De mai 1940, lorsqu'elle quitte Lens (Pas-de-Calais) avec ses parents, à l'été 1945, lorsqu'elle revient à Lille, Roselyne Biezunski, âgée de quatre à neuf ans, a vécu en six endroits différents. C'est d'abord l'exode qui amène toute la famille en Charente-Maritime puis à Iseste et Coarraze dans les Basses-Pyrénées (actuellement Pyrénées-Atlantiques), séjour durant lequel son frère Henri naît à Pau. Elle est ensuite placée dans un orphelinat à L'Arbresle où elle a souffert de la faim, mais elle retrouve ses parents et son jeune frère à Saint-Sulpice-le-Dunois dans la Creuse, hébergés avec trois autres familles par le boulanger du village. Enfin, les menaces de rafles se faisant plus pesantes, ses parents confient leurs enfants à des inconnus, M. et Mme Menaut, résidant à Naÿ, dans les Basses Pyrénées. Henri et Roselyne y séjournent plus d'une année dont ils conservent un souvenir inoubliable de bonheur et de confiance. Ils ont eu deux papas et deux mamans. Avant de rentrer à Lille en 1945, ses parents retrouvent leurs enfants et vivent encore quelques mois à Saint-Sulpice-le-Dunois. Itinéraire chaotique d'enfants juifs pendant la guerre, partiellement malheureux mais partiellement comblés de bonheur pour avoir été cachés par deux couples exceptionnels : M. et Mme Menaut à Naÿ et M. et Mme Brunaud, les boulangers de Saint-Sulpice-le-Dunois. 80 ans après, accompagnée de ses petits-enfants, Éva et Dan, Roselyne refait son périple de la guerre et partage des instants précieux avec la petite-fille de M. et Mme Menaut ainsi qu'avec les fils de M. et Mme Brunaud et la famille de M. et Mme Cazou.
Biezunski Elia ; Duvernay Bénédicte ; Dopffer Anne
Pour moi, un vitrail est une séparation transparente entre mon coeur et le coeur du monde. Le vitrail doit être sérieux et passionné. C'est quelque chose qui élève et exalte l'âme. C'est la perception de la lumière qui lui donne vie" Marc Chagall
La physique moderne est réputée absconse, imprévue, irrespectueuse, rebondissante. Il s'agit pourtant d'un domaine passionnant, qui peut être compris par tous quand il est replacé dans une perspective historique. C'est ce que propose ce livre, qui présente une histoire des concepts principaux de la physique contemporaine et leur genèse à partir des grandes ruptures du début du siècle, avec quelques incursions dans le passé plus lointain. On y trouvera une présentation claire des concepts essentiels, remplacés dans le contexte de leur création. En effet, la science ne résulte pas, comme on le dit trop souvent, d'un enchaînement de mécanismes inévitables : elle est faite de créations individuelles, qui s'ajoutent, se contredisent et se répondent. Les principaux physiciens du siècle s'entrecroisent ainsi dans ce livre en de multiples occasions. Une présentation de l'histoire des grandes théories que sont la relativité et la théorie quantique, ainsi que celle de l'univers fascinant que constitue la physique des particules complètent cet ouvrage. L'auteur n'a pas cherché à être exhaustif, car il a voulu privilégier l'accès au plus grand nombre de lecteurs possibles des concepts essentiels. Les chapitres sont découpés en périodes historiques, permettant de mettre en évidence la longue quête des physiciens pour une théorie unificatrice des lois de l'univers. Ce livre s'adresse au grand public désireux de comprendre les idées fondamentales qui agitent encore aujourd'hui le monde scientifique.
Bizarre, Watson ! Très bizarre !" Confronté à un problème scientifique difficile, à qui faut-il s'en remettre : à Descartes ou à Sherlock Holmes ... Holmes eût sans doute goûté de voir sa méthode appliquée à la résolution d'une des plus grandes énigmes scientifiques qui soit : celle de l'origine de la vie. Fidèle à son maître, A. G. Cairns-Smith s'attache à démonter ce qui rend le problème, à première vue, incompréhensible, puis, au terme d'une enquête d'où se dégagent sept indices capitaux, il déchire sous nos yeux le voile des apparences et nous livre la clé du mystère. D'où vient donc la vie ? Au lecteur, bien sûr, de le découvrir ici même... A. G. Cairns-Smith enseigne la chimie à l'université de Glasgow. Il est l'auteur d'un important ouvrage technique sur les origines de la vie, Genetic Takeover.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...