Dans le climat d'aggiornamento de l'Eglise post conciliaire, on reparle, ici et là, de modernisme. Une chose est le mot ; une autre, la réalité qu'il recouvre. Sciemment ou non, le mot renvoie à la crise de l'Eglise à la charnière du XIXè et XXè siècle. Il a relancé, tandis que progressait la publication de documents de l'époque, de correspondances surtout, un échange fructueux où s'interpellent historiens et théologiens. Au-delà de la convergence ou de la divergence doctrinales, la crise moderniste laisse entrevoir qu'elle ressortit à une histoire religieuse des mentalités, qu'elle a été, au moment de Pascendi en 1907, une crise de conscience révélatrice de spiritualité. Le présent essai ne cherche pas à repérer une continuité, ni même à élaborer une comparaison entre la crise d'hier et celle d'aujourd'hui. Limité à la crise d'hier, il tente, selon une thématique qui ne se prétend pas exhaustive mais exemplaire, de suivre le parcours spirituel de certains des protagonistes, condamnés ou non, d'un débat où le choc des idées a secoué, sinon déchiré des âmes. Au lecteur, intéressé ou plus ou moins concerné par la crisse actuelle, de se situer lui-même : deux moments ne se reproduisent jamais identiques, deux discours ne se répètent jamais exactement. Pourtant, le passé n'est pas innocent : il pèse sur le présent, même s'il ne s'y redit pas.
Nombre de pages
136
Date de parution
01/04/1980
Poids
180g
Largeur
135mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782701000336
Titre
La crise moderniste hier et aujourd'hui
Auteur
Boland André
Editeur
BEAUCHESNE
Largeur
135
Poids
180
Date de parution
19800401
Nombre de pages
136,00 €
Disponibilité
Sur commande en 2-4 jours
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Quand Tessa Markham rentre chez elle ce soir-là, elle tombe nez à nez avec un petit garçon dans sa cuisine. Il pense qu’elle est sa mère. Or Tessa n’a pas d’enfants. Elle n’en a plus. Et elle ne sait pas du tout qui il est, ni comment il est arrivé là. Après avoir contacté la police, Tessa est soupçonnée de l’avoir enlevé. C’est alors que son mari révèle un secret qui la concerne… Toute sa vie s’en trouve bouleversée. Tessa ne sait plus que croire ni à qui faire confiance. Car quelqu’un ment. Pour le découvrir, elle va devoir affronter son passé douloureux.Absolument addictif et brillant. Goodreads.Un livre qui vous tient en haleine jusqu’à la toute fin. Stardust Book Reviews.Traduit de l’anglais (Royaume-Uni) par Sati Karagoz.
Beth vit avec sa famille dans un charmant cottage dans le Dorset, en Angleterre. Elle a mis de côté sa carrière de cheffe pour se consacrer à ses deux jeunes garçons et à son mari, Niall, écrivain à succès. Quand il suggère de partir en vacances en Italie, Beth ne peut contenir son enthousiasme et accepte, avec un peu d’appréhension, de faire un échange de maisons. Au moment où elle pénètre dans la luxueuse villa sur la côte amalfitaine, ses craintes s’envolent. Ses enfants et son mari profitent de la piscine, elle se régale de risotto et de limoncello, tout est parfait. Mais, en explorant le vestiaire d’Amber, la maîtresse de maison, elle tombe sur une vieille photo d’un homme bronzé et souriant. Cet homme, c’est Niall. Leur venue dans ce lieu paradisiaque est-elle le fruit du hasard ? Son mari ne lui cacherait-il pas quelque chose ? Amber est-elle simplement une fan de ses romans ? Une fois que le doute s’immisce, tous les scénarios sont possibles…Ce page-turner absolument addictif m’a tenue en haleine jusqu'au dénouement final, qui m'a donné des frissons. J'ai adoré ! @Rubie Reads.Traduit de l’anglais (Royaume-Uni) par Étienne Gomez.
Dans l'Eglise du Moyen Age central, l'inspiration charismatique n'est pas antinomique de la bureaucratisation : elle en est la condition nécessaire. C'est ce que montre cette étude des mobilisations ecclésiologiques de la référence à l'Esprit. Loin d'oublier l'Esprit dans la routine d'une bureaucratie sans âme, les agents de l'institution de l'appareil ecclésial sont les premiers à y faire référence pour opérer, à partir du milieu du XIe siècle, une centralisation pontificale des différentes tendances réformatrices. La monopolisation pontificale de la référence légitime à l'Esprit permet à la fois d'affirmer l'autonomie - la théonomie - de l'appareil ecclésial et d'en suspendre les règles ordinaires. L'appropriation de ce discours ecclésiologique par les chroniqueurs et réformateurs du XIIe siècle va conduire à une nouvelle perception de l'histoire, fondée sur l'idée d'un progrès inspiré et mené par des hommes spirituels. Moines charismatiques et administrateurs peuvent ainsi s'associer autour du fragile malentendu d'une institution spirituelle. Lorsque celui-ci se délite, les discours prophétiques en font l'aune à laquelle juger le présent ou un projet d'avenir. Au cours des XIIIe et XIVe siècles, ce modèle d'une bureaucratie charismatique se dissocie en conceptions antagonistes de la référence à l'Esprit : un usage intégré dans les rouages de l'administration, qui n'apparaît explicitement que dans les périodes de crise, et une référence de plus en plus eschatologique visant à condamner tous ceux qui persécutent les "spirituels".
