Un ouvrage collectif de création/recherche sur et avec François Beaune, sous la direction de Stéphane Bikialo. Avec les contributions de Stéphane Bikialo, François Beaune, Silvain Gire, Maud Lecacheur, Eric Loret et Catherine Rannoux. Né en 1978 à Clermont-Ferrand, François Beaune vit à Marseille. DepuisA son premier livre, Un homme louche (Verticales, 2009), jusqu'à La Lune dans le Puits (Verticales, 2013), Omar et Greg (Le Nouvel Attila, 2018) ou Calamity Gwenn (Albin Michel, 2020), il collecte des "âhistoires vraiesâ" et oeuvre à la création de ce qu'il nomme son "âentresortâ" , une galerie de personnages incarnant le monde actuel. Invité du festival Bruits de Langues en 2020, il succède à Marie Cosnay dans la collection éponyme. Pour rendre compte de la pluralité des terrains investis par l'écrivain (romans, récits, portraits, chroniques, dessins, BD, émissions de radio), Stéphane Bikialo, a réuni une équipe composée de Maud Lecacheur et Catherine Rannoux (universitaires), de Silvain Gire (cofondateur et responsable éditorial d'ARTE Radio pour laquelle l'écrivain a réalisé plusieurs documentaires), et d'Eric Loret (critique littéraire et essayiste). Chacun s'est lancé librement dans les échanges avec François Beaune : l'enjeu était de le faire réagir à des réflexions, des analyses sur son oeuvre et de dialoguer avec lui sur sa démarche d'écriture entre documentaire et fiction. "Les êtres humains sont étonnants, et il faut leur donner la place de l'être, un espace livre que j'appelle Entresort, qui leur permet d'exprimer la complexité de ce qu'ils ont à dire". L'ensemble des contributions a été recomposé autour de thématiques (l'attention au réel, au sous-réalisme, au louche, aux vies ordinaires, la recherche d'une littérature brute) et d'enjeux centraux de l'écriture de François Beaune : l'art du portrait et le hasard des rencontres, les techniques de montage et de fictionnalisation, et une définition singulière du statut de l'auteur. L'horizontalité de la relation qu'il noue avec ses modèles et qu'il revendique, affirmant le principe d'une co-auctorialité avec ces derniers, conduit à une forme d'effacement de l'auteur qui permettrait au lecteur d'être en prise directe, dans un rapport brut, avec ses personnages. Les échanges avec l'écrivain sont entrecoupés d'extraits de L'Entresort, son journal de bord, qui témoignent de sa méthode de collecte d'histoires. Précisant au fil des entretiens les enjeux politiques de son écriture, François Beaune se situe dans une histoire de la littérature qui s'inscrit aussi bien dans la filiation (critique) de Balzac et de sa Comédie humaine que de Svetlana Alexievitch ou Florence Aubenas et de leurs oeuvres basées sur des entretiens, ou encore de Jean Dubuffet et de sa revendication d'un art brut.
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Nombre de pages
206
Date de parution
09/03/2023
Poids
230g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9791092173758
Titre
François Beaune. Pour une littérature brute
Auteur
Bikialo Stéphane ; Beaune François ; Gire Silvain
Editeur
IRE MARGES
Largeur
140
Poids
230
Date de parution
20230309
Nombre de pages
206,00 €
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Cet ouvrage sur et avec Marie Cosnay inaugure la nouvelle collection de création/recherche Bruits de Langues ; il est aussi le premier livre critique consacré à son oeuvre. Ouvrage polyphonique composé à partir d'échanges multiples entre l'autrice et les contributeurs, il propose une pluralité d'accès à une oeuvre devenue incontournable dans le paysage littéraire contemporain. Au cours des échanges, Marie Cosnay revient sur la part fictionnelle, autobiographique et documentaire de son oeuvre, sur l'importance pour elle des récits historiques et quotidiens, sur son travail de traduction et de réécriture des mythes. Les violences de l'Histoire : corps maltraités, enfance déniée, ruptures des liens sociaux, pertes d'identité sont autant de thèmes qui traversent son oeuvre. Les récits de ou sans frontières sont pour Marie Cosnay un lieu d'accueil, d'hospitalité, de recherche aussi. A la fois une nécessité et une responsabilité.
Depuis les années quatre-vingt, la littérature a retrouvé un intérêt pour le travail qu'elle avait perdu depuis des décennies. Effet "d'un retour au réel" qui pousse les écrivains contemporains sur les voies du témoignage, de la mémoire, de l'enquête et de l'entretien : autant de pratiques qui suscitent des formes d'écriture autant qu'elles constituent des rapports au monde social. Aussi les oeuvres qui en émergent n'ont-elles rien à voir avec une résurgence du naturalisme ou de l'engagement. Le monde des ouvriers, des employés et des cadres, observé, décrit, raconté ou fictionné pour lui-même, n'est pas un objet comme un autre, mais un de ceux qui ont le plus contribué à renouveler les formes narratives depuis trente ans en France et ailleurs dans le monde. Entre autres raisons parce que c'est un objet de langage : dans un monde où l'entreprise a imposé ses normes à la langue, le roman, comme la poésie, doit inventer les formes qui rendent toute sa puissance critique à la pensée.
