EN 1839, Louis-Napoléon Bonaparte, neveu de Napoléon Ier et futur empereur Napoléon III, écrivait dans ses Rêveries politiques, non sans d'évidentes arrières pensées politiques : " Les vues de l'Empereur se sont agrandies en proportion du terrain de ses exploits ; les événements l'ont mis à même de vouloir la régénération de l'Europe. Comme souverain de la France, il voulait user de ses conquêtes dans un intérêt français ; comme grand homme, dans un intérêt européen. " Ce mot synthétise en quelque sorte la pensée napoléonienne sur le plan domestique et européen.Or, pour Louis-Napoléon Bonaparte, il convenait de ne pas juger Napoléon sur ce qui est resté inachevé, mais sur ce qu'il voulait faire une fois obtenue la paix. Le Premier Empire n'avait été en somme qu'un état transitoire, en attente du système définitif dont rêvait l'Empereur. Hélas ! La campagne de 1812 puis la guerre de 1870 entre la France et la Prusse brisèrent net tous les rêves impériaux, et il aura fallu trois guerres fratricides et des dizaines de millions de victimes civiles et militaires, pour que l'idée d'une Europe unie s'impose enfin aux Européens.
Nombre de pages
180
Date de parution
07/03/2024
Poids
300g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782363672049
Titre
L'Idée napoléonienne
Auteur
Bonaparte Louis-Napoléon
Editeur
NUVIS
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140
Poids
300
Date de parution
20240307
Nombre de pages
180,00 €
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Toutes les révolutions qui ont agité les peuples, tous les efforts des grands hommes, guerriers ou législateurs, ne doivent-ils aboutir à rien ? Nous remuons-nous constamment dans un cercle vicieux, où les lumières succèdent à l'ignorance, et la barbarie à la civilisation ? Loin de nous une pensée aussi affligeante ; le feu sacré qui nous anime doit nous mener à un résultat digne de la puissance divine qui nous l'inspire".
Toutes les révolutions qui ont agité les peuples, tous les efforts des grands hommes, guerriers ou législateurs, ne doivent-ils aboutir à rien ? Nous remuons-nous constamment dans un cercle vicieux, où les lumières succèdent à l'ignorance, et la barbarie à la civilisation ? Loin de nous une pensée aussi affligeante ; le feu sacré qui nous anime doit nous mener à un résultat digne de la puissance divine qui nous l'inspire".
Dans cet ouvrage, Louis-Napoléon Bonaparte expose et interprète les principes politiques et sociaux de Napoléon Ier. Il offre une vision de l'héritage napoléonien et de son application potentielle, tout en révélant les ambitions et les idées du futur Napoléon III.
Le neveu de Napoléon Ier – qui sera à son tour empereur des Français sous le nom de Napoléon III – enfermé au fort de Ham, dans le nord de la France, après une tentative de coup de force ratée en 1840 pour des motifs politiques, rédige cet ouvrage où il développe ses réflexions sociales d'inspira- tion saint-simoniennes. Comme de nombreux philanthropes ou hommes politiques de l'époque, il souhaite lutter contre l'appauvrissement des classes paupérisées par la révolution industrielle. Ce sont ces théories qu'il mettra, en partie, en place à partir de 1860 quand le Second Empire se libéralisera. Ses idées souvent iconoclastes – il pouvait proposer d'attri- buer à la classe ouvrière toutes les terres incultes de France après indemnisation des propriétaires ou de mettre en place l'acquisition par l'État des millions de terres incultes et leur remise à une association ouvrière nationale qui dirigerait des colonies agricoles composées de chômeurs des villes – alliées à son utilisation de la légende napoléonienne lui ont permis de faire le plein des voix ouvrières lors de l'élection présiden- tielle qui suivait la révolution de 1848. De l'extinction du paupérisme, bien qu'un peu oublié au- jourd'hui, a longtemps opposé les philosophes qui voyaient dans ce travail un bel exemple de catholicisme social à ceux qui n'y trouvaient qu'un « fatras despotico socialiste à vo- mir. » Cet ouvrage est à mettre en relation avec nos récentes édi- tions des Écrits sur la propriété de Proudhon et De la lutte des classes en France de Marx et Engels constituant trois facettes d'un même problème qui, en 1848 comme en 2020, continue de nous interroger. Les appendices historiques permettront de mieux saisir les enjeux révélés par le texte original.
Certains êtres ont une destinée extraordinaire ; on s'aperçoit après leur mort que cette destinée aura été totalement improbable, que leur vie n'aurait jamais dû être ce qu'elle a été. Mozart est de ceux-là : de tous les grands compositeurs, il est sans doute celui qui aura eu la destinée la plus invraisemblable, et sa vie a fait de lui ce qu'il est devenu : un génie unique en son genre. D'autres êtres ont une vie tragique. Ils ont accumulé incompréhensions et désillusions ; ils ont traversé crise sur crise et cela les a marqués de plus en plus profondément. Mozart est aussi de ceux-là : il est mort ruiné, discrédité et vilipendé par la haute société viennoise. Pourtant, il a écrit pendant ses deux dernières années, pathétiques à plus d'un titre, quelques uns de ses plus beaux chefs d'oeuvre. Certains êtres enfin ont une mort rédemptrice. Ils ont quitté le monde pauvres, déchus, calomniés. Mais ils sont devenus immenses après leur mort. Mozart est encore de ceux-là : il est assurément l'un des compositeurs les plus universellement célébrés. Ce livre relate la vie de Mozart telle qu'elle fut, débarrassée des légendes, des parti-pris et des clichés qui encombrent souvent ses biographies. Il la resitue dans son contexte, ce non-dit du texte dans lequel se trouve, selon l'auteur, la clé de ce que certains commentateurs appellent encore "l'énigme" Mozart. Car sa destinée extraordinaire, sa vie dramatique, son apothéose ne peuvent être pleinement comprises et appréciées qu'en se situant historiquement au moment où il a vécu, et géographiquement là où il a vécu. On saisit alors pleinement combien sa musique, éminemment humaine, est tragi-comique comme il en a été de son existence. Mozart pleure et rit tout à la fois ; il se désespère et garde espoir en même temps. Cette humanité-là est omni-présente dans les oeuvres considérables qu'il nous a laissées et c'est la raison pour laquelle on ne peut pas ne pas les aimer : comme l'a écrit Stendhal, le nom de Mozart ne périra pas tant qu'il se trouvera des âmes sensibles. La recherche concernant Mozart et ses oeuvres continue d'être très active. Des documents de première importance ont été découverts au cours de ces dernières années, dont l'auteur a tenu le plus grand compte dans son travail. Ils rendent plus actuelle et plus nécessaire que jamais cette biographie novatrice et remarquablement documentée, qui montre à quel point Mozart, en dépit de toutes ses vicissitudes, était en avance sur son temps. Ce livre devrait être lu et médité par celles et ceux qui ne peuvent se passer de sa musique, soit parce qu'ils l'écoutent, soit parce qu'ils la jouent. Et il devrait leur permettre de mieux l'écouter, de mieux l'apprécier - et, sans doute aussi, de mieux l'interpréter.