Boilley Pierre ; Martinoli Emmanuel ; Yara Ali Oma
L'HARMATTAN
21,00 €
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EAN :9782296103320
Des lacunes persistent dans la recherche en sciences humaines et sociales concernant les sociétés sahéliennes. L'ensemble de contributions inédites présenté ici devrait contribuer à mieux les connaître. Les pratiques traditionnelles survivent avec peine dans la culture touarègue. Les pratiques divinatoires, à l'exemple des idjachan, les mythes et les croyances, ce sont les aspects que détaillent un lettré de Kidal, Ibrahim Ag Mohamed, qui veut les préserver de l'oubli. Diverses conséquences de la colonisation font l'objet des autres contributions, qui concernent le Mali, le Niger, le Tchad, la Mauritanie et le Sahara Occidental. Une analyse des conflits internes, présents au moment de la colonisation et qui resurgissent après l'indépendance, font dire à Pierre Boilley que ce sont de possibles ferments d'un sentiment national. En Mauritanie, les mutations économiques et sociales déterminées par la période coloniale n'ont pas généré de véritable société nouvelle. Mohamed Saïd Ould Ahmedou dégage, en passant en revue les principaux indicateurs sociaux, les mutations et met en relief le changement, tout en soulignant la résistance de " l'ancien ". Les effets d'une décolonisation ratée sont présentés par Keltoum Irbah, qui fournit plusieurs approches historiques et sociologiques sur le conflit au Sahara Occidental. Ce septième cahier se termine par des comptes rendus d'ouvrages qui tous traitent des séquelles de la colonisation.
Nombre de pages
206
Date de parution
30/11/2009
Poids
284g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782296103320
Titre
Mythes, conflits et décolonisation au Sahel
Auteur
Boilley Pierre ; Martinoli Emmanuel ; Yara Ali Oma
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
284
Date de parution
20091130
Nombre de pages
206,00 €
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L'Afrique a une histoire. Une histoire, et c'est là une très bonne nouvelle, qui entre aujourd'hui dans les classes. Une histoire d'une telle richesse, d'une telle densité que nous avons dû, ici, nous limiter dans le temps (entre le Vllle et le XVIe siècle) et dans l'espace (l'Afrique subsaharienne), sans renoncer à quelques exceptions. Pour relever ce qui reste un défi - une histoire longue couvrant une bonne moitié de continent -, nous avons fait appel à deux historiens de l'Afrique, Jean-Pierre Chrétien et Pierre Boilley. Le premier est spécialiste de l'Afrique des Grands lacs, le second de l'Afrique de l'Ouest. Tous deux ont mis à contribution leurs très grandes compétences (et celles de l'équipe du Centre d'études des mondes africains-CEMAf), afin de mener à bien ce projet politique, au meilleur sens du terme.
La délimitation de la frontière entre le Cameroun et le Gabon et l'accession des deux nouveaux Etats à l'indépendance dans les années 1960 ont été largement tributaires des dynamiques sociopolitiques ayant marqué la période coloniale et postcoloniale en Afrique. Cet ouvrage s'invite comme un éclairage sur les réalités de la frontière Cameroun-Gabon. Il dépasse la simple étude de délimitation coloniale, il restitue l'appropriation et la gestion du legs frontalier par les populations des deux pays en analysant les enjeux sociopolitiques et économiques de la frontière. Il revisite, à travers une approche analytique de la frontière Cameroun-Gabon, les aspects de méthode sur les études des frontières héritées de la colonisation. L'auteure a recueilli plus de 80 témoignages oraux et consulté de nombreuses archives de la période coloniale répertoriées au Cameroun, au Gabon et au Congo mais également en France et en Allemagne.
A partir d'exemples concrets (empires monghol, munsulman, autrichien, espagnol, byzantin, tsariste), un dossier exceptionnel et inédit sur les similitudes entre ces différentes expériences : définition, système-monde,imaginaire, fonctionnement, finitude... Un débat autour du livre inédit en français de Jane Burbank et Frederick Cooper vient clore la démonstration.
