En raison du mouvement de grève à Bpost, nous vous recommandons de privilégier les envois par Mondial Relay sur notre site.
Ecriture picturale, écriture musicale de la littérature et des arts
Bloch Béatrice ; Lampropoulos Apostolos ; Garcia P
PU BORDEAUX
24,00 €
Sur commande, 4 à 6 jours
EAN :9791030001785
Si les arts résonnent en écho les uns aux autres, cependant ils ne correspondent pas directement entre eux, ainsi que le remarque Jean-Luc Nancy dans les Muses (1993), et leurs réalisations sensorielles sont différentes. Dans ce cadre, le présent volume, écrit par des chercheurs de diverses disciplines, essaie de faire apparaître des liens entre les arts en passant par l'idée qu'une écriture et une forme propres à l'art, comme les réécritures du corps humain, infusent les arts musicaux, plastiques ou littéraires, et offrent des soubassements à ces rapports. La première partie du volume s'interroge sur les paradigmes esthétiques dans le temps (l'époque romantique est vue comme force d'une forme qui saisit aussi bien Brahms que Caspar David Friedrich) et fait l'hypothèse de germes de significations qui sont à la source d'oeuvres relevant d'arts divers (selon Simondon et Rastier). La seconde partie observe les liens entre plusieurs arts à partir du visuel, montrant que l'usage de la photographie et du dessin comme source du texte introduit une distance et un éclairage synthétique après coup : sont proposés des liens entre Virginia Woolf et la photographie, Susan Howe et le dessin, Rembrandt et Genet, une comparaison entre Visconti et Godard. La troisième partie s'intéresse aux modes d'écriture de la littérature et de la musique : comment Bach influence-t-il Nancy Huston ; comment la musique est-elle "tarabust" aux oreilles de Pascal Quignard ; comment Verdi et Wagner composent-ils avec le langage et le corps ? Elle se termine par une réflexion sur la musique contemporaine, conçue cette fois comme un parcours dessiné par chaque auditrice, autre forme d'écriture (avec l'exemple d'Elizabeth Anderson).
Nombre de pages
212
Date de parution
09/11/2017
Poids
334g
Largeur
150mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9791030001785
Titre
ECRITURE MUSICALE ET ECRITURE PICTURALE DANS LA LITTERATURE
Auteur
Bloch Béatrice ; Lampropoulos Apostolos ; Garcia P
Editeur
PU BORDEAUX
Largeur
150
Poids
334
Date de parution
20171109
Nombre de pages
212,00 €
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Qu'est-ce qui fait une expérience de lecture réussie ? Est-ce la liberté laissée au lecteur d'interpréter le texte à sa guise ? Est-ce au contraire la sensation de se trouver emporté par le récit à un endroit imprévu ? Est-ce encore le plaisir d'imaginer ? Dans les trois premiers chapitres de ce livre, la soif de liberté du lecteur moderne est interrogée. Toutes les composantes du texte (de la ponctuation à la mise en abyme) sont passées en revue, pour qu'apparaissent, à travers plusieurs récits d'auteurs contemporains, les éléments de texte qui sont réellement ouverts à l'interprétation du lecteur et ceux qui échappent à l'interprète. Par là se trouvent réaffirmées et nuancées les proclamations du Nouveau Roman concernant l'abolition de l'auteur et l'avènement du texte et de son lecteur. Dans le dernier chapitre, c'est le plaisir de lire qui est en jeu. Les diverses textures du récit contemporain produisent des effets psychiques variés, allant de la satisfaction au malaise ou à l'ennui. Ainsi, l'émotion du lecteur est suscitée par la lettre du texte, c'est-à-dire à la fois par ses images et par son tempo. En outre, l'imagination de l'interprète ne peut se mettre en oeuvre qui si une certaine disponibilité intellectuelle lui est laissée. A cette seule condition, en effet, se tisse peu à peu une affinité entre le texte et le moi du lecteur, véritable plaisir de l'imagination. C'est à travers des textes de Butor, des Forêts, Pinget, Sarraute, Simon... que la question de la liberté et du plaisir est abordée, proposant un croquis de la lecture actuelle qui se voudrait aussi, plus généralement, un moyen d'approcher l'imaginaire du lecteur.
Comment un lecteur parvient-il à entrer dans un récit, lorsque celui-ci est écrit en prose poétique, comme dans les ouvrages de Julien Gracq, de Claude Simon, d'Alain Robbe-Grillet, d'Olivier Cadiot, et de Chloé Delaume ? Ce livre propose une théorie de l'expérience mentale, imaginaire et sensorielle du lecteur. Sont analysées d'abord les conditions d'entrée dans la lecture, c'est-à-dire l'aptitude imaginaire. En seconde partie sont inventoriés les artefacts soumis au lecteur : images, sons, rythmes. La dernière partie est consacrée à des études expérimentales sur la combinaison des expériences de réception visuelle, mentale et auditive du texte (en audition intérieure).