Scolastique : dérisoire ou sérieuse ? Savante ou bornée ? Ratiocination ou perfection rationnelle de l'investigation universelle ? Virtuosité intellectuelle ou figement formel ? Peu de mots, assurément, résonnent de manière aussi contradictoire dans notre chambre cognitive. Faut-il s'en étonner ? La scolastique, avec le Sic et non d'Abélard au XIIe siècle, se construit sur l'exploration inextinguible de la contradiction. Elle progresse vers la vérité grâce au kaléidoscope des possibles logiques. En son âge d'or, du XIIIe au XVe siècle, auxquels est consacré ce volume, elle ne structure pas seulement la pensée des intellectuels. Imprimant sa forme et ses processus heuristiques à la littérature - latine ou romane - qu'elle érige en son extension, elle trouve en celle-ci non seulement un réceptacle et un lieu de diffusion, mais un révélateur. Codifiée mais libre comme une forme fixe, elle est littérature à part entière, partageant avec elle les ambitions et les modalités protéiformes d'une architectonique savante dévouée à l'éveil de l'esprit. Les vingt-quatre contributions ici réunies sondent la manière dont la littérature médiévale, tirant partie de sa propre diversité, sérieuse, comique, savante, ambiguë ou critique, s'est emparée de la scolastique pour faire d'un phénomène social qui aurait pu devenir un puissant outil de contrôle, un formidable moteur d'émancipation individuelle.
Une exclamation d'Origène (empruntée à Jérémie) : Tu m'as trompé, Seigneur ! Une autre de saint Anselme : Seigneur, je cherche ton visage ! L'une et l'autre nous a paru valoir d'être scrutée, comme introduisant à une demarche de pensée qui caractérise chacun de ces deux grands esprits, et plus encore au mouvement foncier de leur âme. Deux exemples, propres à faire voir, à travers les différences de deux époques aussi bien que de deux individualités, une parenté plus essentielle. Et nous encore, "nous sommes de leur race" . Tous ceux que nourrit de sa substance indéfiniment féconde une même grande tradition, sont frères. Pour compléter ce sentiment de l'unité dans un incessant pluralisme, nous avons cru pouvoir proposer un troisième exemple, pris à notre siècle même, celui du débat qui fut institué, au cours des années trente, sur les rapports de la foi chrétienne, et de la philosophie. Le lecteur verra de lui-même, sans qu'il soit besoin d'instituer parallèles ou contrastes, combien les questions qui agitaient ce débat sont encore aujourd'hui les nôtres.
En octobre 1703, Claude Poullart des Places, un jeune Rennais, arrive à Paris sans autre intention que de faire sa théologie au collège Louis le Grand. Un an plus tard, simple tonsuré, il fonde un séminaire pour les pauvres écoliers, ces aspirants au sacerdoce dont la misère, par ses conséquences, est la plaie majeure de l'Eglise de France. Il assure à ses élèves une longue et solide formation théologique et sait leur communiquer sa mystique de pauvreté et sa hantise des âmes abandonnées. Il meurt en 1709, prêtre depuis moins de deux ans. Il laisse soixante-dix séminaristes et une petite équipe de directeurs, noyau de cette congrégation du Saint-Esprit qui compte aujourd'hui 4 000 religieux. La Compagnie de Marie de son ami Grignion de Montfort ne voit le jour et ne survit jusqu'à la Révolution que grâce à son affiliation à la congrégation du Saint-Esprit ; pendant près d'un siècle et demi, ses membres se font appeler Prêtres missionnaires du Saint-Esprit. Quant aux Filles du Saint-Esprit, la plus florissante des congrégations bretonnes, elle doit son existence à l'un des premiers disciples de Poullart des Places qui leur forma un règlement sur le modèle de celui qui s'observait au Séminaire du Saint-Esprit. Poullart des Places est le plus jeune fondateur d'ordre et aussi celui qui disposa du délai le plus court pour consolider son oeuvre. Son histoire était une énigme que, grâce aux archives de l' Aa, une congrégation secrète de piété, Joseph Michel réussit à élucider. La cause de canonisation de Poullart des Places a été introduite en 1989.