Les guerres d'Italie. Histoire, pratiques, représentations, Actes du Colloque International (Paris,
Boillet Danielle ; Piéjus Marie-Françoise
SORBONNE PSN
24,99 €
Epuisé
EAN :9782900478240
Le Colloque intitulé Guerres d'Italie. Histoire, pratiques, représentations, ne s'est pas attaché au déroulement des faits militaires, à l'éclairage et à l'explication des faits politiques, mais aux modalités de leurs représentations et à l'impact de ces années de guerres sur la culture et la société de l'Italie de la Renaissance. Le traumatisme qu'a représenté pour les Italiens l'irruption sur leur sol des armées étrangères, la conscience qu'ils ont eue de vivre une guerre nouvelle ouvrant une ère nouvelle, ont suscité dans la Péninsule des interrogations prolongées sur le lien entre le militaire et le politique, ainsi qu'une série d'ouvrages consacrés à la théorie de la guerre. Mais plus largement, ce sont tous les genres littéraires qui portent en eux la marque de ces moments de crise : écrire la guerre n'est plus le domaine réservé de l'historien. Plusieurs des études présentées ici interrogent des textes de nature et de portée tout à fait diverses, qui tentent d'établir un rapport entre le vécu singulier et une vision plus globale de la situation. L'historiographie elle-même, qui prend à cette période un nouvel essor, naît souvent de la plume d'écrivains qui ont aussi été des hommes d'action, et dont la volonté de représenter la catastrophe et d'expliquer le passé est souvent travaillée par le besoin de refaire intellectuellement l'histoire, de suggérer en filigrane comment il pouvait en être autrement. Ce volume souhaite ainsi éclairer comment se conjuguèrent, dans les premières décennies du XVIe siècle, les trois termes : vivre, penser et représenter la guerre.
Nombre de pages
410
Date de parution
01/03/2002
Poids
765g
Largeur
161mm
Plus d'informations
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EAN
9782900478240
Titre
Les guerres d'Italie. Histoire, pratiques, représentations, Actes du Colloque International (Paris,
Auteur
Boillet Danielle ; Piéjus Marie-Françoise
Editeur
SORBONNE PSN
Largeur
161
Poids
765
Date de parution
20020301
Nombre de pages
410,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Le CIRRI publie régulièrement, depuis sa création en 1972, des volumes, issus des travaux collectifs du séminaire et des colloques internationaux qu'il organise, dans lesquels l'approche thématique permet d'ancrer l'analyse des oeuvres littéraires dans la réalité complexe et problématique de la Renaissance italienne.
La construction de l'événement politique et ses interprétations dans l'Europe méditerranéenne occidentale aux XVe, XVIe et XVIIe siècles méritaient une approche globale. Les études réunies dans ce volume croisent les points de vue de spécialistes de littérature, d'histoire culturelle et de sociologie historique. Illustrant le rapport fécond de l'histoire et de l'écriture, ces réflexions convergentes portent sur l'affirmation du pouvoir monarchique (faits de guerre, cérémonies, mort de grands personnages), sur les enjeux politiques et religieux de la période (actualité du miracle et du martyre), enfin, sur les formes littéraires privilégiées (dialogue, récit exemplaire, pamphlet, chronique ou journal de voyage).
Après les bouleversements dramatiques qu'ont entraînés les guerres d'Italie, un nouvel équilibre politique sanctionné par le congrès de Bologne et le couronnement de Charles Quint en 1530 s'instaure dans la péninsule. S'ouvre alors une période de bilans, d'interrogation religieuse et d'intense activité littéraire et artistique, placée sous le signe d'une modernité polymorphe et inventive que porte le marché du livre en pleine expansion. Malgré les forces qui oeuvrent en faveur d'une uniformisation dans la conformité à des modèles, les nombreux auteurs des années trente affirment dans la diversité une forte originalité.
