Loin d'être reconnaissables et classables du premier coup, les nomades qui vivent en France forment une population difficilement cernable, qu'aucun critère ne permet de distinguer de façon simple et immédiate, ni l'habitation mobile, ni un type d'accès aux ressources, ni le rattachement ethnique, par exemple. Pourtant, ils forment une entité humaine relativement délimitée et ordonnée : - c'est un ensemble spécifique : composé d'individus et de groupes qui se reconnaissent du même monde, et qui agissent en conséquence, en particulier dans leurs jugements, lents fréquentations, leurs alliances ; - c'est un ensemble fractionné : composé d'individus et de groupes qui s'évitent, ou s'opposent, pour des raisons de classe, d'âge, ou de race, et du fait de la concurrence entre eux dans divers domaines. Tel est l'argument de cet ouvrage, qui s'appuie sur des entretiens biographiques et des monographies locales ou familiales, réalisés principalement sur l'Ouest de la France, auprès de familles aux situations et aux trajectoires diverses, se différenciant en particulier par la façon d'accéder aux ressources, d'utiliser l'espace, de réaliser la vie collective.
Nombre de pages
286
Date de parution
03/05/2000
Poids
350g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782738420404
Titre
Nomades en France. Proximités et clivages
ISBN
2738420400
Auteur
Bizeul Daniel
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
350
Date de parution
20000503
Nombre de pages
286,00 €
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Gens du voyage, Tziganes, nomades, forains, qu'importe le mot, ils existent, chacun en a vus, mais personne ou presque n'en veut. La plupart des municipalités ont pris des mesures contre leur venue et contre leur séjour. Et les quelques élus qui envisagent de les prendre en considération doivent faire face à l'animosité de leurs électeurs. Depuis une vingtaine d'années cependant, des terrains réservés aux nomades ont été aménagés.
« Martial est un métis au visage brun dont le père est martiniquais. Il est gay, et se lie parfois à des Blancs aisés pour de l'argent et du rêve. En 1992, à 24 ans, il apprend qu'il est contaminé par le virus du sida. Je venais de faire sa connaissance peu avant. Il meurt en 2010, à 42 ans. Selon les médecins, c'est le sida qui l'a emporté. Mais est-ce là une explication suffisante ? Sous l'attrait qu'il exerçait, enjoué ou songeur, pouvaient surgir de la rage et l'envie de tuer. Les liens ordinaires sombraient. Type odieux ou mal dans sa peau, individu immature, schizophrène étaient des termes employés, ?rebut de la société?, disait-il de lui. » Peut-on mener une sociologie de la folie ou de la colère ? En utilisant comme source principale les cahiers rédigés pendant des années par Martial et les moments partagés avec lui, le sociologue Daniel Bizeul rend compte de l'homme qu'il a aimé. ??travers la vie reconstituée de Martial, Il est question des indésirables, ces parcelles d'humanité qui vivent de combines et d'aides sociales et sont rebelles à toute autorité.
Le Front national est régulièrement dénoncé comme un parti dangereux pour la démocratie, et ses militants sont souvent assimilés à des " racistes " ou à des " fascistes ". Ce jugement laisse pourtant sans réponses des questions qui sont brutalement redevenues actuelles en 2002 : pourquoi une fraction non négligeable de l'électorat accorde-t-elle ses voix aux candidats du FN et à son leader ? Par quels mécanismes une organisation politique aussi combattue peut-elle disposer d'adeptes convaincus ? Comment ceux-ci préservent-ils une image positive d'eux-mêmes ? De 1996 à 1999, Daniel Bizeul a participé aux activités d'un groupe de militants du FN de la région parisienne. Tirant dans cet ouvrage les leçons de cette expérience singulière, il donne les clés de la force d'attraction de ce parti. En retraçant la diversité des trajectoires sociales de ses militants, il restitue les motivations complexes de leur engagement et explique comment ils le vivent et le justifient au quotidien. Il met aussi en évidence le rôle actif de la propagande diffusée par les cadres dirigeants ainsi que leur capacité à exploiter politiquement le désarroi d'une partie de la population (désespérance sociale, volonté de revanche, sentiment d'injustice, etc.) Refusant, par principe, de céder à la diabolisation, Daniel Bizeul fait ici la preuve que la sociologie peut activement contribuer à comprendre le " phénomène FN ".
C'est la fin des Trente Glorieuses, l'industrie du kidnapping ne s'est jamais aussi bien portée et la France ne manque pas d'industriels, de banquiers et de PDG capables, sous la menace, de faire remplir des valises de billets pour obtenir leur libération. Ensuite, il suffit aux ravisseurs de les récupérer, de relâcher l'otage et profiter du pactole... D'emblée le patron de la Crim', Pierre Ottavioli, met la barre au plus haut : "On ne cède pas, on ne paye pas, on intervient". C'est le 23 janvier 1978 qu'a lieu le rapt du baron Empain, PDG du groupe Empain-Schneider, un fleuron de l'industrie française. C'est le 10e enlèvement auquel est confronté André Bizeul, jeune commissaire de police, depuis qu'il est au 36, quai des Orfèvres. Cette fois il est aux manettes, juste en dessous d'"Otta", et collé à Broussard, patron de la BRI, c'est-à-dire au coeur de l'action. Cette affaire sera longue, difficile, risquée mais... réussie ! Au plus près des faits, le commissaire Bizeul nous raconte pour la première fois l'enquête menée par la police judiciaire parisienne sur cet enlèvement hors norme. Agrémenté de témoignages inédits provenant des protagonistes ou des membres de la famille Empain, étayé de documents exclusifs, ce récit nous offre une autre lecture de ce qu'on a appelé "L'affaire Empain" et qui a tenu en haleine la France entière pendant des semaines.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...