Le contrôle social des individus et des populations se transforme. Au travail, à l'école, dans le domaine de l'action sociale, la logique sécuritaire ne tend elle pas à se généraliser? Mais toutes les formes de contrôle ne sont elles que coercition? Et quelles sont les formes de résistance à ces évolutions? Les auteurs, sociologues, politistes et historiens, présentent et analysent les résultats d'enquêtes concernant les nouvelles réglementations et catégories qui définissent le contrôle social, mais aussi les dispositifs qui les mettent en oeuvre et les pratiques ordinaires qui parfois s'y opposent. Ils éclairent et mettent en regard les enjeux sociaux liés aux transformations du contrôle dans les domaines de la statistique publique et du travail social, de la surveillance des salariés. des immigrés et des élèves, des institutions pénitentiaires et médico-sociales. Ils montrent comment ces métamorphoses du contrôle social doivent être comprises dans les récentes évolutions de l'économie, du travail et de l'Etat, liées au néolibéralisme. Cet état des lieux, nuancé et engagé, éclaire la bataille politique qui confronte le souci de préserver les libertés individuelles fondamentales à celui d'assurer la sécurité civile ou l'efficacité des organisations. Appelant à renouveler, en théorie et en pratique, notre approche du contrôle social, il s'adresse aux citoyens, chercheurs et militants qui souhaitent mieux comprendre, pour les réformer ou s'y opposer, les diverses formes contemporaines du contrôle des individus et des populations.
Nombre de pages
260
Date de parution
20/09/2012
Poids
345g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782843032110
Titre
Les métamorphoses du contrôle social
Auteur
Bodin Romuald ; Wacquant Loïc
Editeur
LA DISPUTE
Largeur
140
Poids
345
Date de parution
20120920
Nombre de pages
260,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Qu'est-ce que le handicap ? Ce livre montre qu'il ne s'agit pas d'une réalité médicale, mais d'un phénomène social, qui peut faire référence à des singularités biologiques, mais dépend avant tout de la logique sociale de nos institutions. A partir de l'analyse de statistiques concernant la santé et le handicap, ainsi que de nombreux entretiens biographiques, l'auteur met en évidence que ce qui fait qu'une personne est considérée ou non comme handicapée renvoie au fonctionnement des grandes institutions sociales - famille, école, travail, espace public... Il explique aussi comment le statut administratif de personne handicapée tend à imposer une modification des parcours, des comportements et des identités. Cette nouvelle conception du handicap, qui met en relief sa construction étatique et législative, permet d'aborder différemment aussi bien l'expérience des personnes dites handicapées que les politiques de santé publique et d'action sociale.
Depuis quelques années, les rapports ministériels et les controverses (politiques, médiatiques, sociologiques) se multiplient et alimentent la thèse d'une crise de l'Université liée à l'échec important en premier cycle, l'insertion difficile des diplômés et le faible niveau des "nouveaux étudiants". A ces trois maux sont proposés trois remèdes : sélection, professionnalisation, "propédeutisation". Or ce diagnostic repose sur une cartographie erronée de l'enseignement supérieur et sur une connaissance partielle des publics universitaires. En mobilisant les résultats d'enquêtes sociologiques menées auprès d'étudiants de premier cycle universitaire, d'IUT, de STS et d'écoles spécialisées, cet ouvrage remet en cause ces trois constats. Tout d'abord, la dénonciation de ces trois maux apparaît comme une constante des discours sur l'Université depuis les années 196o : ils ne permettent en rien de comprendre sa situation actuelle. Ensuite, en dressant un tel portrait à charge de ces établissements d'enseignement supérieur, des universitaires et des étudiants, ces discours entretiennent surtout le phénomène qu'ils prétendent combattre et contribuent à la dévaluation de l'Université et à la mise en cause de son service public. Enfin, la rhétorique déployée autour de la "crise de l'Université" ne se contente pas de diffuser une image biaisée de la réalité, elle détourne l'attention de ce qui est vraiment en question : les objectifs politiques et sociaux assignés à l'enseignement supérieur, les désordres actuels du marché du travail et le désengagement progressif de l'Etat.
