Intellectuels et musulmans. Regards sur l'identité nationale
Bistolfi Robert
L'HARMATTAN
12,00 €
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EAN :9782296131477
Tel qu'il a été ouvert, le débat sur l'identité nationale a dérivé vers une interrogation sur la présence musulmane et sur la compatibilité de l'islam avec les valeurs républicaines. Libérées, les paroles de rejet ont traduit un mal-être général de la société et l'inaptitude du moment à gérer de manière apaisée le couple " Unité - Diversité ". Deuxième religion de France, l'islam nourrit la crainte d'une conquête rampante, la situation internationale avec ses conflits accroissant les méfiances. L'islam n'est vu par beaucoup que comme un corset dogmatique ; les musulmans sont perçus comme un ensemble homogène, soudé par une dangereuse volonté d'affirmation collective. Une analyse apaisée des dynamiques qui sont réellement à l'oeuvre en est rendue plus difficile.. droite, et parfois à gauche, l'islamophobie ne craint plus de s'exprimer. Le mal est là qui appelle des contre-feux. En rendant audible dans sa diversité la parole libre d'intellectuels et d'intellectuelles de culture musulmane, l'on s'inscrit dans cette perspective-là. En disant comment ils - et elles - conçoivent l'avenir et l'évolution de l'islam en situation de minorité, les intervenants aident à " casser " l'image d'un islam monolithique et porteur d'affrontements. Les auteurs réunis l'ont été en raison de leur participation active aux débats actuels, et aussi en fonction de la différence de leurs perceptions et options : on constatera que la palette des sensibilités est large. Une grande diversité caractérise en effet la " mouvance musulmane" et elle est à l'image du reste de la société : diversité des analyses et des choix individuels. C'est en tant qu'intellectuels autonomes qu'ils ont été sollicités : certains d'entre eux ont une démarche dont l'assise religieuse est première, mais d'autres sont simplement de " filiation musulmane " sur le plan culturel, sans engagement religieux. La diversité de leurs choix et de leurs parcours met en évidence la dynamique des questionnements qui est à l'oeuvre. Il apparaît qu'elle est beaucoup plus riche et encourageante que ce qu'affirment les discours tablant sur la peur.
Nombre de pages
96
Date de parution
20/10/2010
Poids
130g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782296131477
Titre
Intellectuels et musulmans. Regards sur l'identité nationale
Auteur
Bistolfi Robert
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
130
Date de parution
20101020
Nombre de pages
96,00 €
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Au sommaire : J-P Chagnollaud : Liban : la Résolution 1701 de l'ONU en sursis / E. Sueur : Les chiites libanais : comment ils se perçoivent / A. S. Ghorayeb : Hezbollah : résistance, idéologie et politique / A. Salamatian : L'Iran, centre de gravité de plusieurs conflits / D. Billion-Z. Muslu : Une Turquie en recherche de repères / U. Averny : Israël : vers quelle guerre ? / M. El Oifi : Discours médiatique saoudien et médias panarabes / B. Ghalioun : L'arabisme par-delà nationalisme et arabisme / O. Mestiri-S. Bensedrine : Partenariats UE-Tunisie : l'échec du modèle / C. Chiclet : Les Balkans dans l'impasse / P. boniface : Proche-Orient et élection présidentielle 2007.
Des ensembles institutionnels ont été bâtis qui ont produit des "civilisations" avant de disparaître. Le ciment de ces ensembles était différent, mais tous ont eu en commun de n'avoir pas pu transformer un lien autoritaire en une adhésion consentie. Un meilleur fonctionnement démocratique aurait-il permis d'aboutir à un équilibre satisfaisant ? Ce dossier propose un éclairage : expériences d'empires hétérogènes, problèmes contemporains dans plusieurs pays de la Méditerranée et du monde arabe... Quelles pistes se révèleront-elles encore praticables ...
La blette aux feuilles charnues et aux côtes juteuses, qui croît discrètement au potager, est souvent dédaignée, de même que sa proche parente, la betterave. Méritent-elles qu'on s'attarde sur elles ? N'est-il pas temps, surtout pour la première, de rejoindre le conservatoire des légumes oubliés ? Tout le pari de ce petit livre est de relever le défi de la désuétude : il donne des conseils de culture, évoque une histoire que jalonnent des péripéties inattendues, s'aventure sur les terres de la magie et de la médecine traditionnelle, où blettes et betteraves ont trouvé de bien étranges emplois. Enfin, il donne la recette de préparations culinaires anciennes et originales... Car, en dernière instance, n'est-ce pas le plaisir du palais qui doit décider ?
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...