A la ville sont souvent associées la criminalité, la misère, les mauvaises moeurs ou la maladie... Cet ouvrage questionne l'urbaphobie, en interroge les causes, analyse les discours qu'elle véhicule et la manière dont les arts l'ont traitée. Depuis Babylone, Sodome et Gomorrhe, la ville est vue comme la destructrice des structures traditionnelles de la société. Pour Michel Chevalier, Paris est, en 1833, "cette Babel, cette Babylone, cette Ninive, cette grande Bête de l'Apocalypse, cette prostituée fardée, mouchetée, éraillée, débraillée" . Si pour beaucoup la ville incarne le rêve d'une vie meilleure, lorsque le projet tourne au cauchemar, elle devient alors la source de tous les maux sociaux. Pour de nombreux auteurs du XIXe siècle, Paris est la ville des Illusions perdues : criminalité, misère, mauvaises moeurs, dégénérescence des individus, perte des liens sociaux, émeutes... Plus largement, la ville du XIXe siècle est en Europe un problème, particulièrement en France et au Royaume-Uni. Sa taille croissante, ses conditions sanitaires déplorables, les industries qui s'y développent et introduisent des pollutions nouvelles, font craindre l'émergence d'une classe de barbares en son sein. La littérature s'empare de cet imaginaire sombre pour dresser le portrait terrifiant d'une ville malade et assassine, et tout au long de l'époque contemporaine, le même procès se rejoue. A la littérature s'ajoutent le cinéma, les comics ; à la crainte de la peste et du choléra succède celle de la Covid... Dans cet ouvrage, 18 chercheurs en sciences humaines et sociales questionnent la notion d'urbaphobie, cette critique voire condamnation de la ville. Ils en interrogent les causes, analysent les discours qui l'accompagnent, la manière dont les arts s'emparent du thème et les réactions et réponses apportées à ce problème.
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Nombre de pages
286
Date de parution
05/02/2026
Poids
670g
Largeur
162mm
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EAN
9791030012002
Auteur
Chassaigne Philippe ; Le Mao caroline (dir.)
Editeur
PU BORDEAUX
Largeur
162
Date de parution
20260205
Nombre de pages
286,00 €
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Résumé : "Nous, les femmes, si nous voulons être bonnes, féminines, aimables, et vivre une vie familiale, nous ne sommes pas faites pour régner ; à tout le moins, ce sont elles qui s'infligent à elles-mêmes le travail que cela nécessite". Surprenante conception émise par celle qui a régné pendant plus de soixante-trois ans sur la Grande-Bretagne et son empire, et qui a donné son nom à son époque : l' "ère victorienne" . Industrialisation, urbanisation, progrès technologique, enracinement du parlementarisme, naissance des grands partis politiques, expansion coloniale, Victoria (1819-1901) fait accéder la Grande-Bretagne à la première place mondiale. Ce livre combine l'analyse des vies privée et publique de cette reine à la personnalité plus complexe que ce que l'histoire en a retenu. Tour à tour jeune souveraine, épouse aimante, veuve inconsolable, libérale puis conservatrice, icône impériale pour ses Jubilés d'or et de diamant, elle a largement contribué à façonner la monarchie britannique contemporaine.
De Abadan (crise d') à Zone sterling, voici rassemblées en près de 650 mots ou expressions clefs les notions essentielles de l'histoire et de la civilisation britanniques. Couvrant 2 siècles d'histoire, de la Bretagne romaine aux élections de mai 1997, faisant toute leur place aux réalités écossaises et irlandaises, ce lexique replace les phénomènes contemporains dans une perspective d'autant plus nécessaire qu'en Grande-Bretagne, le passé imprègne toujours, plus qu'ailleurs, fortement le présent. Un système de renvois permet de corréler rapidement les entrées entre elles. L'utilisation de l'expression anglaise ou française la plus usuelle et la plus pertinente, l'indication des équivalences entre certains termes spécifiques français et anglais, la présence de chronologies et d'une bibliographie indicative font de ce lexique un véritable instrument de travail.
