Devenir historien de l'Afrique grâce à un C.A.P de mécanique auto
Boilley Pierre
KARTHALA
27,00 €
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EAN :9782811124298
Comment et pourquoi devient-on historien de l'Afrique ? Des pistes sahariennes aux amphithéâtres de la Sorbonne, en passant par les forêts ivoiriennes, les salles de réunion ou les prisons algériennes, Pierre Boilley retrace avec humour et lucidité un itinéraire atypique, animé par la passion. Au fil de ce récit, on comprend comment des années de voyages et d'aventures peuvent servir de base au travail d'un historien de l'Afrique contemporaine, mais aussi que l'exercice d'un tel métier, loin de se limiter à la recherche, est un tourbillon d'enseignement, d'administration et d'activités collectives, sans oublier le rapport aux médias et les combats personnels autant qu'universels.Etre historien de l'Afrique, c'est utiliser des sources difficiles, écrites et orales, accepter les tourments matériels, la découverte et l'enracinement dans des cultures et des langues différentes, la déconstruction des stéréotypes. C'est souvent travailler en période de crise, mais avant tout vivre une aventure plurielle : aventure physique, intellectuelle et même institutionnelle. Cet ouvrage témoigne que les principes de plaisir et de liberté sont fondamentaux, quand ils sont sous-tendus par la curiosité et l'élan vers l'Autre.
Nombre de pages
352
Date de parution
06/10/2022
Poids
420g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782811124298
Auteur
Boilley Pierre
Editeur
KARTHALA
Largeur
135
Date de parution
20221006
Nombre de pages
352,00 €
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Boilley Pierre ; Martinoli Emmanuel ; Yara Ali Oma
Des lacunes persistent dans la recherche en sciences humaines et sociales concernant les sociétés sahéliennes. L'ensemble de contributions inédites présenté ici devrait contribuer à mieux les connaître. Les pratiques traditionnelles survivent avec peine dans la culture touarègue. Les pratiques divinatoires, à l'exemple des idjachan, les mythes et les croyances, ce sont les aspects que détaillent un lettré de Kidal, Ibrahim Ag Mohamed, qui veut les préserver de l'oubli. Diverses conséquences de la colonisation font l'objet des autres contributions, qui concernent le Mali, le Niger, le Tchad, la Mauritanie et le Sahara Occidental. Une analyse des conflits internes, présents au moment de la colonisation et qui resurgissent après l'indépendance, font dire à Pierre Boilley que ce sont de possibles ferments d'un sentiment national. En Mauritanie, les mutations économiques et sociales déterminées par la période coloniale n'ont pas généré de véritable société nouvelle. Mohamed Saïd Ould Ahmedou dégage, en passant en revue les principaux indicateurs sociaux, les mutations et met en relief le changement, tout en soulignant la résistance de " l'ancien ". Les effets d'une décolonisation ratée sont présentés par Keltoum Irbah, qui fournit plusieurs approches historiques et sociologiques sur le conflit au Sahara Occidental. Ce septième cahier se termine par des comptes rendus d'ouvrages qui tous traitent des séquelles de la colonisation.
L'Afrique a une histoire. Une histoire, et c'est là une très bonne nouvelle, qui entre aujourd'hui dans les classes. Une histoire d'une telle richesse, d'une telle densité que nous avons dû, ici, nous limiter dans le temps (entre le Vllle et le XVIe siècle) et dans l'espace (l'Afrique subsaharienne), sans renoncer à quelques exceptions. Pour relever ce qui reste un défi - une histoire longue couvrant une bonne moitié de continent -, nous avons fait appel à deux historiens de l'Afrique, Jean-Pierre Chrétien et Pierre Boilley. Le premier est spécialiste de l'Afrique des Grands lacs, le second de l'Afrique de l'Ouest. Tous deux ont mis à contribution leurs très grandes compétences (et celles de l'équipe du Centre d'études des mondes africains-CEMAf), afin de mener à bien ce projet politique, au meilleur sens du terme.
La délimitation de la frontière entre le Cameroun et le Gabon et l'accession des deux nouveaux Etats à l'indépendance dans les années 1960 ont été largement tributaires des dynamiques sociopolitiques ayant marqué la période coloniale et postcoloniale en Afrique. Cet ouvrage s'invite comme un éclairage sur les réalités de la frontière Cameroun-Gabon. Il dépasse la simple étude de délimitation coloniale, il restitue l'appropriation et la gestion du legs frontalier par les populations des deux pays en analysant les enjeux sociopolitiques et économiques de la frontière. Il revisite, à travers une approche analytique de la frontière Cameroun-Gabon, les aspects de méthode sur les études des frontières héritées de la colonisation. L'auteure a recueilli plus de 80 témoignages oraux et consulté de nombreuses archives de la période coloniale répertoriées au Cameroun, au Gabon et au Congo mais également en France et en Allemagne.
A la croisée de la psychanalyse et de l'anthropologie, cet ouvrage propose une lecture structurale de l'histoire ottomane et républicaine de la Turquie. D'Osman à Kemal, de la chute de Constantinople au mouvement protestataire du parc de Gezi (2013), sont retracées les transformations du "discours" social organisé par quatre places qu'occupent différentiellement le sultan, l'Etat, les assujettis et le territoire. Au "discours d'Empire" des premiers Ottomans succède au XVIIe siècle un "discours d'en pire" dont émerge, au XIXe siècle, celui "de la paranoïa" à la logique génocidaire. De cette matrice naît celui de la République, toujours actuel depuis cent ans : le "discours de l'hainamoration" dont Erdo?an est depuis vingt ans le sujet principal. Ces transformations successives ont pour enjeu, avec une étrange constance, le champ de l'altérité : le lieu de la différence.
La question de l'évangélisation est au coeur de ce récit à caractère autobiographique. Prêtre du diocèse de Vannes, Bertrand Jégouzo a passé plusieurs années de sa vie comme missionnaire Fidei donum dans le diocèse de Riobamba, en Equateur. Plus précisément dans les Andes au milieu d'une population majoritairement indienne. Très vite, il s'est trouvé confronté à l'interrogation à la base de l'évangélisation : comment un missionnaire occidental, formé dans la théologie catholique du XXe siècle, peut-il transmettre - ou partager - la foi chrétienne à des paysans quechua vivant dans une culture plus que millénaire ? Comment composer avec les formes et les traditions d'un christianisme implanté au temps de la conquête espagnole ? A travers le récit d'histoires et d'aventures vécues au quotidien, l'auteur questionne la pratique missionnaire. Dans les sociétés latino-américaines, l'enjeu est d'assurer le droit à la différence dans les manières de vivre, de penser et d'élaborer ses propres conceptions culturelles et religieuses. Son témoignage aborde des questions essentielles et respire l'authenticité.