La Deuxième Guerre mondiale marqua un tournant important de l'histoire du Gabon. En effet, dès 1939, le Gabon fut sollicité, avec les autres colonies françaises, pour contribuer à l'effort de guerre de la métropole. La contribution du Gabon revêtit essentiellement deux formes : l'effort humain et économique. L'apport humain fut marqué par le recrutement des tirailleurs, destinés à renforcer les effectifs militaires en métropole, ainsi que des travailleurs indigènes, affectés dans les chantiers de construction des routes, d'exploitation forestière et minière. L'effort économique du Gabon se caractérisa par la fourniture des matières premières nécessaires à l'industrie de guerre française. Au-delà de ces aides, cet ouvrage analyse la pression fiscale subie par les Gabonais pendant la guerre. Il met en évidence les réactions suscitées par l'effort de guerre, les conséquences du recrutement des soldats et des travailleurs, les sentiments de peur éprouvés par les Gabonais devant la perspective d'abandonner leurs villages pour les campagnes de récolte de caoutchouc dans la forêt, la crainte de la venue des autorités pour réclamer l'impôt ou recruter les soldats destinés au combat en métropole. Enfin, ce livre permet de comprendre que, face à la montée de la contestation, la Deuxième Guerre mondiale inaugura une nouvelle ère dans les relations entre la France et sa colonie du Gabon à travers une politique dite de "mise en valeur économique et sociale".
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Cet ouvrage aborde un sujet crucial pour les économies modernes à une époque où les échanges commerciaux internationaux se multiplient et où les frontières économiques deviennent de plus en plus pénétrables. Le texte met en lumière les enjeux complexes de la régularisation du commerce mondial, tout en proposant des pistes de réflexion pour adapter les pratiques douanières à ces nouvelles réalités. La réflexion de l'auteur est profonde et bien documentée, tant dans les recherches que dans les analyses. Le lecteur y est amené à réfléchir aux nouvelles stratégies à mettre en place et à comprendre les spécificités du caractère douanier.
La pensée de Dostoïevski a joué un rôle essentiel de charnière entre la philosophie rationaliste héritée de Descartes et les développements de la philosophie au XXe siècle. Elle part d'une réflexion critique sur le cogito cartésien, dans Crime et châtiment ; puis elle pose, dans L'Idiot, la question de l'être, d'une manière qui a profondément influencé la conception de l'ontologie de Heidegger - cette étude est historiquement la première qui démontre cette influence ; et enfin, dans Les Frères Karamazov, Dostoïevski développe la notion de "visage" , qui nourrira toute l'ontologie de Levinas.
L'histoire se raconte souvent au rythme des batailles. Pourtant, une autre trame la traverse : celle de la médiation, art de dépasser le conflit sans violence, pour préserver la cohésion du groupe. Des premiers rituels collectifs aux dispositifs contemporains, elle apparaît comme une fonction vitale : transformer l'affrontement en parole, organiser l'écoute, restaurer l'équilibre, éviter l'escalade. Une question anthropologique et politique est posée dans laquelle deux logiques s'opposent et se complètent : la contrainte (avec les lois, les sanctions, les institutions) qui protège mais peut aussi opprimer, et l'autonomie (avec la maîtrise de soi, la responsabilité) qui libère mais peut vaciller face aux passions. La médiation ouvre un espace intermédiaire : un tiers accompagne, les parties restent actrices, et la solution devient une justice partagée plutôt que subie. En cinq parties, ce livre suit la médiation à travers les sociétés premières, l'Antiquité, les mondes religieux, la modernité juridique et politique, puis dessine les enjeux actuels. Un fil rouge relie ces parties : comment apprendre à vivre ensemble en transformant la contrainte en responsabilité et la liberté en dialogue.