Lorsque Jean-Marc Déhan et Jacques Grindel, dans les années 80, réalisèrent la collection " voir et entendre ", celle-ci s'adressait autant aux collèges et lycées qu'aux conservatoires et écoles de musique. Il nous a semblé que cet outil remarquable pouvait, avec quelques ajouts, redevenir un outil pédagogique de tout premier plan. Le parti-pris a été cependant de réimprimer à l'identique les fascicules, mais en les enrichissant d'un court dossier pédagogique, donnant, pour chaque titre, des pistes d'utilisation complémentaires de celles déjà mises en lumière dans les partitions elles-mêmes. Il est possible d'utiliser ces partitions : ? pour la lecture de notes ; ? pour la lecture de rythmes ; ? pour la dictée musicale ; ? pour le chant, en faisant chanter et mémoriser les principaux thèmes ; ? pour la formation de la pensée musicale : les thèmes mémorisés pourront être transposés à l'oreille et donner lieu le cas échéant à des autodictées ; ? pour l'analyse musicale et l'harmonie, grâce aux analyses fines de J.-M. Déhan et J. Grindel reportées sur la partition ; ? pour l'histoire de la musique grâce aux textes de présentation ; ? et, bien sûr, pour l'écoute raisonnée des ?uvres en suivant tout simplement la partition, quitte à faire porter l'audition sur des éléments précédemment indiqués par le professeur. Chaque professeur pourra adapter ces exercices au niveau de ses élèves. Mais ces partitions sont également destinées aux amateurs éclairés pour qui la lecture des clés d'ut dans les partitions d'orchestre habituelles, ainsi que le casse-tête des instruments transpositeurs sont souvent des obstacles rédhibitoires. Souhaitons seulement que cette réédition permette une meilleur connaissance par tous, jeunes et moins jeunes, futurs professionnels ou amateurs éclairés, de quelques ?uvres fondamentales du répertoire. N.B. Après bien des hésitations, nous avons décidé d'indiquer des liens vers des interprétations des ?uvres elles-mêmes et des écoutes complémentaires que nous avons suggérées. Ces choix ont été fonction des interprétations facilement accessibles par Youtube mais ne prétendent pas constituer des modèles. C'est seulement une facilité que nous avons voulu donner à ceux qui n'ont pas à leur disposition une abondante discothèque. À chacun de retrouver ensuite l'interprétation qu'il préfère? Daniel Blackstone
Date de parution
29/02/2016
Poids
114g
Largeur
200mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782701021713
Titre
JEAN-SEBASTIEN BACH, CANTATE BWV 140
Auteur
BLACKSTONE DANIEL
Editeur
BEAUCHESNE
Largeur
200
Poids
114
Date de parution
20160229
Nombre de pages
0,00 €
Disponibilité
Epuisé
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Lorsque Jean-Marc Déhan et Jacques Grindel, dans les années 80, réalisèrent la collection " voir et entendre ", celle-ci s'adressait autant aux collèges et lycées qu'aux conservatoires et écoles de musique. Il nous a semblé que cet outil remarquable pouvait, avec quelques ajouts, redevenir un outil pédagogique de tout premier plan. Le parti-pris a été cependant de réimprimer à l'identique les fascicules, mais en les enrichissant d'un court dossier pédagogique, donnant, pour chaque titre, des pistes d'utilisation complémentaires de celles déjà mises en lumière dans les partitions elles-mêmes. Il est possible d'utiliser ces partitions : ? pour la lecture de notes ; ? pour la lecture de rythmes ; ? pour la dictée musicale ; ? pour le chant, en faisant chanter et mémoriser les principaux thèmes ; ? pour la formation de la pensée musicale : les thèmes mémorisés pourront être transposés à l'oreille et donner lieu le cas échéant à des autodictées ; ? pour l'analyse musicale et l'harmonie, grâce aux analyses fines de J.