L'espace hydraulique sud-africain. Le partage des eaux
Blanchon David ; Dubresson Alain ; Bravard Jean-Pa
KARTHALA
26,00 €
Sur commande en 6-8 jours
EAN :9782811101756
Depuis les débuts de la conquête coloniale jusqu'à la fin de l'apartheid, la partition de l'espace sud-africain s'est doublée d'un partage inégal des eaux. Tout comme les terres les plus fertiles et les ressources minières, les ressources hydrauliques sud-africaines, indispensables au développement dans un pays marqué par l'aridité, ont été l'objet d'une conquête par les colons blancs. Ce livre retrace l'histoire de cette appropriation, à travers l'exemple des deux principaux cours d'eau, l'Orange et son affluent le Vaal. Il montre comment un vaste système de manipulation des cours d'eau a été construit autour de grands transferts d'eau, pour les faire passer de leur direction " naturelle ", vers l'océan, à leur direction " anthropique " actuelle, vers l'argent et le pouvoir. De cette conquête, les cours d'eau sud-africains, barrés par des centaines de barrages, parfois gigantesques, endigués, transférés et pollués, ne sont pas sortis indemnes. Il est devenu difficile de distinguer dans les cours d'eau sud-africains les dynamiques naturelles des modifications voulues par l'homme, souvent du fait des interactions complexes entre les grands barrages et les aménagements locaux. Avec l'arrivée au pouvoir de l'ANC de Nelson Mandela, la gestion de l'eau était promise à un changement radical, passant du " All, for Some, Now " de l'apartheid au " Some, for All, for Ever ". Mais comment évaluer des impacts environnementaux alors que s'entremêlent de façon inextricable le " naturel " et " l'artificiel ", les processus nés des aménagements locaux, des grands barrages et les fluctuations cycliques des précipitations ? Comment gérer des cours d'eau et mener des politiques environnementales, au sortir de 40 ans d'apartheid, alors que le cadre du bassin versant n'a plus de sens ? Les réponses apportées à ces questions depuis 15 ans sont non seulement un indicateur des changements qui affectent l'Afrique du Sud, mais aussi un exemple pour tous les pays du Sud confrontés aux mêmes défis.
Nombre de pages
294
Date de parution
01/04/2009
Poids
500g
Largeur
160mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782811101756
Auteur
Blanchon David ; Dubresson Alain ; Bravard Jean-Pa
Editeur
KARTHALA
Largeur
160
Date de parution
20090401
Nombre de pages
294,00 €
Disponibilité
Sur commande en 6-8 jours
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
La ressource en eau est souvent comparée au pétrole dont la pénurie conduirait à une " crise de l'eau " imminente, permanente, locale et globale. De ce constat alarmiste aux guerres de l'eau prédites par certains, il n'y a qu'un pas. Pourtant, la place de l'eau dans les conflits est débattue. Si elle les aggrave, elle en est rarement la cause première, et peut même être un bon terrain de coopération lorsque l'on veut faire la paix. Cet ouvrage montre les 3 grands défis pour la gestion de l'eau au XXIe siècle : préserver l'écosystème, fournir à tous une eau potable et produire suffisamment d'eau pour l'agriculture. Au travers de cette analyse détaillée, David Blanchon montre que les conflits les plus graves liés à l'eau ne seront probablement pas les guerres de l'eau entre Etats, mais les concurrences, dans les pays du Sud, entre villes et campagnes, la dégradation de la qualité de l'eau, le tout aggravé par le réchauffement climatique.
Plus d'un milliard de personnes dans le monde n'ont toujours pas accès à un point d'eau protégé. Et pas un jour ne passe sans que l'on s'interroge sur les taux élevés de polluants dans les nappes phréatiques du Bassin parisien ou la violence des inondations au Pakistan. L'eau, ressource renouvelable mais menacée, est au coeur des débats actuels. David Blanchon, maître de conférences en géographie à l'université Paris Ouest Nanterre La Défense, nous propose dans ce dossier une nouvelle réflexion sur le sujet. Bien sûr des éléments persistent à peser de tout leur poids sur l'avenir de l'eau. Mais de nouveaux raisonnements tendent à s'imposer. N'est-il pas nécessaire de renouveler le regard sur la ressource à travers le concept d'eau "virtuelle" ? Ne doit-on pas souligner le développement de certaines voies d'avenir en matière d'irrigation ou de dessalement ? Ne faut-il pas rappeler que les tensions autour de l'eau sont plus prégnantes à l'échelle locale qu'entre les Etats ...
