J'ai possédé une ferme en Afrique au pied du Ngong. La ligne de l'équateur passait dans les montagnes à vingt-cinq milles au nord ". Ainsi comme Klaren Blixen qui, en dévidant simplement ses souvenirs, est parvenue à écrire le livre le plus dense, le plus nourri ; le plus vivant qu'aucun européen ayant vécu en Afrique ait rapporté sur ce continent. Il y a d'abord la vie de la ferme. C'est une exploitation immense et féodale. La maîtresse, la " M'sabu ", règne sur elle comme un seigneur du Moyen Age, qui aurait toute la largeur d'esprit et la douceur d'une femme du XXè siècle. Cette ferme est évidemment le centre du livre ; tout en part ou y aboutit, mais autour d'elle, Klaren Blixen a su brosser un vaste tableau de la vie africaine : Nairobi, la ville proche ; la tribu des Massaïs, guerriers redoutables ; les Kikuyus, travailleurs et amusants ; la mission écossaise ; Kamante, le cuisinier génial ; Farah, le majestueux régisseur ; Knudsen, le vieil émigré blanc, etc. Sous sa plume défile une foule de personnages, de paysages et d'histoires. L'ensemble forme plus et mieux qu'un roman : c'est une immense chronique africaine, pleine de bonhomie et de poésie, l'évocation d'un monde brûlant, violent, naïf et passionnant.
Nombre de pages
328
Date de parution
24/03/1942
Poids
334g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782070207480
Titre
La ferme africaine
Auteur
Blixen Karen
Editeur
GALLIMARD
Largeur
140
Poids
334
Date de parution
19420324
Nombre de pages
328,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Les lecteurs de La ferme africaine ne manqueront pas de se réjouir de la publication des lettres que Karen Blixen a envoyées à sa famille, au Danemark, entre 1914, date d'une arrivée en Afrique qui coïncida avec son mariage, et 1931, date de son départ définitif, le cour brisé, après une série d'échecs. Ces lettres révèlent la personnalité, jusqu'ici assez secrète, de cette aristocrate aux prises avec une vie à laquelle elle n'avait nullement été préparée et qui prend au sérieux, et même au tragique, une entreprise purement commerciale à l'origine. Un gouffre se creuse peu à peu entre une femme et son entourage, une catastrophe ultime met sa vie en péril ; il devient alors urgent de préserver un sens à sa vie, au-delà des mers et du désespoir. Cette correspondance, à la fois journal intime et gazette, constitue également un document de première importance sur la vie d'une communauté blanche en terre "coloniale" à l'aube d'un XXe siècle qui va mettre en question la suprématie européenne. Témoin privilégié, Karen Blixen découvre, à sa propre stupéfaction, qu'il existe des alternatives en matière de culture. Enfin, par les recoupements qu'il permet avec La ferme africaine, ce livre est un document sur la littérature elle-même, sur ses conditions et ses nécessités.
Angelo est le disciple préféré d'Allori, et l'amant de sa femme. Allori, condamné à mort, va être exécuté. Angelo accepte de passer la dernière nuit en prison à sa place, pour lui permettre de rejoindre une dernière fois son épouse. Si le prisonnier ne revient pas, il sera exécuté. Angelo d'ailleurs éprouve un tel sentiment de culpabilité qu'il souhaite la mort...Tel est un des sept récits de cet admirable recueil, composé par l'auteur de La ferme africaine.
Brodsky Joseph ; Aucouturier Michel ; Bordier Jean
L'oeuvre de Joseph Brodsky (1940-1996), lauréat du prix Nobel de littérature en 1987, a été en partie occultée en France par le destin du poète, symbole de la dissidence du régime soviétique. Pour rendre compte de sa poésie d'une extraordinaire virtuosité formelle, liant l'intime à l'épique, au mythologique, et à de constantes préoccupations métaphysiques, André Markowicz a composé un volume qui réunit les poèmes publiés dans la collection "Du monde entier" en 1987 et 1993, replacés ici dans leur ordre chronologique, auxquels s'ajoute une sélection de poèmes inédits en français.
Ce n'était pas un monde perdu dont je me souvenais, ces mois que nous avions passés ensemble dans les années quatre-vingt. C'était le même temps qui avait continué sa course, et avait fini par nous rattraper." De prime abord, la vie du narrateur semble terminée. Le diagnostic de maladie de Parkinson a d'abord été posé, puis sa femme l'a quitté. Mais un jour, au milieu d'un parc de Copenhague, il croise Anna, son amour de jeunesse, une femme libre qu'il a tant aimée autrefois. Aujourd'hui, elle ne se soucie pas de ce diagnostic, et elle l'entraîne dans le drame de sa propre vie, une histoire emblématique de notre temps, remplie d'abus de pouvoir et de trahisons. Jens Christian Grøndahl écrit une partition subtile où au milieu des souvenirs sont exposées les problématiques les plus actuelles - qui vont de la maladie à l'égarement politique, du fossé entre les générations aux violences faites aux femmes. Une fois encore, Jens Christian Grøndahl nous éblouit par sa capacité à saisir l'esprit du temps et à montrer comment l'on peut choisir de se relever après avoir subi une chute et faire le choix de la vie.
Il y a dans Les Mystères de Paris une énergie sauvage: celle d'une cohorte de personnages maléfiques, malfrats hideux comme la Chouette, Tortillard - un anti-Gavroche -, le Maître d'école ou Bras-Rouge, criminels du grand monde comme le comte de Saint-Remy, monstres hypocrites comme le notaire Jacques Ferrand. Eugène Sue n'est pas avare de noirceur. Mais il y a aussi une sauvagerie du Bien, celle de Rodolphe, prince mélancolique venu à Paris à la recherche de sa fille perdue, impitoyable avec les méchants qu'il punit au mépris des lois. On doit à sa cruauté quelques-unes des scènes les plus stupéfiantes du roman: le châtiment du Maître d'école, ou le supplice de luxure imposé à Jacques Ferrand. Cette cruauté contraste avec la pureté morale de Fleur-de-Marie, comme avec la face solaire de Rodolphe, providence de tous les malheureux honnêtes dont il croise le chemin. Le roman exprime dans son ensemble une quête assoiffée de régénération morale de la société, par l'amélioration des mécanismes préventifs et répressifs (c'est le sens de l'engagement de Sue en faveur dans l'encellulement des criminels) ainsi que par l'invention de mécanismes d'incitation au Bien, police ou tribunal de la Vertu, qui doivent récompenser publiquement les actions exemplaires." Judith Lyon-Caen.