Emmanuelle part en live est un autoportrait de l'autrice en performeuse. Les écrivain.es ne sont plus ces ermites inspirés retranchés dans leur chambre tel qu'on les imaginait autrefois. Depuis des années, il et elles réalisent des performances publiques pour offrir une nouvelle forme d'expressivité à leur création. Cette pratique régulière de l'oralité ne cesse de reconfigurer le rapport des auteur.ices qui s'y prêtent à l'écriture comme à leur public. Dès ses premières publications en revue, Emmanuelle Pireyre a investi les possibles qu'ouvre une littérature à géométrie variable en se glissant dans les formes nouvelles des performances. Emmanuelle part en live raconte cette trajectoire de plus de vingt-cinq ans avec la clarté d'un récit et l'humour loufoque d'une recherche qui ne se prend pas au sérieux. Emmanuelle part en live assume une conception de la littérature qui relève du montage et du bricolage. Le texte composé de brefs paragraphes thématiques est entrecoupé de séries de vignettes : des photogrammes de films dont elle détourne les dialogues, des photos de ses propres performances, des reproductions d'oeuvres plastiques contemporaines. Ces images fonctionnent comme des illustrations décalées de son propos et mettent en relief ses influences cinématographiques, poétiques, artistiques, scientifiques. Elle montre aussi comment les évolutions technologiques ont modulé son approche de la performance. Dans ce récit d'un parcours qui lui est propre, Emmanuelle Pireyre questionne aussi les évolutions de la littérature et du livre dans le monde de l'art aujourd'hui. L'effacement des frontières entre disciplines artistiques permet d'associer l'écrit, la vidéo, la photo, les techniques de l'oralité, dans la tentative de saisir le réel pour en faire des performances qui se transforment parfois en livre. Emmanuelle part en live intéressera ceux et celles qui s'interrogent sur la littérature dans son renouvellement et ses développements contemporains, notamment dans le dialogue qu'elle instaure avec les arts visuels.
C'est l'été. Plusieurs filles et garçons manquent à l'appel : il y a ceux qui sont partis vers des destinations exotiques ou dans la famille et puis les autres, ceux qui restent. Sous la chaleur écrasante de juillet, ceux qui restent se retrouvent autour d'un banc du quartier et imaginent chaque jour de nouveaux jeux. Livrés à eux-mêmes et à l'ennui qui les guette, sans perspective de changer d'horizon, ils rivalisent pourtant d'imagination et de créativité pour réinventer chaque journée. L'un d'eux improvise un chant puis une marche pour l'accompagner. Une sorte de haka prend forme, que les autres reprennent bientôt en choeur. Un hymne spontané pour consacrer le peuple qu'ils forment et affirmer haut et fort, face au soleil, ce qu'ils sont et ce qui les lie. "Tout un Peuple" est une série de nouvelles poétiques mettant en scène une trentaine d'adolescents qui sont les personnages d'une fresque fresque composée de douze épisodes pour une année de leur vie.
Cet ouvrage sur et avec Marie Cosnay inaugure la nouvelle collection de création/recherche Bruits de Langues ; il est aussi le premier livre critique consacré à son oeuvre. Ouvrage polyphonique composé à partir d'échanges multiples entre l'autrice et les contributeurs, il propose une pluralité d'accès à une oeuvre devenue incontournable dans le paysage littéraire contemporain. Au cours des échanges, Marie Cosnay revient sur la part fictionnelle, autobiographique et documentaire de son oeuvre, sur l'importance pour elle des récits historiques et quotidiens, sur son travail de traduction et de réécriture des mythes. Les violences de l'Histoire : corps maltraités, enfance déniée, ruptures des liens sociaux, pertes d'identité sont autant de thèmes qui traversent son oeuvre. Les récits de ou sans frontières sont pour Marie Cosnay un lieu d'accueil, d'hospitalité, de recherche aussi. A la fois une nécessité et une responsabilité.
Résumé : En 2017, Marie Cosnay est en résidence dans un jardin merveilleux sur les bords de l'Adour. Chaque mercredi, elle y retrouve des réfugiés en attente d'un toit ou d'un droit. Ensemble ils collectent, traduisent des mots et partagent les récits de l'exil. C'est alors qu'un enfant se présente et avec lui la question de la protection de l'enfance. Saâ vient de Guinée-Conakry. Il a travaillé dur pour payer le passeur, traversé plusieurs frontières et subi mille violences avant d'arriver en France, à Irun, où Marie Cosnay croise sa route. Il a seize ans et après l'épopée du voyage, c'est une nouvelle bataille qu'il doit livrer pour faire reconnaître sa minorité auprès de l'administration française et bénéficier d'une protection : un parcours faits d'incohérences, d'injonctions folles - être clair avec son histoireâ¯-, et d'espoirs déçus. Du conte au documentaire, Marie Cosnay fait surgir les images, nomme l'insupportable et porte les voix de ceux dont on refuse de considérer les vies.