Décider avec les parties prenantes. Approches d'une nouvelle théorie de la société civile
Bonnafous-Boucher Maria ; Pesqueux Yvon
LA DECOUVERTE
34,00 €
Impression à la demande
EAN :9782707147844
La théorie des parties prenantes est essentielle pour tous ceux que concernent les transformations du capitalisme et du libéralisme. Méconnue, cette théorie conçue dès les années 1960 par E. R. Freeman est pourtant loin d'être marginale : elle décrit en effet les emboîtements possibles entre sphère publique et sphère privée ; elle déconstruit la dualité entre monde économique et des entreprises et monde politique et du bien public ; elle prend en compte tous ceux (individus ou groupes) qui ne sont pas des actionnaires et qui pourtant subissent ou influencent l'activité des organisations. De ce fait, on a pu considérer la théorie des parties prenantes comme une nouvelle théorie de la société civile - une théorie " faible ", ainsi que l'expliquent ici Maria Bonnafous-Boucher et Yvon Pesqueux. Les auteurs de cet ouvrage présentent les différentes approches d'une théorie qui a progressivement élargi ses champs d'application. Son utilité est incontestable, car elle révèle les choix explicites et implicites des agents économiques et des individus, notamment quand ils recherchent des indicateurs pertinents (et pas seulement performants) pour les guider. Cette mise en perspective explore également des domaines plus larges, des plus techniques aux plus prospectifs : gestion stratégique, droit du travail et des sociétés, sciences politiques, philosophie politique et morale. Ainsi les auteurs mettent-ils en discussion l'importance et les incidences de la théorie des parties prenantes en matière de gouvernance d'entreprise, de gouvernance nationale et territoriale, et de gouvernance européenne.
Nombre de pages
268
Date de parution
06/07/2006
Poids
430g
Largeur
156mm
Plus d'informations
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EAN
9782707147844
Titre
Décider avec les parties prenantes. Approches d'une nouvelle théorie de la société civile
Auteur
Bonnafous-Boucher Maria ; Pesqueux Yvon
Editeur
LA DECOUVERTE
Largeur
156
Poids
430
Date de parution
20060706
Nombre de pages
268,00 €
Disponibilité
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Ce texte intitulé Câbles est une fiction scientifique. Il est volontairement court comme pouvaient l'être certains contes philosophiques, descriptions d'un monde chaotique écrits sur un ton ironique et joyeux. De fait, ce récit entretient une distance avec les romans dystopiques. Il propose une vision optimiste car il saisit sur le vif ce qui peut être créatif dans le chaos. Il ne participe pas de la science fiction car il n'anticipe pas un monde futur. Il produit seulement de la fiction à partir de conjonctions : les élaborations scientifiques, leurs tentatives, leurs résultats et certains événements contemporains dont les impacts sont puissants. Aussi, Câbles a l'ambition de s'inscrire dans une veine littéraire que peut être celle de la fiction scientifique. Il préfigure d'ailleurs l'écriture d'autres textes du genre. Câbles raconte les tribulations d'un ingénieur, capitaine d'un navire câblier contraint de réparer en urgence la rupture d'une fibre optique sous-marine obligeant plusieurs pays à ne plus être alimentés par internet, ceci dans le contexte d'un confinement sanitaire, voire de guerre.
Bonnafous-Boucher Maria ; Dahl Rendtorff Jacob ; F
La notion de partie prenante est généralement utilisée pour désigner un acteur impliqué dont les attentes sont à prendre en compte par les décideurs privés et publics. Les parties prenantes sont celles d'une entreprise, autres que ses actionnaires, qui ont un lien avec son activité, la subissant ou ayant une influence sur elle. La référence aux parties prenantes renvoie à une conception de l'entreprise fondée sur une gouvernance négociée, où la maximisation de la valeur pour l'actionnaire n'est pas le critère ultime. Dans ce modèle, les enjeux et les intérêts de ceux qui ne sont pas les actionnaires et les investisseurs sont primordiaux pour la prospérité de l'entreprise, au-delà de la propriété du capital. Ce livre rend compte de l'importance de cette théorie et tente de la faire reconnaître comme un modèle à la fois concret et prospectif de la démocratie en entreprise, permettant de poser les éléments d'un contrat social au sein d'un capitalisme mondial patrimonial salarié.