-M. Déhan et J. Grindel reportées sur la partition ; ? pour l'histoire de la musique grâce aux textes de présentation ; ? et, bien sûr, pour l'écoute raisonnée des ?uvres en suivant tout simplement la partition, quitte à faire porter l'audition sur des éléments précédemment indiqués par le professeur. Chaque professeur pourra adapter ces exercices au niveau de ses élèves. Mais ces partitions sont également destinées aux amateurs éclairés pour qui la lecture des clés d'ut dans les partitions d'orchestre habituelles, ainsi que le casse-tête des instruments transpositeurs sont souvent des obstacles rédhibitoires. Souhaitons seulement que cette réédition permette une meilleur connaissance par tous, jeunes et moins jeunes, futurs professionnels ou amateurs éclairés, de quelques ?uvres fondamentales du répertoire. N.B. Après bien des hésitations, nous avons décidé d'indiquer des liens vers des interprétations des ?uvres elles-mêmes et des écoutes complémentaires que nous avons suggérées. Ces choix ont été fonction des interprétations facilement accessibles par Youtube mais ne prétendent pas constituer des modèles. C'est seulement une facilité que nous avons voulu donner à ceux qui n'ont pas à leur disposition une abondante discothèque. À chacun de retrouver ensuite l'interprétation qu'il préfère? Daniel Blackstone
Lorsque Jean-Marc Déhan et Jacques Grindel, dans les années 80, réalisèrent la collection " voir et entendre ", celle-ci s'adressait autant aux collèges et lycées qu'aux conservatoires et écoles de musique. Il nous a semblé que cet outil remarquable pouvait, avec quelques ajouts, redevenir un outil pédagogique de tout premier plan. Le parti-pris a été cependant de réimprimer à l'identique les fascicules, mais en les enrichissant d'un court dossier pédagogique, donnant, pour chaque titre, des pistes d'utilisation complémentaires de celles déjà mises en lumière dans les partitions elles-mêmes. Il est possible d'utiliser ces partitions : ? pour la lecture de notes ; ? pour la lecture de rythmes ; ? pour la dictée musicale ; ? pour le chant, en faisant chanter et mémoriser les principaux thèmes ; ? pour la formation de la pensée musicale : les thèmes mémorisés pourront être transposés à l'oreille et donner lieu le cas échéant à des autodictées ; ? pour l'analyse musicale et l'harmonie, grâce aux analyses fines de J.-M. Déhan et J. Grindel reportées sur la partition ; ? pour l'histoire de la musique grâce aux textes de présentation ; ? et, bien sûr, pour l'écoute raisonnée des ?uvres en suivant tout simplement la partition, quitte à faire porter l'audition sur des éléments précédemment indiqués par le professeur. Chaque professeur pourra adapter ces exercices au niveau de ses élèves. Mais ces partitions sont également destinées aux amateurs éclairés pour qui la lecture des clés d'ut dans les partitions d'orchestre habituelles, ainsi que le casse-tête des instruments transpositeurs sont souvent des obstacles rédhibitoires. Souhaitons seulement que cette réédition permette une meilleur connaissance par tous, jeunes et moins jeunes, futurs professionnels ou amateurs éclairés, de quelques ?uvres fondamentales du répertoire. N.B. Après bien des hésitations, nous avons décidé d'indiquer des liens vers des interprétations des ?uvres elles-mêmes et des écoutes complémentaires que nous avons suggérées. Ces choix ont été fonction des interprétations facilement accessibles par Youtube mais ne prétendent pas constituer des modèles. C'est seulement une facilité que nous avons voulu donner à ceux qui n'ont pas à leur disposition une abondante discothèque. À chacun de retrouver ensuite l'interprétation qu'il préfère? Daniel Blackstone
