L'Université n'est pas en crise. Les transformations de l'enseignement supérieur : enjeux et idées r
Bodin Romuald ; Orange Sophie
CROQUANT
19,00 €
Epuisé
EAN :9782365120302
Depuis quelques années, les rapports ministériels et les controverses (politiques, médiatiques, sociologiques) se multiplient et alimentent la thèse d'une crise de l'Université liée à l'échec important en premier cycle, l'insertion difficile des diplômés et le faible niveau des "nouveaux étudiants". A ces trois maux sont proposés trois remèdes : sélection, professionnalisation, "propédeutisation". Or ce diagnostic repose sur une cartographie erronée de l'enseignement supérieur et sur une connaissance partielle des publics universitaires. En mobilisant les résultats d'enquêtes sociologiques menées auprès d'étudiants de premier cycle universitaire, d'IUT, de STS et d'écoles spécialisées, cet ouvrage remet en cause ces trois constats. Tout d'abord, la dénonciation de ces trois maux apparaît comme une constante des discours sur l'Université depuis les années 196o : ils ne permettent en rien de comprendre sa situation actuelle. Ensuite, en dressant un tel portrait à charge de ces établissements d'enseignement supérieur, des universitaires et des étudiants, ces discours entretiennent surtout le phénomène qu'ils prétendent combattre et contribuent à la dévaluation de l'Université et à la mise en cause de son service public. Enfin, la rhétorique déployée autour de la "crise de l'Université" ne se contente pas de diffuser une image biaisée de la réalité, elle détourne l'attention de ce qui est vraiment en question : les objectifs politiques et sociaux assignés à l'enseignement supérieur, les désordres actuels du marché du travail et le désengagement progressif de l'Etat.
Nombre de pages
213
Date de parution
12/09/2013
Poids
264g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782365120302
Titre
L'Université n'est pas en crise. Les transformations de l'enseignement supérieur : enjeux et idées r
Auteur
Bodin Romuald ; Orange Sophie
Editeur
CROQUANT
Largeur
140
Poids
264
Date de parution
20130912
Nombre de pages
213,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Qu'est-ce que le handicap ? Ce livre montre qu'il ne s'agit pas d'une réalité médicale, mais d'un phénomène social, qui peut faire référence à des singularités biologiques, mais dépend avant tout de la logique sociale de nos institutions. A partir de l'analyse de statistiques concernant la santé et le handicap, ainsi que de nombreux entretiens biographiques, l'auteur met en évidence que ce qui fait qu'une personne est considérée ou non comme handicapée renvoie au fonctionnement des grandes institutions sociales - famille, école, travail, espace public... Il explique aussi comment le statut administratif de personne handicapée tend à imposer une modification des parcours, des comportements et des identités. Cette nouvelle conception du handicap, qui met en relief sa construction étatique et législative, permet d'aborder différemment aussi bien l'expérience des personnes dites handicapées que les politiques de santé publique et d'action sociale.
Le contrôle social des individus et des populations se transforme. Au travail, à l'école, dans le domaine de l'action sociale, la logique sécuritaire ne tend elle pas à se généraliser? Mais toutes les formes de contrôle ne sont elles que coercition? Et quelles sont les formes de résistance à ces évolutions? Les auteurs, sociologues, politistes et historiens, présentent et analysent les résultats d'enquêtes concernant les nouvelles réglementations et catégories qui définissent le contrôle social, mais aussi les dispositifs qui les mettent en oeuvre et les pratiques ordinaires qui parfois s'y opposent. Ils éclairent et mettent en regard les enjeux sociaux liés aux transformations du contrôle dans les domaines de la statistique publique et du travail social, de la surveillance des salariés. des immigrés et des élèves, des institutions pénitentiaires et médico-sociales. Ils montrent comment ces métamorphoses du contrôle social doivent être comprises dans les récentes évolutions de l'économie, du travail et de l'Etat, liées au néolibéralisme. Cet état des lieux, nuancé et engagé, éclaire la bataille politique qui confronte le souci de préserver les libertés individuelles fondamentales à celui d'assurer la sécurité civile ou l'efficacité des organisations. Appelant à renouveler, en théorie et en pratique, notre approche du contrôle social, il s'adresse aux citoyens, chercheurs et militants qui souhaitent mieux comprendre, pour les réformer ou s'y opposer, les diverses formes contemporaines du contrôle des individus et des populations.
Institutrice ! C'est au XIXe siècle le seul métier concédé aux femmes qui devaient plutôt consacrer leur vie à un mari et des enfants. L'ouvrage nous expose l'histoire, la mentalité et la conscience du devoir social des premières institutrices laïques, englobées plus tard dans l'entité d' "instituteurs" et devenues aujourd'hui "professeurs des écoles" , sans différenciation de sexe. Voici la seule étude qui décrive la vie privée, les luttes des institutrices de la Belle Epoque et leur organisation collective avant 1914.
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Les informations pléthoriques et dérégulées découragent toute controverse et dévalorisent les notions mêmes de vérité et de connaissance objective de notre monde commun. Cette connaissance reste d'autant plus indispensable que nous nous trouvons à l'échelle planétaire face à de multiples dangers politiques, sanitaires et environnementaux, notamment une évolution climatique aussi complexe qu'imprévisible. Or, du lobbying généralisé qui fabrique du mensonge à dessein pour semer le doute à la "foutaise" qui prétend n'importe quoi (Trump ne ment pas, il se fout de la vérité), l'ère de la post-vérité revêt de multiples facettes détaillées dans cet ouvrage. Né d'une table ronde organisée par l'association Sciences Citoyennes, ce livre dépasse un cadre disciplinaire strict et bénéficie d'une pluralité de points de vue. Il dépasse le stade des constats pour éclairer le phénomène de la prétendue "post-vérité" dans un domaine où l'idée de vérité partagée est essentielle : celui des sciences. explore plusieurs pistes pour démocratiser la connaissance scientifique et la pensée critique à l'heure où la précarisation de l'information redouble la précarité économique de bon nombre de citoyens qui exigent à juste titre de n'être plus des intermittents de la vie politique.
Les lois de 2008 sur la réforme de la représentativité syndicale et de 2015 sur le dialogue social ont instauré de nouvelles obligations de négociation en entreprise ponant sur la "conciliation" de l'activité syndicale et professionnelle. Comment expliquer cette soudaine attention des pouvoirs publics à la "discrimination syndicale"? Assiste-t-on à une rupture historique dans les relations professionnelles à la française ? Fondée sur six monographies de grandes entreprises aux pratiques sociales contrastées, cet ouvrage montre comment la négociation d'accords de droit syndical et de " gestion des parcours syndicaux " est aussi une réponse a la croissance des contentieux. menés notamment par la CGT depuis les années 1990, qui ont contribué à une prise de conscience de leurs droits par les syndicalistes. Si ces accords d'entreprise protègent désormais mieux les mandatés les plus investis dans le jeu du dialogue social, qui signent des accords, ils ne modifient pas radicalement les pratiques managériales de terrain qui continuent à stigmatiser les syndicalistes de proximité. surtout quand ils s'opposent aux restructurations ou dénoncent la dégradation des conditions de travail par des pratiques protestataires.