Kobryn Olga ; Ovtchinnikova Macha ; Soulez Guillau
Issues d'une recherche collective menée depuis 2018 dans le cadre du programme international "Les lieux du virtuel" (IRCAV, Sorbonne Nouvelle, France / Université de Gérone, Espagne / Université de Chicago, Etats-Unis), les études ici réunies proposent une réflexion autour du concept de virtuel dans les champs disciplinaires variés (esthétique, histoire et sociologie du cinéma et des formes filmiques et médiatiques contemporaines, philosophie, histoire des techniques, théories des nouveaux médias) à partir de la question de son ancrage dans les lieux aussi bien concrets (dispositif technologique, corps, site, réseau son spatialisé) que conceptuels (théories et esthétique). Sans vouloir réduire le virtuel au "digital", il s'agit de rendre compte du potentiel d'action et de pensée que porte cette notion. Ainsi ce recueil retrace en premier lieu la généalogie du concept de virtuel appréhendé comme un outil théorique de l'analyse filmique, propose de l'historiciser à travers les études du cinéma des premiers temps et "expérimental", pour l'appliquer ensuite à l'analyse des formes actuelles : cinéma numérique, réalité virtuelle, mixte et augmentée, performance, alternate reality games, jeux vidéo, le cyberspace, le streaming, le web, le réseau.
Le récit de voyage comme compte rendu d'une expérience de l'Autre et de l'ailleurs pose te problème à la fois des capacités d'appréhension et des moyens de construction de cette altérité. Le voyageur ou la voyageuse est cette figure paradoxale qui se fait l'intermédiaire entre deux mondes : au coeur des récits de voyage, dans les descriptions comme dans la narration, se trouve cette tension constante vers l'expression du nouveau ou du différent qui, toutefois. passe généralement par le recours à des outils linguistiques et culturels familiers. En cela, l'écriture et le récit viatiques sont souvent plus révélateurs de l'identité des voyageurs, des voyageuses et de leurs destinataires que des altérités que l'ailleurs embrasse et incarne dans leurs textes. Etudier d'un point de vue stylistique, culturel et politique Les récits de voyage permet d'analyser ces assignations à l'altérité. Il s'agit de fournir des clés de lecture sur la négociation, dans les textes, des enjeux que les modalités discursives et idéologiques de ces constructions recoupent. La prise en compte d'un vaste corpus allant du Moyen Age à l'époque contemporaine amène à questionner ces mises en altérité dans un temps long et à identifier la manière dont elles évoluent, se consolident ou volent en éclats à travers les siècles. L'hybridité même des ouvrages étudiés invite à une approche interdisciplinaire mêlant littérature, histoire littéraire, stylistique, histoire des idées et des représentations voire, dans le dernier chapitre, analyse audiovisuelle.
Vidua. La veuve, à la différence du veuf, génère immédiatement des représentations dans l'imaginaire collectif, oscillant constamment entre deux pôles extrêmes, la bonne veuve et la mauvaise veuve. L'étau des attentes sociales, morales et familiales se referme sur celles qui vivent une situation commune mais rarement identique. L'ouvrage propose un panorama des représentations des veuves dans la littérature italienne, du début du XVe siècle aux années soixante du XVIe siècle, afin d'analyser les enjeux économiques, moraux et sociaux qui pèsent sur cette figure de femme seule, et qui conditionnent la façon dont celle-ci est mise en mots. Les discours des moralistes et des religieux, les nouvelles, toujours écrites par des hommes, et les textes littéraires écrits par des autrices veuves dialoguent ici avec les connaissances historiques sur les conditions de vie réelles des veuves. Ces différentes perspectives constituent un système de représentations qui tente de fixer par l'écriture l'essence du veuvage, comme pour mieux canaliser un statut insaisissable, échappant au contrôle masculin, en le fixant sur le papier. La veuve littéraire est toujours fictive, tout en restant en contact avec les veuves réelles. Si les stéréotypes alimentent les discours et les textes littéraires, ces derniers sont également influencés par la réalité - et peuvent, à leur tour, influencer la vie concrète et la pensée des femmes et des hommes qui constituent cette réalité.
Découvrez comment la réception et l'interprétation différenciées de la variation linguistique résulte des - et nourrit les - discriminations sociales. Cette étude profondément originale combine les méthodes et apports de la linguistique énactive, de l'anthropologie linguistique et de la sociophonétique pour montrer que ce que l'on nomme communément "l'accent" des uns est différemment perçu en fonction des stéréotypes sociaux en vigueur chez les autres et comment ces différentes interprétations contribuent à ces stéréotypes. Mené dans un contexte de "contact linguistique" qui compte très peu d'études - celui de la Caraïbe colombienne -, ce travail constitue une contribution importante au champ de la sociophonétique mais aussi du "contact linguistique" , dans la mesure où, au-delà des conséquences typologiques du contact de langues, on voit combien ces changements sont réinterprétés et réutilisés au crible des dynamiques discriminatoires en vigueur.