Mégères et vamps face caméra. La violence féminine dans le cinéma français (1914-1929)
Bléger Anne ; Tsikounas Myriam
L'HARMATTAN
Nouveauté
34,00 €
Sur commande en 6-8 jours
EAN :9782336520995
Depuis la Première Guerre mondiale, et le succès d'Irma Vep, l'héroïne machiavélique des Vampires (1915-1916) de Louis Feuillade, interprétée par Musidora, les personnages de femmes violentes se sont diversifiés dans le cinéma français des années 1920. Influencées par les faits divers, la peinture, les contes et la littérature, les représentations cinématographiques de la violence féminine ont évolué, entre 1914 et 1929, au rythme des mutations de la société, des trouvailles esthétiques, des progrès techniques et des vedettes en vogue. A partir d'une analyse comparée d'actes violents commis par les représentants des deux sexes, l'autrice tente de déterminer si les images cinématographiques, produites par une société marquée par quatre années de guerre, révèlent des stéréotypes de genre. A chaque type de violence correspond un profil d'actrice particulier, choisi par le cinéaste, révélateur du regard porté sur l'acte brutal et son contexte. Les mégères, marâtres, infanticides, vamps, révolutionnaires et reines terribles sont des alternatives au rôle d'ingénue qui enrichissent le répertoire d'emplois des comédiennes, leurs compétences et offrent aux spectatrices des modèles inspirants. La violence des héroïnes et anonymes, majoritairement filmée par des hommes dans une jeune industrie cinématographique qui, déjà, laisse peu de place aux femmes aux postes de direction, semble révéler les peurs masculines face à l'émancipation féminine durant l'entre-deux-guerres.
Nombre de pages
332
Date de parution
03/09/2026
Poids
510g
Largeur
155mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782336520995
Auteur
Bléger Anne ; Tsikounas Myriam
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
155
Date de parution
20260903
Nombre de pages
332,00 €
Disponibilité
Sur commande en 6-8 jours
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Regards sur un concept central de la psychanalyse : le refoulementÀ l'origine de ce numéro, une date anniversaire, décembre 1964, création de l'Association psychanalytique de France. Un moment de commémoration, donc, pour accueillir les souvenirs tout en maintenant la mobilité face à un temps ritualisé, un rien figé. Mais commémorer appelle des relents tragiques où plane l'ombre de la guerre. Craindre la survenue de la péripétie à venir impose de quitter commémorer au bénéfice d'un acte spécifique de la psychanalyse : remémorer, qui permet d'appréhender le présent à la lumière d'éléments passés, suscitant des interprétations imprévues et des dégagements salutaires. Dans ce numéro nous avons souhaité accueillir des contributions qui présentent un panorama en prise avec le passé autant avec l'actuel afin d'envisager des pistes de réflexion pour les temps à venir. Face à cette tentative de faire histoire, nous nous sommes trouvés devant plusieurs possibilités : s'arrêter sur la biographie de ses acteurs, apprécier le mouvement des analystes en leur histoire commune ou étudier la fabrique et l'évolution de concepts ? Les auteurs se penchent sur les diverses influences et les temps forts dont ils se sentent redevables dans leurs parcours de formation, dans leurs recherches comme dans l'évolution de leur pratique. Chacun des textes qui suit met l'accent sur les passages et les rencontres, sur les déroutements de trajectoires : ils s'inscrivent de fait dans la longue évolution de l'analyse depuis ses commencements. Celle-ci chemine en des temps troublés, avec des obstacles placés sur sa route, selon une progression qui, à l'instar de celle de Gradiva, tente de conserver l'élégante détermination de son allure.
Aux larmes sauvageons nous propulse dans la peau d'un gamin bien déterminé à réussir et nous entraîne à 200 km/h dans une quête initiatique semée d'embûches. Avec ce roman écrit en vue subjective Rodolphe Bléger nous plonge dans un territoire adolescent, nous en livre les codes, les joies, les peines, les horreurs et renoue avec la tradition du roman noir. Personne n'en sortira indemne !
On ne mesure pas encore tout à fait les conséquences de la pandémie qui a commencé en France en mars 2020. En un tour de main, l'immense majorité des psychanalystes (y compris l'auteur de cet ouvrage) sont passés de la cure psychanalytique en présence à l'analyse à distance par téléphone ou par internet. Or, le confinement n'a fait que mettre au jour et accélérer ce qui était déjà là : des conceptions de la cure pour le moins divergentes, parfois aux antipodes les unes des autres. Comme lors de toute "crise" (mais que serait une psychanalyse sans "crise" ? ), c'est l'occasion d'interroger nos outils. Pourquoi l'omniprésence, depuis une vingtaine d'années en France, de la notion de cadre psychanalytique ? Dépasser une vision purement formelle du cadre (nombre de séances, paiement, durée de la séance, etc.) permet d'élargir notre idée de ce qu'est le matériel de la séance. Tout comme la méthode, le cadre s'impose autant, sinon plus, à l'analyste qu'au patient. Si les forces inconscientes sont obstinées, les conditions de la pratique psychanalytique sont, elles, bien fragiles.
Durant l’entre-deux-guerres, la fabrication du vedettariat s’impose comme une nécessité pour l’industrie du cinéma français et sa renommée mondiale. L’objectif assigné à tous ceux qui sont chargés de promouvoir les films, et plus particulièrement aux journalistes, est sans conteste, la visibilité des stars. Parfois cependant, cette construction médiatique s’effectue au détriment d’autres pans de la vie des comédiens et des comédiennes. Ces pans sont occultés pour ne pas ternir l’image idéalisée et normative façonnée par la presse, les producteurs, les distributeurs et par les acteurs eux-mêmes.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...