L'ouvrage propose une réflexion sur l'adaptation des "théories de la lecture" (Iser, Jauss, Eco, Jouve, ...) au domaine de la poésie. Il pratique également une analyse des théories poétiques (Deguy, Dessous, Gullentops, Tsur, ...) en choisissant l'angle d'attaque constitué par la lecture. Enfin, il offre une mise à l'épreuve de ces théories à l'aune de quatre textes de poètes contemporains de la deuxième moitié du XXe siècle et du début du XXIe siècle : Aimé Césaire, Bernard Noël, Dominique Fourcade, Florence Pazzottu. Qu'en est-il de l'immersion du lecteur dans la poésie actuelle ? Le lecteur peut-il "entrer" dans la lecture de poésie, par une immersion ou par promenade d'un corps mentalité de lecteur dans un univers complet ? Nous verrons qu'il y est guidé par des traces de mimésis, par les sensorialités des images et des rythmes, vécus de façon oblique. Le mode de lecture spécifique à la poésie éveille à la fois la perception de la forme et du sens, la première n'étant pas évincée au profit du second. Les analyses de textes font apparaitre les grains, les textures spécifiques de chaque oeuvre : ainsi se combinent les perceptions des images, des rythmes et des sons, parle lecteur qui peut y investir ses affects aussi. Finalement, l'ouvrage cherche à montrer que la lecture poétique ne passe pas par de l'immersion mais par des moments d'intensité dans la lecture vécus par un corps imaginaire.
Comment décrypter l'élection de 2024 aux Etats-Unis, et les lignes de faille de ce système politique ? Et comment la faire comprendre ? A la fois manuel et retour d'expérience de médiation, cet ouvrage ambitionne de répondre à ces deux questions. L'élection présidentielle de 2024 aux Etats-Unis a été à la fois un choc immense et le produit largement prévisible d'un système électoral et politique complexe. La réélection de Donald Trump trahit des tensions et des contradictions remontant pour certaines à la fondation du pays. Cet ouvrage présente deux ambitions. Il s'agit d'abord d'interroger ce système politique, de se demander par exemple ce qui assure aux deux grands partis un monopole durable, ou encore de quelle manière l'argent intervient au cours de la campagne, transformant la sphère publique au nom de la liberté d'expression. Il s'agit ensuite de rendre compte d'une expérience singulière, celle qui a mené un groupe d'étudiants de master en études anglophones à jouer les médiateurs scientifiques pendant près de deux mois pour comprendre puis expliquer en direct les rouages de cette élection, de classes de lycée en salle de cinéma. Ce livre ambitionne de servir de guide dans ces deux domaines, pour comprendre les Etats-Unis et pour comprendre comment en parler ou les étudier, dans une logique de Sciences avec et pour la société (SAPS).
A la ville sont souvent associées la criminalité, la misère, les mauvaises moeurs ou la maladie... Cet ouvrage questionne l'urbaphobie, en interroge les causes, analyse les discours qu'elle véhicule et la manière dont les arts l'ont traitée. Depuis Babylone, Sodome et Gomorrhe, la ville est vue comme la destructrice des structures traditionnelles de la société. Pour Michel Chevalier, Paris est, en 1833, "cette Babel, cette Babylone, cette Ninive, cette grande Bête de l'Apocalypse, cette prostituée fardée, mouchetée, éraillée, débraillée" . Si pour beaucoup la ville incarne le rêve d'une vie meilleure, lorsque le projet tourne au cauchemar, elle devient alors la source de tous les maux sociaux. Pour de nombreux auteurs du XIXe siècle, Paris est la ville des Illusions perdues : criminalité, misère, mauvaises moeurs, dégénérescence des individus, perte des liens sociaux, émeutes... Plus largement, la ville du XIXe siècle est en Europe un problème, particulièrement en France et au Royaume-Uni. Sa taille croissante, ses conditions sanitaires déplorables, les industries qui s'y développent et introduisent des pollutions nouvelles, font craindre l'émergence d'une classe de barbares en son sein. La littérature s'empare de cet imaginaire sombre pour dresser le portrait terrifiant d'une ville malade et assassine, et tout au long de l'époque contemporaine, le même procès se rejoue. A la littérature s'ajoutent le cinéma, les comics ; à la crainte de la peste et du choléra succède celle de la Covid... Dans cet ouvrage, 18 chercheurs en sciences humaines et sociales questionnent la notion d'urbaphobie, cette critique voire condamnation de la ville. Ils en interrogent les causes, analysent les discours qui l'accompagnent, la manière dont les arts s'emparent du thème et les réactions et réponses apportées à ce problème.
Dix ans après le décès de Michel Rocard, Matthieu Cabanis propose une première histoire des hommes et femmes qui ont accompagné une des plus illustres figures de la gauche française, esquissant à travers eux l'histoire d'une certaine idée du socialisme. Michel Rocard fait indubitablement partie du Panthéon de la gauche française. Du PSU au Parti socialiste, il a accompagné l'évolution de la gauche, de la guerre d'Algérie jusqu'à l'aube du troisième millénaire. Parlementaire, maire, ministre, Premier ministre, il est passé par presque tous les rouages de l'Etat. Ainsi, sa carrière fut riche, fructueuse et productive. Mais cette aventure politique fut aussi une aventure collective. Si l'on prend la peine de s'intéresser aux coulisses, on découvre un écosystème foisonnant, dont les contours ont évolué, mais qui l'a constamment accompagné. Aurait-il eu pareille carrière sans ce réseau de fidèles, ces porte-paroles, qui, à leurs échelles, dans les territoires, les organes partisans et la société civile, ont défendu une certaine idée de la gauche : le rocardisme ? C'est cet angle inédit qui est proposé : à partir de Michel Rocard, découvrir une série de parcours qui contribuent à expliquer la complexité des organisations politiques et le rôle majeur des entourages, souvent dans l'ombre, mais indispensables dans les batailles politiques et leurs continuités.