Institutrice ! C'est au XIXe siècle le seul métier concédé aux femmes qui devaient plutôt consacrer leur vie à un mari et des enfants. L'ouvrage nous expose l'histoire, la mentalité et la conscience du devoir social des premières institutrices laïques, englobées plus tard dans l'entité d' "instituteurs" et devenues aujourd'hui "professeurs des écoles" , sans différenciation de sexe. Voici la seule étude qui décrive la vie privée, les luttes des institutrices de la Belle Epoque et leur organisation collective avant 1914.
Depuis 15 ans, les livres de Bernard Friot (vendus à des dizaines de milliers d'exemplaires) jouent un rôle moteur pour remettre le communisme à l'ordre du jour. Pourtant, nombreux sont les lecteurs à éprouver des difficultés pour entrer dans son système, tant les renversements qu'il suggère sont révolutionnaires : il manquait jusqu'alors un manuel pour introduire à sa pensée. Voyage illustré dans le communisme de Friot, ce livre éclaire, dans un propos pédagogique et documenté, ses principes théoriques, ses institutions et ses perspectives pour poursuivre les déjà-là communistes. Il passe en revue les principales objections qui lui sont faites et offre des pistes pour approfondir ces débats.
Alors que le capitalisme devient toujours plus autoritaire et productiviste, pouvons-nous prendre collectivement le pouvoir sur notre travail ? Et comment ? Un collectif de chercheur.es syndicalistes et professionnel·les raconte des enquêtes, luttes et alternatives qui montrent que c'est possible et analyse les manières dont s'y prennent concrètement les travailleur-ses pour donner du sens à leurs activités, prendre soin des collectifs et conquérir de l'autonomie au travail. Leur Manifeste prend position dans les débats en cours sur le renouvellement du syndicalisme et avance des propositions politiques pour mettre le travail au service de la démocratie, de l'émancipation et de la défense du vivant.
Le care ou le souci des autres est une zone de conflits, de tiraillements et de dominations. Celle, notamment, du travail salarié des professionnels du soin et de l'assistance, constitué essentiellement d'un salariat féminin subalterne, surexploité et stigmatisé par son "manque de qualification", et parfois sa couleur de peau ; celle, aussi, du travail domestique toujours inégalement distribué. Or on ne pourra jamais évacuer complètement le "sale boulot", il est urgent de penser une transformation politique du travail et de la société en plaçant le care au centre de la réflexion sur le travail. Cet ouvrage défend une position singulière, sensible et forte, au sein des débats contemporains autour du care et propose de changer de regard sur le travail, sur le soin et sur la société. C'est cette position que, d'entrée de jeu, la préface de cette nouvelle édition renforce en répondant et en désarmant avec brio les polémiques sur le care, polémiques parfois induites par la précédente édition, publiée en 2013. Ce qui conduit l'auteure à mettre la focale sur ce qu'est vraiment la "perspective du care" et à montrer l'inédit de cette posture théorique.
Peut-on changer la vie sans changer l'Etat ? A l'inverse, gagner les élections suffit-il à réorganiser en profondeur la société et à rendre le pouvoir au peuple ? Coordonné par la philosophe Isabelle Garo, ce livre propose de mettre à jour ces questions anciennes au regard de la situation contemporaine. Face à un Etat de plus en plus néolibéral et autoritaire, comment envisager sa démocratisation radicale en vue d'une rupture véritable avec l'ordre économique, social et politique responsable de la crise actuelle ? Les expériences passées de la gauche au pouvoir - Front populaire, Amérique latine, Grèce... - nous offrent autant de leçons pour penser les défis auxquels devra faire face un éventuel gouvernement de rupture : articulation avec les mobilisations sociales, mise en oeuvre de la planification écologique, invention de formes de production non marchandes, ou encore extension de la logique de la Sécurité sociale. De la préface d'Álvaro Garcia Linera, ancien vice-président de la Bolivie, à la postface de Jean-Luc Mélenchon, ce livre de L'Institut La Boétie dessine l'horizon d'une possible révolution citoyenne pour le XXIe siècle. Reste à la faire advenir.