Résumé : "Messieurs, l'Angleterre est une île, et je devrais m'arrêter là" : cette phrase, par laquelle le politologue André Siegfried ouvrait en Sorbonne son cours d'histoire des îles Britanniques, est, au fil des décennies, entrée dans la légende. C'est que l'Angleterre ne cesse, depuis toujours, de fasciner les Français, qu'ils voient en elle un pays au charme un peu désuet, incapable d'oublier complètement sa grandeur victorienne, ou bien, à l'inverse, le royaume de la libre entreprise, où viennent s'installer de plus en plus de jeunes "décideurs" du continent. Mythes séduisants, qui recouvrent évidemment une réalité plus complexe. Pour la cerner, plongeons dans le récit de ces deux millénaires d'histoire, depuis la conquête romaine à nos jours, en passant par l'époque saxonne, les déchirements religieux, l'hégémonie coloniale ou encore l'affirmation d'une puissance mondiale jusqu'à l'accord du Brexit, conclu durant la crise de la Covid-19. Un récit non exhaustif, bien entendu, mais qui vise à faire apparaître les moments phares et les lignes de force d'un passé vivace, qui donne les clés pour comprendre le présent.
Les années 1970 sont sorties du purgatoire dans lequel elles ont longtemps été enfermées: la mode s'en inspire, la culture populaire les redécouvre, et il n'est pas jusqu'à l'envolée du cours du pétrole, ou les débats sur le pouvoir d'achat qui ne semblent en rappeler le souvenir. Pour autant, qu'en connaissons-nous exactement, au-delà de quelques clichés? Cet ouvrage vient combler un vide, en offrant la première histoire globale de cette décennie cruciale pour le monde occidental. A côté de la crise pétrolière, de l'irruption du terrorisme, des déconvenues de la détente, ou des convulsions de l'après-1968, c'est aussi le début de l'informatisation, le passage du keynésianisme aux politiques néo-libérales, l'élargissement et l'approfondissement de la construction européenne, une effervescence culturelle qui produit le pire comme le meilleur, ou encore l'engagement d'une réflexion nouvelle sur l'Homme et sur la vie. Elles sont de ce fait et, à plus d'un égard, la matrice de notre monde actuel. Biographie: Philippe Chassaigne est professeur d'histoire contemporaine à l'université François-Rabelais, Tours. Ses recherches portent sur l'histoire sociale et culturelle des XIXe-XXe siècles.
Comment décrypter l'élection de 2024 aux Etats-Unis, et les lignes de faille de ce système politique ? Et comment la faire comprendre ? A la fois manuel et retour d'expérience de médiation, cet ouvrage ambitionne de répondre à ces deux questions. L'élection présidentielle de 2024 aux Etats-Unis a été à la fois un choc immense et le produit largement prévisible d'un système électoral et politique complexe. La réélection de Donald Trump trahit des tensions et des contradictions remontant pour certaines à la fondation du pays. Cet ouvrage présente deux ambitions. Il s'agit d'abord d'interroger ce système politique, de se demander par exemple ce qui assure aux deux grands partis un monopole durable, ou encore de quelle manière l'argent intervient au cours de la campagne, transformant la sphère publique au nom de la liberté d'expression. Il s'agit ensuite de rendre compte d'une expérience singulière, celle qui a mené un groupe d'étudiants de master en études anglophones à jouer les médiateurs scientifiques pendant près de deux mois pour comprendre puis expliquer en direct les rouages de cette élection, de classes de lycée en salle de cinéma. Ce livre ambitionne de servir de guide dans ces deux domaines, pour comprendre les Etats-Unis et pour comprendre comment en parler ou les étudier, dans une logique de Sciences avec et pour la société (SAPS).
Dix ans après le décès de Michel Rocard, Matthieu Cabanis propose une première histoire des hommes et femmes qui ont accompagné une des plus illustres figures de la gauche française, esquissant à travers eux l'histoire d'une certaine idée du socialisme. Michel Rocard fait indubitablement partie du Panthéon de la gauche française. Du PSU au Parti socialiste, il a accompagné l'évolution de la gauche, de la guerre d'Algérie jusqu'à l'aube du troisième millénaire. Parlementaire, maire, ministre, Premier ministre, il est passé par presque tous les rouages de l'Etat. Ainsi, sa carrière fut riche, fructueuse et productive. Mais cette aventure politique fut aussi une aventure collective. Si l'on prend la peine de s'intéresser aux coulisses, on découvre un écosystème foisonnant, dont les contours ont évolué, mais qui l'a constamment accompagné. Aurait-il eu pareille carrière sans ce réseau de fidèles, ces porte-paroles, qui, à leurs échelles, dans les territoires, les organes partisans et la société civile, ont défendu une certaine idée de la gauche : le rocardisme ? C'est cet angle inédit qui est proposé : à partir de Michel Rocard, découvrir une série de parcours qui contribuent à expliquer la complexité des organisations politiques et le rôle majeur des entourages, souvent dans l'ombre, mais indispensables dans les batailles politiques et leurs continuités.
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