de la science fiction car il n'anticipe pas un monde futur. Il produit seulement de la fiction à partir de conjonctions : les élaborations scientifiques, leurs tentatives, leurs résultats et certains événements contemporains dont les impacts sont puissants. Aussi, Câbles a l'ambition de s'inscrire dans une veine littéraire que peut être celle de la fiction scientifique. Il préfigure d'ailleurs l'écriture d'autres textes du genre. Câbles raconte les tribulations d'un ingénieur, capitaine d'un navire câblier contraint de réparer en urgence la rupture d'une fibre optique sous-marine obligeant plusieurs pays à ne plus être alimentés par internet, ceci dans le contexte d'un confinement sanitaire, voire de guerre.
La théorie des parties prenantes est essentielle pour tous ceux que concernent les transformations du capitalisme et du libéralisme. Méconnue, cette théorie conçue dès les années 1960 par E. R. Freeman est pourtant loin d'être marginale : elle décrit en effet les emboîtements possibles entre sphère publique et sphère privée ; elle déconstruit la dualité entre monde économique et des entreprises et monde politique et du bien public ; elle prend en compte tous ceux (individus ou groupes) qui ne sont pas des actionnaires et qui pourtant subissent ou influencent l'activité des organisations. De ce fait, on a pu considérer la théorie des parties prenantes comme une nouvelle théorie de la société civile - une théorie " faible ", ainsi que l'expliquent ici Maria Bonnafous-Boucher et Yvon Pesqueux. Les auteurs de cet ouvrage présentent les différentes approches d'une théorie qui a progressivement élargi ses champs d'application. Son utilité est incontestable, car elle révèle les choix explicites et implicites des agents économiques et des individus, notamment quand ils recherchent des indicateurs pertinents (et pas seulement performants) pour les guider. Cette mise en perspective explore également des domaines plus larges, des plus techniques aux plus prospectifs : gestion stratégique, droit du travail et des sociétés, sciences politiques, philosophie politique et morale. Ainsi les auteurs mettent-ils en discussion l'importance et les incidences de la théorie des parties prenantes en matière de gouvernance d'entreprise, de gouvernance nationale et territoriale, et de gouvernance européenne.
Bonnafous-Boucher Maria ; Dahl Rendtorff Jacob ; F
La notion de partie prenante est généralement utilisée pour désigner un acteur impliqué dont les attentes sont à prendre en compte par les décideurs privés et publics. Les parties prenantes sont celles d'une entreprise, autres que ses actionnaires, qui ont un lien avec son activité, la subissant ou ayant une influence sur elle. La référence aux parties prenantes renvoie à une conception de l'entreprise fondée sur une gouvernance négociée, où la maximisation de la valeur pour l'actionnaire n'est pas le critère ultime. Dans ce modèle, les enjeux et les intérêts de ceux qui ne sont pas les actionnaires et les investisseurs sont primordiaux pour la prospérité de l'entreprise, au-delà de la propriété du capital. Ce livre rend compte de l'importance de cette théorie et tente de la faire reconnaître comme un modèle à la fois concret et prospectif de la démocratie en entreprise, permettant de poser les éléments d'un contrat social au sein d'un capitalisme mondial patrimonial salarié.
Première introduction au séminaire de 1978-1979 de Michel Foucault au Collège de France. Depuis la mort de Michel Foucault en 1984, de nombreuses exégèses ou critiques de sa pensée ont été écrites. La publication en 1999 de Dits et Ecrits a suscité de nouvelles interprétations des textes de Foucault mettant son travail en perspective. Ainsi de l'éthique et de la biopolitique. Cependant à isoler éthique et biopolitique, on risquerait de ne pas prendre la mesure de l'apport de Foucault. Peut-on en effet rendre autonomes l'éthique et la question de la subjectivation d'une philosophie politique ? Peut-on comprendre le concept de biopolitique sans le relier à sa réflexion sur le libéralisme ? La biopolitique, selon Foucault, est la technologie politique du libéralisme naissant. Elle vise à améliorer ses performances jusqu'au déclin de sa raison d'être. Un libéralisme sans liberté interroge l'obstination avec laquelle Foucault tente de proposer de nouvelles catégories de philosophie politique qui ne soient pas l'exclusive d'une philosophie du pouvoir. En effet, l'introduction du terme de libéralisme est concomitante de la création de concepts comme ceux de biopolitique, de gouvernementalité. L'instauration de ces notions est complexe car elle renvoie à une lecture inédite du libéralisme qui n'est pas considérée comme une doctrine, ni comme une construction d'un système dont la liberté serait le centre, non plus qu'un idéal politique, voire une idéologie dominante. Pour Foucault, il s'agit d'une effectuation d'un type de rationalité qui met en œuvre une technologie politique spécifique.