Féminisme pour les 99%, c’est un ouvrage qui permet d’ouvrir les thèses du féminisme au plus grand nombre et qui invite à s’écarter de ce féminisme libéral ciblant uniquement les classes les plus favorisées de la société. Pour les autrices, un ennemi incarne aujourd’hui toutes les oppressions que subissent le plus grand nombre : le capitalisme. Et pour s’opposer à ce système capitaliste, elles proposent de créer un féminisme pour les 99% qui doit nécessairement s’allier aux luttes écologiques, antiracistes, syndicalistes, lgbtqia+ pour triompher. Un manifeste condensé mais très riche à partager !
L'énergie se prête bien à l'analyse géopolitique, conçue comme l'étude des relations entre pouvoirs et territoires. Rien n'est possible dans le monde sans recours à l'énergie, et les rivalités et conflits que son exploitation toujours croissante suscitent sont omniprésents à toutes les échelles de l'analyse géographique, de l'international au local. Cet ouvrage s'intéresse aux effets de la transition énergétique et écologique en cours sur la transformation de ces rapports de forces, mais également sur les reconfigurations des échanges internationaux et de la coopération interétatique. Les alternatives aux hydrocarbures s'élaborent depuis les années 1970, mais la révolution actuelle des pétroles et gaz de schiste bouleverse en profondeur la question des énergies sous un angle géoéconomique, géopolitique et environnemental. Ainsi, à l'ère de l'économie numérique et des territoires "virtuels", la matérialité des énergies nous ramène à l'essentiel, c'est-à-dire les pieds sur terre, au coeur d'un "grand jeu" sans cesse réinventé au sein duquel les Etats font leur retour après des décennies de déréglementation.
La politique étrangère française est depuis longtemps sous le feu des projecteurs, tour à tour présentée comme le vestige d'une gloire passée, la marque d'une présence maintenue dans un monde qui n'a plus de limites, ou le signe d'une arrogance blessée par une succession d'échecs. Le débat reste vif, rehaussé par la présidentialisation, chaque locataire de l'Elysée voulant faire de sa propre diplomatie le gage de son succès et de son prestige... Et pourtant, cette politique reste peu étudiée, regardée avec une série d'a priori jamais évalués : l'effectivité de la grandeur gaullienne et sa perception à l'extérieur, la fonction de l'arsenal nucléaire en un temps post-bipolaire énigmatique, la revendication de prés carrés ou de zones d'influence, un souverainisme rhétorique malmené par la mondialisation, un essor notable de la politique d'affichage et de communication... Existe-t-il d'ailleurs un principe qui organise l'ensemble de ces traits, et le logiciel qui lui est associé correspond-il au contexte international actuel ? Pour comprendre comment la France s'insère dans un monde dont elle est de plus en plus tributaire, les auteurs répondent à trois grandes questions, axes majeurs de l'ouvrage. Comment cette politique s'inscrit-elle dans l'histoire ? Ses instruments sont-ils adaptés, ou répondent-ils à d'autres considérations, économiques, politiques, administratives et idéologiques ? Peut-on en mesurer les résultats et la pertinence, eu égard aux grands enjeux contemporains ? Ces analyses éclairantes esquissent, en creux, la possibilité d'une autre politique.
Première cause de handicap acquis chez l'adulte, l'accident vasculaire cérébral, ou AVC, peut brutalement faire disparaître ou empêcher, de façon temporaire ou non, un grand nombre de capacités de la vie quotidienne, dans des domaines physiques ou intellectuels très divers : la marche, la déglutition, la planification, la lecture, la préhension, etc. Parce qu'il touche à des savoir-faire acquis, l'AVC peut apparaître comme une atteinte biologique du social qui en efface les effets en réinitialisant les expériences, les compétences et les dispositions, autrement dit comme un accident égalisateur qui annule les différences sociales entre individus. Pourtant, à âge égal et à gravité équivalente des lésions cérébrales, les séquelles ne seront pas les mêmes si le patient est un homme ou une femme, un ouvrier ou un cadre supérieur, si la récupération de ses capacités a une grande ou une moindre valeur aux yeux des acteurs de la rééducation, si l'AVC a laissé intact chez lui un rapport aisé ou difficile aux modalités scolaires d'apprentissage. Pour mettre en évidence et expliquer ces phénomènes, Muriel Darmon a mené une enquête approfondie dans un service de neurologie d'un hôpital universitaire et auprès des différents corps de spécialistes - kinésithérapeutes, ergothérapeutes, orthophonistes, neuropsychologues, etc. - de deux centres de rééducation. En suivant le parcours post-AVC des patients au sein de ces unités et des étonnants " plateaux techniques " conçus pour favoriser leurs réapprentissages, ce livre montre que, par-delà ce qui semble perdu, le social perdure chez les individus et résiste à l'atteinte biologique.