Le sang, l'amour et la puissance est un roman qui nous plonge dans l'atmosphère d'un camp militaire africain. Le héros, Da Monzon, soldat de deuxième classe, est révolté contre ses frères militaires au pouvoir. Il en perd le sommeil. Rien ne va plus dans son pays. En dix-huit ans d'indépendance, l'armée a pris trois fois le pouvoir. Jamais par le suffrage universel. Toujours par la force. Les plus forts du moment s'emparent du pouvoir, tuent leurs "adversaires". Quelques années après, ils connaissent le châtiment du nouveau pouvoir. Et ainsi de suite... Da Monzon veut mettre fin à l'instabilité afin de redonner au pays la prospérité et la dignité. Mais un soldat de deuxième classe peut-il s'emparer du pouvoir? Da Monzon en est persuadé et sa rencontre avec un sorcier et une femme sera déterminante pour sa marche vers le pouvoir. Comment réussira-t-il? Comment tentera-t-il de s'y maintenir? Un roman qui donne à réfléchir sur l'exercice du pouvoir et dans lequel on retrouvera les trois thèmes favoris de l'auteur: la politique, la femme et Dieu.
Nombre de pages
176
Date de parution
03/05/2000
Poids
250g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782738402578
Titre
Le Sang, l'Amour et la Puissance
ISBN
2738402577
Auteur
Biton Marlène-Michèle ; Koulibaly Isaïe Biton
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
250
Date de parution
20000503
Nombre de pages
176,00 €
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Les articles réunis dans cet ouvrage abordent divers aspects du royaume du Dahomey sous l'angle des conséquences de sa confrontation avec la France et de la colonisation, à travers les diverses formes d'expression plastique. L'art lié à la mise en scène du pouvoir royal connaît des modifications qui vont le convertir en une mise en scène de l'art, tandis que celui lié plus étroitement à la cosmogonie fon ne survivra que dans des lieux restreints. La circulation des objets dahoméens hors de leurs lieux de production, en poursuivant en Occident d'une certaine manière la voie ouverte par les cabinets de curiosité, va être à l'origine de leur intégration dans une conception universaliste (et figée) de la culture.
Dans cet ouvrage, l'auteur a tenté de mener une enquête sur un plateau de divination provenant des côtes de Guinée, importé il y a 350 ans à destination du cabinet de curiosités d'un marchand d'Ulm, Christoph Weickmann. Il s'agit d'abord de replacer cet objet dans son contexte historique et culturel et de retrouver les conditions de son arrivée en Europe. L'auteur entreprend également une analyse plastique précise ouvrant des perspectives sur les modalités de représentations utilisées et l'accès à une mythologie foisonnante.
Dans cet ouvrage, l'auteur a voulu créer un début d'inventaire - qui comporte déjà plus de 700 ?uvres- de cette forme d'art originale : l'art des bas-reliefs. Elles ont été étudiées ici à travers leurs formes et leur iconographie. Leur insertion sur les bâtiments, leur rapport à l'architecture, à la ville, aux formes sociales et à l'histoire du royaume ont été examinés minutieusement.
Dans cet ouvrage, Marlène-Michèle Biton, historienne d'art africain, étudie le parcours remarquable d'un étonnant fonctionnaire de l'administration coloniale, Georges-Emmanuel Waterlot qui fut directeur d'imprimerie au Dahomey, au Sénégal, à Madagascar et au Soudan fiançais. Celui-ci fut collecteur et donateur pour le Musée d'Ethnographie du Trocadéro, puis pour le Musée de l'Homme, de 1907 à 1938. Il rapporta, en 1911, les empreintes de trente-six bas-reliefs des palais d'Abomey, la capitale du Dahomey, et fit connaître ici l'art et l'histoire d'une région d'Afrique, peu connue, si ce n'est par sa résistance à la conquête française. Parmi ses multiples donations, il rapporta en 1934 un ensemble conséquent de perles de jaspe, de cornaline et de verre achetées sur les marchés de Bamako. L'étude porte sur les perles de verre. Ce petit produit européen d'exportation fut l'occasion de découvrir son histoire, ses fonctions et ses caractéristiques technologiques et esthétiques. L'auteur tente de comprendre ce qui relie ces modestes objets et le directeur de l'Imprimerie du Soudan français. Elle nous entraîne dans des méharées mauritaniennes, loin des mesquineries de laboratoires ou auprès d'idéalistes passionnés parle patrimoine tentant de réunir dans un même lieu, le Musée, une représentation universelle des créations humaines. On peut ainsi attribuer aux perles de Waterlot plusieurs sens, dont étonnamment celui de l'humour.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...