La ressource en eau est souvent comparée au pétrole dont la pénurie conduirait à une " crise de l'eau " imminente, permanente, locale et globale. De ce constat alarmiste aux guerres de l'eau prédites par certains, il n'y a qu'un pas. Pourtant, la place de l'eau dans les conflits est débattue. Si elle les aggrave, elle en est rarement la cause première, et peut même être un bon terrain de coopération lorsque l'on veut faire la paix. Plus qu'une " crise de l'eau " liée à une pénurie naturelle, la géopolitique de l'eau est gouvernée par des politiques de l'eau déficientes, et par la difficulté à garantir la sécurité hydrique, le tout aggravé par le réchauffement climatique. Mais des solutions pour une " nouvelle culture de l'eau " existent, encore faut-il réussir à les mettre en place. Au travers de cette analyse précise, David Blanchon détaille les trois grands défis pour la gestion de l'eau au XXIe siècle : préserver l'écosystème, fournir à tous une eau potable et procurer suffisamment d'eau pour l'agriculture. Car sa place centrale dans la satisfaction de besoins humains fondamentaux fait de l'eau, au même titre que le climat, un enjeu global.
La troisième édition de cet atlas, entièrement mis à jour, présente une synthèse des problématiques liées à l'eau illustrée de plus de 100 cartes et schémas. Une ressource vitale, abondante mais mal répartie, qui révèle des inégalités sociales et de genre. Un bien commun menacé par la surexploitation, par les pollutions agricoles, industrielles et urbaines. Préserver les ressources et leur qualité : un défi sanitaire et social, économique et environnemental, mais aussi et surtout un choix politique. Spécialiste en géographie humaine et environnementale, l'auteur expose les défis auxquels le monde est aujourd'hui confronté en matière de gestion de sa ressource la plus précieuse.
A la croisée de la psychanalyse et de l'anthropologie, cet ouvrage propose une lecture structurale de l'histoire ottomane et républicaine de la Turquie. D'Osman à Kemal, de la chute de Constantinople au mouvement protestataire du parc de Gezi (2013), sont retracées les transformations du "discours" social organisé par quatre places qu'occupent différentiellement le sultan, l'Etat, les assujettis et le territoire. Au "discours d'Empire" des premiers Ottomans succède au XVIIe siècle un "discours d'en pire" dont émerge, au XIXe siècle, celui "de la paranoïa" à la logique génocidaire. De cette matrice naît celui de la République, toujours actuel depuis cent ans : le "discours de l'hainamoration" dont Erdo?an est depuis vingt ans le sujet principal. Ces transformations successives ont pour enjeu, avec une étrange constance, le champ de l'altérité : le lieu de la différence.
La question de l'évangélisation est au coeur de ce récit à caractère autobiographique. Prêtre du diocèse de Vannes, Bertrand Jégouzo a passé plusieurs années de sa vie comme missionnaire Fidei donum dans le diocèse de Riobamba, en Equateur. Plus précisément dans les Andes au milieu d'une population majoritairement indienne. Très vite, il s'est trouvé confronté à l'interrogation à la base de l'évangélisation : comment un missionnaire occidental, formé dans la théologie catholique du XXe siècle, peut-il transmettre - ou partager - la foi chrétienne à des paysans quechua vivant dans une culture plus que millénaire ? Comment composer avec les formes et les traditions d'un christianisme implanté au temps de la conquête espagnole ? A travers le récit d'histoires et d'aventures vécues au quotidien, l'auteur questionne la pratique missionnaire. Dans les sociétés latino-américaines, l'enjeu est d'assurer le droit à la différence dans les manières de vivre, de penser et d'élaborer ses propres conceptions culturelles et religieuses. Son témoignage aborde des questions essentielles et respire l'authenticité.