Les épîtres dédicatoires de Scipion Dupleix. Une carrière en épîtres ?
Blanquie Christophe
KIME
16,30 €
Epuisé
EAN :9782841744442
Philosophe, on lui doit l'un des premiers Cours de Philosophie en français (Fayard a réédité ses principaux ouvrages dans la collection Corpus). Historien, il est l'auteur de Mémoires des Gaules et d'une monumentale Histoire générale de France aux innombrables rééditions et toujours utile aux spécialistes du XVIIe siècle. Philologue, il a composé une étonnante Liberté de la langue française dans sa pureté. Auteur prolifique, Scipion Dupleix est d'abord un magistrat : avocat du roi au présidial de Condom (1599), maître des requêtes de la reine Marguerite, assesseur criminel, conseiller d'Etat et enfin président présidial à Nérac. Ce cursus honorum suffirait à justifier une étude précise des épîtres dédicatoires de tous ses livres. Or celles-ci témoignent d'une rare maîtrise d'un véritable genre littéraire. Les riches épîtres dédicatoires de Dupleix offrent une passionnante introduction à la culture des érudits du premier XVIIe siècle. Le style en est travaillé en fonction du sujet de l'ouvrage comme de la personnalité des dédicataires. Une carrière en épîtres ? rassemble toutes les épîtres des ouvrages imprimés de Dupleix parvenus jusqu'à nous, y compris celle de la première édition de La Logique que ne possède aucune bibliothèque publique française. Ainsi mises en série, les épîtres révèlent leur qualité littéraire et invitent à répudier quelques idées reçues sur un genre qui ne servirait qu'à solliciter la protection des Grands.
Nombre de pages
130
Date de parution
09/01/2008
Poids
170g
Largeur
145mm
Plus d'informations
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EAN
9782841744442
Titre
Les épîtres dédicatoires de Scipion Dupleix. Une carrière en épîtres ?
Auteur
Blanquie Christophe
Editeur
KIME
Largeur
145
Poids
170
Date de parution
20080109
Nombre de pages
130,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Colbert doit en partie sa réputation de grand commis de l'Etat aux enquêtes qu'il a commandées sous Louis XIV. Celle de 1665 sur les offices, remarquable outil de connaissance et, éventuellement, de transformation de l'appareil monarchique, recense toutes les charges publiques créées par le roi. La généralité de Bordeaux, avec ses institutions, ses villes et ses frontières, est ici analysée.
Ce manuel rend compte du "foisonnement baroque" (Pierre Goubert) des institutions de la France d'Ancien Régime, depuis le règne fondateur d'Henri IV jusqu'à la Révolution. Au plus près des archives, il offre des clés pour comprendre tout à la fois l'unité, autour du souverain, et la diversité, jusqu'au c?ur des bourgs et des villages, de ces "organismes vivants" qui unissent, et parfois opposent gouvernés et gouvernants.L'auteur étudie les institutions qui puisent leur justification et leur légitimité de la proximité du prince (le conseil du roi est la première d'entre elles), comme celles qui procèdent de la "France profonde": états généraux, états provinciaux, villes, communautés...A travers l'esprit, l'histoire, l'évolution de ces appareils de pouvoir, mais aussi leurs méthodes et leur personnel (les officiers qui les font vivre), c'est la monarchie d'Ancien Régime qui se trouve ici présentée, dans ses principales composantes: une monarchie de justice, de finances, de police (administration) construite autour du discours et de la souveraineté du roi en action.
Les Mémoires de Saint-Simon constituent son grand oeuvre, mais sa correspondance reste mal connue. Sa découverte passe par la définition des catégories d'un genre hétérogène et pourtant irréductible à d'autres modes d'écriture, mais aussi par le repérage des usages épistolaires d'un duc et pair à la cour de Louis XIV et de Louis XV. Plus qu'un Saint-Simon épistolier, voici un Saint-Simon par ses lettres et un Secrétaire selon Saint-Simon. Tout en présentant des lettres inédites du duc et de la duchesse, cette enquête générique dévoile les enjeux concrets d'une correspondance et de ses formes. Au-delà d'un nouveau portrait du mémorialiste, l'on voit s'élaborer une méthode pour analyser une correspondance et en compléter l'inventaire au fil des découvertes.