Daniel Blackstone - Cécile et Gérard Denizeau xviiie siècle - tome 1 Jean-Sébastien Bach, François Couperin, Georg Friedrich Haendel Au xviiie siècle, le monde géographique, mais également celui de la sensibilité, des idées, de l'imaginaire et de la volonté, s'élargit soudain aux yeux des Européens. Sollicités par des exigences neuves, stimulés par l'épuisement des anciennes références, les penseurs ordonnent leurs impulsions, canalisent leurs rêves. Le xviiie siècle est le temps de la pensée qui, fondée sur la raison, éclaire les ténèbres du passé, dissipe les obscurités du présent, lève le voile sur le futur. Les grands esprits de ce temps ont nom Montesquieu, Voltaire, Rousseau, Diderot qui, recueillant l'héritage de leurs prédécesseurs critiques (Bayle, Spinoza, Saint-Evremond, Descartes), fondent la littérature politique. Musicalement, la mutation du langage ne se résume pas à un passage de l'horizontal au vertical, mais la disparition, au milieu du siècle, de la basse continue fait césure entre les deux volets d'une ère dominée par les productions de Jean-Sébastien Bach (1685-1750) et de Wolfgang Amadeus Mozart (1756-91), rupture liée à l'épanouissement du style concertant. Italie, France et pays germaniques demeurent les terres d'élection de la création musicale, l'Angleterre ne parvenant pas à se donner un compositeur d'envergure internationale, l'Espagne étant, pour sa part, submergée par la vague instrumentale et lyrique venue d'Italie avec Domenico Scarlatti (1685-1757). C'est donc une période heureuse de l'histoire musicale européenne que cette première moitié du xviiie siècle. On y découvre la création à son sommet, par l'action de puissantes personnalités (Couperin, Vivaldi, Rameau, Jean-Sébastien Bach, Haendel, Domenico Scarlatti), mais aussi par l'éclectisme qui embrase très loin le vieux continent (Szczurowski écrit la première symphonie polonaise en 1740, date d'émergence de certaines particularités nationales dans la production lyrique locale).
Quand un petit garçon, sur un bateau, regarde à travers une lunette, il voit... un oiseau qui vole... le soleil dans le ciel et un oiseau qui vole... un dauphin qui saute dans les vagues, le soleil dans le ciel et un oiseau qui vole... Puis une île, un arbre, une plage, un chien apparaissent... Au fil des éléments qui s'ajoutent au paysage, les mots s'ajoutent à la phrase principale, qui épouse graphiquement les mouvements des vagues et des dessins. Un voyage poétique sur une mer turquoise, sous un soleil rieur, qui s'achève sur un moment de détente en compagnie d'un ami... Que demander de plus ...
Dans l'Eglise du Moyen Age central, l'inspiration charismatique n'est pas antinomique de la bureaucratisation : elle en est la condition nécessaire. C'est ce que montre cette étude des mobilisations ecclésiologiques de la référence à l'Esprit. Loin d'oublier l'Esprit dans la routine d'une bureaucratie sans âme, les agents de l'institution de l'appareil ecclésial sont les premiers à y faire référence pour opérer, à partir du milieu du XIe siècle, une centralisation pontificale des différentes tendances réformatrices. La monopolisation pontificale de la référence légitime à l'Esprit permet à la fois d'affirmer l'autonomie - la théonomie - de l'appareil ecclésial et d'en suspendre les règles ordinaires. L'appropriation de ce discours ecclésiologique par les chroniqueurs et réformateurs du XIIe siècle va conduire à une nouvelle perception de l'histoire, fondée sur l'idée d'un progrès inspiré et mené par des hommes spirituels. Moines charismatiques et administrateurs peuvent ainsi s'associer autour du fragile malentendu d'une institution spirituelle. Lorsque celui-ci se délite, les discours prophétiques en font l'aune à laquelle juger le présent ou un projet d'avenir. Au cours des XIIIe et XIVe siècles, ce modèle d'une bureaucratie charismatique se dissocie en conceptions antagonistes de la référence à l'Esprit : un usage intégré dans les rouages de l'administration, qui n'apparaît explicitement que dans les périodes de crise, et une référence de plus en plus eschatologique visant à condamner tous ceux qui persécutent les "spirituels".
