Et si, plus que le sexe, c'était la mort que l'humanité européenne avait toujours tenté de réprimer ? Et si, ce faisant, l'humanité européenne s'était fourvoyée, en privilégiant le savoir pour le savoir, comme seule voie permettant d'échapper à la condition humaine, et d'accéder aux parages de la divinité, dépositaire exclusive de la liberté, de l'immortalité, et de la vérité, sous les guises du savoir objectif ? Mais c'est seulement " en apparence " qu'on peut échapper à la condition humaine. Ou encore, par jeu, si l'on définit le jeu comme un accomplissement réel de la vie, qui se présente cependant sous le trait fondamental d'un " faire-comme-ci " non sérieux. L'optimisme des Lumières avait décrété que " l'homme ne joue que là où dans la pleine acception de ce mot il est homme, et il n'est tout à fait homme que là où il joue " (Schiller). Au rebours de cet optimisme naïf, Rudolph Boehm se demande si nous ne sommes pas les jouets d'un jeu inhumain bien plus que joueurs, et si, pire encore, ce jeu ne nous fait pas perdre tout contact avec la réalité. Bien davantage que les critiques de la modernité ou de la post-modernité auxquelles la mode nous a habitués, c'est la tradition tout entière que Boehm nous invite à réévaluer d'un œil frais au cours de cette méditation décisive.
Nombre de pages
317
Date de parution
01/09/2000
Poids
392g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782738492999
Titre
Critique des fondements de l'époque
ISBN
2738492991
Auteur
Boehm Rudolf
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
392
Date de parution
20000901
Nombre de pages
317,00 €
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Une chose est le sujet au sens étroit de subjectivité (conscience), autre chose le soubassement, le support, la "substance" , appelée aujourd'hui de divers noms (langage, corps, inconscient, production, etc.), sur laquelle on persiste à "asseoir" l'essence de l'homme qui, d'une part, a le premier acclimaté en philosophie ce concept de "substance" ou de "suppôt" , et qui, d'autre part, tout en affirmant sa primauté, a démontré expressément l'insuffisance d'une détermination purement subjective de l'être. Sommes-nous en droit de négliger, avec une tradition millénaire, cette démonstration pourtant circonstanciée, ou bien faut-il s'interroger sérieusement sur ce double caractère de primauté et d'insuffisance attaché à celui de tous nos concepts ontologiques (et par conséquent anthropologiques) qui demeure le plus dominant ? Rudolf Boehm choisit la seconde attitude et propose ici un commentaire perpétuel des premiers chapitres du livre VII de la Métaphysique. Suivre pas à pas Aristote dans ces pages d'une difficulté extraordinaire, ce n'est pas seulement disputer à la philologie un texte qu'elle a achevé de rendre illisible, mais c'est aussi s'attaquer, pense Rudolf Boehm, à notre conception présente de l'homme en sa racine métaphysique le plus profondément enfouie.
Quarante questions pour connaître l'oeuvre dans ses grandes lignes et dans ses détails, l'action et les personnages, le contexte culturel et historique - Quarante réponses pour comprendre la signification de l'oeuvre, sa portée symbolique, les intentions de l'auteur - Quatre études pour construire une réflexion sur les enjeux majeurs de l'oeuvre.
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