Rembrandt Harmenszoon van Rjin (1606-1669) est un artiste aux multiples facettes, l'un des plus complexes du XVIIe siècle. De sa première période de Leyde à celles d'Amsterdam, les étapes de la carrière de Rembrandt reflètent l'évolution artistique et intellectuelle de son époque. Après avoir arrêté ses études à Leyde, le jeune Rembrandt fait son apprentissage de la peinture pendant deux ans avant d'ouvrir son propre atelier. Ses scènes bibliques comme La Résurrection de Lazare sont tout à fait caractéristiques de sa période de Leyde, mais on discerne dès ces premières années les racines de son art du portrait, nourri par d'intenses études de physionomie. Plus tard, à Amsterdam, il atteint une telle perfection dans la ressemblance de ses portraits qu'il gagne rapidement les faveurs de nombreux clients, avant de surpasser leurs attentes. Transcendant les modes traditionnels de représentation, Rembrandt compose ses portraits de la même manière qu'il construisait auparavant ses autres tableaux. On en trouve notamment l'exemple, dans le fameux portrait de groupe La Leçon d'anatomie du Dr Nicolaes Tulp de 1632. Dans la dernière période de l'oeuvre de Rembrandt, alors que, accablé par des problèmes financiers, il vit à l'écart du monde, il n'est même plus possible de distinguer ses portraits de ses autres tableaux.
Nombre de pages
96
Date de parution
27/03/2014
Poids
922g
Largeur
246mm
Plus d'informations
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EAN
9783836551410
Titre
Rembrandt (1606-1669). Le mystère de l'apparition
Auteur
Bockemühl Michael ; Meier Marie-Hélène
Editeur
TASCHEN
Largeur
246
Poids
922
Date de parution
20140327
Nombre de pages
96,00 €
Disponibilité
Epuisé
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TASCHEN 25 - Édition spéciale!L'innocence de l"il.Un aveugle recouvre la vue subitement et découvre le monde qui l'entoure: voilà comment on pourrait définir l'effet que produisent les tableaux de Turner sur le spectateur. John Ruskin, ardent défenseur de la peinture de William Turner (1775-1851) au XIXe siècle, évoqua à propos de son art ¨l'innocence de l" il¨ qui perçoit formes et couleurs du monde avant même d'en reconnaître la signification. Mais pour développer un tel style, Turner a d'abord dû surmonter le lourd héritage des enseignements académiques du rococo tardif. Il était à la fois romantique et réaliste, sans être l'un ou l'autre pour autant. Ses paysages, très en avance sur leur temps, ont été considérés comme précurseurs de l'impressionnisme, mais ils possèdent également des caractéristiques qui influenceront l'expressionnisme, et nombre de ses compositions tardives peuvent être qualifiées de surréalistes. En vérité, l'art de Turner ne se laisse pas facilement réduire à l'une ou l'autre de ces catégories: son essence reste aujourd'hui encore une énigme pour l'histoire de l'art. Car son uvre naît d'une relation unique à la nature qu'il représente: à travers ses superbes croquis, il trouva dès le XIXe siècle un style de peinture très libre où la nature affranchit l'usage de la couleur. Et par le jeu des phénomènes naturels, de la lumière atmosphérique en particulier, Turner fait face à la nature là où la nature elle-même est image.Cet ouvrage offre les clefs nécessaires pour entrer dans l'uvre de Turner, et démontre que l'artiste ne travaillait pas simplement à représenter la nature, mais qu'il cherchait à ce que ses tableaux s'offrent directement à l'il tout comme le fait la nature - à travers un monde de lumière et de couleur.
La plante ne se révèle jamais totalement à nos yeux. Une grande partie reste invisible. Pour la connaître tout entière, il faudrait, par une activité imaginative, la voir simultanément germer, croître, épanouir ses feuilles, fleurir et fructifier. Face à la nature vivante, la science moderne, qui s'appuie sur la physique et la chimie, et n'appréhende que des mécanismes morts, reste dans une impasse. C'est que la vie n'est pas un objet que l'on peut décomposer pour l'étudier. Si nous voulons la saisir sans la tuer, il faut d'abord que notre pensée elle-même se mette à bouger avec les formes vivantes.
Omniprésent dans toutes les civilisations et à toutes les époques, l'amour est l'un des thèmes favoris de l'art et de la littérature. Les représentations érotiques trahissent nos prédilections, nos désirs secrets et témoignent de nos fantasmes au fil des siècles. Du premier regard à la cigarette allumée après la dernière joute, sans oublier ni le flirt ni les folles étreintes : voici un ouvrage qui en huit chapitres et à l'aide de 367 reproductions et de nombreuses citations de grands écrivains nous entraîne dans un univers érotique et sensuel, de Cranach à Koons, de Renoir à Picasso. Un regard jeté sur les mille facettes de l'amour et de la passion.
Moins célébré que son concurrent direct (Andy Warhol), Roy Lichtenstein est sans conteste l'un des pères fondateurs du pop art. Pourtant, rien ne prédestinait cet artiste né en 1923 à New York à devenir l'une des figures de proue d'un mouvement qui allait bouleverser la sensibilité américaine. C'est véritablement en 1961 que débute sa carrière de peintre. À cette époque, il commence à reproduire des personnages de bande dessinée sur la toile, le tout grâce aux techniques de la sérigraphie. Sa parfaite connaissance de l'histoire de l'art lui permet également de mettre en place toute une théorie picturale justifiant sa pratique artistique et sa position au sein de l'art des années soixante et soixante-dix. La précision du texte du petit ouvrage que lui consacre les éditions Taschen permet à tout lecteur de comprendre sa fascination pour la bande dessinée, puis son orientation vers des motifs plus abstraits. Divisé en six chapitres abondamment illustrés, ce livre constitue sans aucun doute la meilleure introduction à la vie de cet artiste mort en 1997. --Damien Sausset
Un catalogue raisonné à ce prix-là, c'est un cadeau inespéré. En près de 780 pages, les éditions Taschen offrent ainsi un ouvrage complet sur l'?uvre de Salvador Dalí. Certes, ce livre monumental se concentre sur l'?uvre peinte (1 648 toiles !). Bien évidemment, rassembler autant de peintures conduit à une mise en page parfois chargée. Néanmoins, l'abondance de documents photographiques, ainsi que la présence de textes expliquant chacune des mutations esthétiques du maître, transforme un pari osé en véritable réussite. Cela est d'autant plus remarquable que la qualité des reproductions est excellente. Au fil des pages, on se surprend à découvrir des réalisations atypiques alors que l'on pensait déjà tout connaître de ce provocateur dans l'âme. Le texte central, réalisé par Robert Descharnes et Gilles Néret, permet de mieux comprendre la vie de cet artiste qui n'hésitait pas à proclamer : "La différence entre les surréalistes et moi, c'est que moi, je suis surréaliste". Destiné aussi bien aux spécialistes qui trouvent là un ouvrage de référence qu'aux amateurs inconditionnels de Dalí, ce livre se doit de trôner dans toute bonne bibliothèque consacrée à l'art. --Damien Sausset