Scolastique : dérisoire ou sérieuse ? Savante ou bornée ? Ratiocination ou perfection rationnelle de l'investigation universelle ? Virtuosité intellectuelle ou figement formel ? Peu de mots, assurément, résonnent de manière aussi contradictoire dans notre chambre cognitive. Faut-il s'en étonner ? La scolastique, avec le Sic et non d'Abélard au XIIe siècle, se construit sur l'exploration inextinguible de la contradiction. Elle progresse vers la vérité grâce au kaléidoscope des possibles logiques. En son âge d'or, du XIIIe au XVe siècle, auxquels est consacré ce volume, elle ne structure pas seulement la pensée des intellectuels. Imprimant sa forme et ses processus heuristiques à la littérature - latine ou romane - qu'elle érige en son extension, elle trouve en celle-ci non seulement un réceptacle et un lieu de diffusion, mais un révélateur. Codifiée mais libre comme une forme fixe, elle est littérature à part entière, partageant avec elle les ambitions et les modalités protéiformes d'une architectonique savante dévouée à l'éveil de l'esprit. Les vingt-quatre contributions ici réunies sondent la manière dont la littérature médiévale, tirant partie de sa propre diversité, sérieuse, comique, savante, ambiguë ou critique, s'est emparée de la scolastique pour faire d'un phénomène social qui aurait pu devenir un puissant outil de contrôle, un formidable moteur d'émancipation individuelle.
Une exclamation d'Origène (empruntée à Jérémie) : Tu m'as trompé, Seigneur ! Une autre de saint Anselme : Seigneur, je cherche ton visage ! L'une et l'autre nous a paru valoir d'être scrutée, comme introduisant à une demarche de pensée qui caractérise chacun de ces deux grands esprits, et plus encore au mouvement foncier de leur âme. Deux exemples, propres à faire voir, à travers les différences de deux époques aussi bien que de deux individualités, une parenté plus essentielle. Et nous encore, "nous sommes de leur race" . Tous ceux que nourrit de sa substance indéfiniment féconde une même grande tradition, sont frères. Pour compléter ce sentiment de l'unité dans un incessant pluralisme, nous avons cru pouvoir proposer un troisième exemple, pris à notre siècle même, celui du débat qui fut institué, au cours des années trente, sur les rapports de la foi chrétienne, et de la philosophie. Le lecteur verra de lui-même, sans qu'il soit besoin d'instituer parallèles ou contrastes, combien les questions qui agitaient ce débat sont encore aujourd'hui les nôtres.
En octobre 1703, Claude Poullart des Places, un jeune Rennais, arrive à Paris sans autre intention que de faire sa théologie au collège Louis le Grand. Un an plus tard, simple tonsuré, il fonde un séminaire pour les pauvres écoliers, ces aspirants au sacerdoce dont la misère, par ses conséquences, est la plaie majeure de l'Eglise de France. Il assure à ses élèves une longue et solide formation théologique et sait leur communiquer sa mystique de pauvreté et sa hantise des âmes abandonnées. Il meurt en 1709, prêtre depuis moins de deux ans. Il laisse soixante-dix séminaristes et une petite équipe de directeurs, noyau de cette congrégation du Saint-Esprit qui compte aujourd'hui 4 000 religieux. La Compagnie de Marie de son ami Grignion de Montfort ne voit le jour et ne survit jusqu'à la Révolution que grâce à son affiliation à la congrégation du Saint-Esprit ; pendant près d'un siècle et demi, ses membres se font appeler Prêtres missionnaires du Saint-Esprit. Quant aux Filles du Saint-Esprit, la plus florissante des congrégations bretonnes, elle doit son existence à l'un des premiers disciples de Poullart des Places qui leur forma un règlement sur le modèle de celui qui s'observait au Séminaire du Saint-Esprit. Poullart des Places est le plus jeune fondateur d'ordre et aussi celui qui disposa du délai le plus court pour consolider son oeuvre. Son histoire était une énigme que, grâce aux archives de l' Aa, une congrégation secrète de piété, Joseph Michel réussit à élucider. La cause de canonisation de Poullart des Places a été introduite en 1989.