Il y a exactement deux siècles, en 1821, Charles Nodier inventait l'appellation "genre frénétique" pour désigner la face sombre du romantisme, sa part d'horreur et d'excès, et il fustigeait l'immoralité du genre tout en reconnaissant les séductions sulfureuses que celui-ci exerce sur le lecteur. Alors que la critique du XXe siècle, des surréalistes à Annie Le Brun et Jean-Luc Steinmetz, a retourné la condamnation moralisatrice du XIXe siècle en faisant l'éloge de la portée subversive de ces oeuvres qui structurent leurs intrigues autour du conflit entre le bien et le mal, il est temps d'adopter une approche dépassionnée des morales du romantisme noir. Si les oeuvres noires, comme on le leur a parfois reproché, se caractérisent par leur manichéisme, celui-ci peut prendre des formes variées. Les romans valorisant la vertu et l'innocence de l'héroïne s'opposent ainsi aux récits sadiens faisant goûter au lecteur les délices vertigineuses de la cruauté. Dès l'époque romantique se multiplient les oeuvres ambivalentes, qui, infusant l'ironie dans le modèle du roman noir, rendent plus incertaine la frontière entre bien et mal. Quelles sont les valeurs défendues dans ces fictions ? Les variations morales dessinent-elles une évolution historique ? Sont-elles corrélées à des tendances esthétiques particulières ? Les études réunies ici proposent quelques réponses à ces questions, à travers l'analyse de l'axiologie du romantisme noir de Ducray-Duminil à Gaston Leroux, en passant par Nodier, George Sand, Balzac ou Pétrus Borel.
Le numéro du Bulletin de la SHESVIE 28-2 sera consacré à un dossier spécial sur "Les classifications zoologiques d'Aristote à Linné. Approches historiques et lexicologiques" . Les éditeurs scientifiques en sont Meyssa Ben Saâd, Simon Thuault, Yoan Boudes et Axelle Brémont. Il sera découpé en cinq passionnants articles dont le premier explorera "La classification zoologique dans la civilisation arabe classique : approche lexicologique et épistémologique" (Philippe Provençal), puis les lecteurs pourront appréhender la richesse du " lexique de l'échelle des êtres dans le Traité des animaux d'Aristote et le De animalibus d'Albert le Grand" (Grégory Cless) avant de se pencher sur l'histoire du "Genre, maître mot du classement" (Philippe Lherminier) ainsi que sur "Les traités d'Ichtyologie vers 1555- La naissance de la "peinture scientifique" " (Katharina Kolb). Enfin, un groupe de jeunes chercheurs nous proposera une "Etude du lexique et des catégories zoologiques en vietnamien" (Phuong Duyen Nguyen, Arnaud Zucker, Danh Thành Do-Hurinville).
Comment des écrivains qui n'ont pas vécu la Shoah racontent-ils cet événement ? En France, cette question s'est posée de manière polémique à la parution des Bienveillantes de Jonathan Littell (2006) et de Jan Karski de Yannick Haenel (2009). Cet essai est consacré à l'ensemble de la littérature écrite en français par la génération des petits-enfants, soit par vingt-deux auteurs, qu'il s'agisse de descendants de victimes de la Shoah ou d'auteurs qui se sentent héritiers de cette mémoire. L'analyse de ces oeuvres permet de se pencher sur des questions très actuelles, comme la délicate appropriation d'un héritage, les supposés dangers de la fiction, ou encore l'utopie qui consiste à croire que l'on peut se faire témoin du témoin ou réparer le passé.
Si la plus importante figure philosophique du vingtième siècle était une femme, ce serait Simone Weil (1909-1943), comme on commence à le discerner aujourd'hui. En parcourant les lieux par où elle est passée, ce livre tente de reconstituer le chemin intellectuel et spirituel de Simone Weil. A chaque lieu, qui constitue un moment mental, est attaché un questionnement majeur de son oeuvre, si bien qu'à la fin la pensée de la philosophe apparaît dans sa globalité : c'est d'abord une philosophie de l'esprit où le miracle de la pensée tient dans le mystère des inspirations qui nous traversent. Mais Simone Weil ne peut suivre le fil de ses pensées que si elle se confronte à l'actualité de son époque, de 1929 à 1943, et qu'à travers les milieux sociaux très différents où elle sème le trouble (du syndicalisme à la France libre de Londres, en passant par le monde des usines, la guerre d'Espagne, l'exode de Juifs français) et les rencontres qu'elle fait. C'est une pensée à la fois très intérieure (mystique même) et complètement ouverte aux problèmes économiques, sociaux et politiques d'une tranche d'Histoire que ces pages essaient de reconstruire à partir de la géographie concrète que sa vie dessine. Cependant, l'ouvrage refuse d'enfermer Simone Weil en son temps et prend le risque d'actualiser sa pensée en interrogeant ce que sont devenus les campagnes, les villes et les pays qu'elle a traversés, jusqu'à faire un état des lieux de la France d'aujourd'hui. Une lecture des lieux à partir de sa pensée ; une lecture de sa pensée à travers les lieux.