L'Amant de Lady Chatterley est un des romans les plus célèbres du XXe siècle. Mais on ne sait guère que les découvertes érotiques de Constance Chatterley dans les bras de son garde-chasse ont été imaginées par Lawrence lors de ses nombreux séjours en Italie et en particulier après les semaines qu'il passa au bord de la mer de Ligurie avec son épouse allemande, Frida von Richthofen. Mieux encore : le personnage de Mellors aurait été largement inspiré à l'auteur par un superbe Italien, Angelo Ravagli, qui fut l'amant puis le troisième mari de Frieda à la mort de Lawrence. Telle est la révélation surprenante qui constitue le point de départ d'À travers ton corps. À Spotorno où séjournèrent David et Frieda, dans la villa même qu'ils y avaient louée, Bevilacqua retrouve l'ancien officier des bersagliers, laissé pour compte de l'histoire officielle. Au fil des conversations, le mythe du personnage romanesque fait place à la réalité d'un homme stupéfait de son destin, avide de le comprendre et que Bevilacqua accompagne dans sa découverte, comme un metteur en scène aide l'acteur à saisir son rôle. Mais le romancier ne sort pas indemne de cette enquête qui le plonge dans une étrange osmose avec les souffrances et les tourments de son illustre prédécesseur anglais. Croisement de deux confessions impudiques, rencontre, par-delà les années et la mort, de deux écrivains, À travers ton corps est une réflexion magistrale sur la création, l'identité et l'érotisme.
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Nombre de pages
283
Date de parution
07/02/2004
Poids
320g
Largeur
130mm
Plus d'informations
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EAN
9782729114831
Titre
A travers ton corps
Auteur
Bevilacqua Alberto ; Cavallera Carole
Editeur
DIFFERENCE
Largeur
130
Poids
320
Date de parution
20040207
Nombre de pages
283,00 €
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La Poussière sur l'herbe se déroule entre 1944 et 1948, années terribles pour l'Italie que l'éphémère République de Salo plonge dans le désastre de la guerre civile. Au fil des chapitres, fragments d'histoires qui vont peu à peu se rejoindre, se détache un jeune partisan, Giorgio Donati, amoureux d'une riche héritière volage, Bianca Ghirardini. Il combat le long du Pô, de la région de Parme au delta, dans le " Triangle rouge " ou " Triangle de la mort ", contre les derniers représentants de Salo, les Brigadistes noirs. Cependant les personnages qui peuplent ce roman empêchent de croire à un manichéisme confortable : déserteurs, racaille, bandits évadés, tous s'emparent un peu au hasard des emblèmes politiques de la guerre, communisme ou fascisme qu'importe, ils veulent leur part du butin, goûter au sang, à la vengeance, prolonger le désordre, la folie, les crimes impunis. De tout cela, un enfant est témoin, de ce déchaînement de violence mais aussi - et c'est l'autre face du roman - du retour, à la Libération, des rites ancestraux, de la très riche mythologie du fleuve que sa mère lui explique, comme Amelia Donati, que ses amants ont surnommée Chimère, l'expliquera à Giorgio : les processions de Pâques, le rite du taureau qu'on égorge pour apaiser le Pô en furie. Le roman transcende alors le simple témoignage historique ; il atteint au mythe de la lutte fratricide par la mémoire vive de ces rites très anciens que les hommes perpétuent en pénitence de ce qu'ils sont devenus. Par-là, il devient universel. Un très grand livre.
Lorsqu'en avril 1946, le jour de Pâques, une révolte éclate dans les murs de la prison San Vittore à Milan, l'Italie - police, gouvernement, opinion publique - peut croire à un soubresaut assez naturel dans un univers carcéral surpeuplé. Constitué d'anciens fascistes de la République de Salo, d'anciens partisans réduits, par la pauvreté, à des délits de droit commun, de femmes et d'adolescents partageant leurs misères et leurs turpitudes, le peuple prisonnier ignore lui-même, lorsqu'il se mutine, qu'il va dangereusement ébranler les premiers gouvernements post-fascistes. De cette histoire vraie dont les archives de presse rapportent la stupéfiante violence, Alberto Bevilacqua a fait un roman construit autour de la figure fascinante du meneur de la rébellion, Ezio Barbieri. Vaurien des bas quartiers de Milan, chef de la redoutable " bande de l'Aprilia noire ", bandit de grande classe dont les pirouettes et provocations mettent en rage les institutions imperméables à son charisme, Barbieri transforme au fil des jours la mutinerie en saine révolte contre l'État corrompu et ses partisans malhonnêtes. Conteur sans égal de l'histoire politique italienne du XXe siècle, créateur de légendes qui restituent, plus justement que la chronique, la vérité des héros, Bevilacqua signe avec La Pâque rouge un portrait flamboyant, épique, de perdant magnifique.
Toi qui m'écoutes est le très bel hommage d'un fils, l'auteur, à sa mère morte en 2003. De cette femme frappée par une terrible dépression, il rassemble des souvenirs fragmentés, les moments de basculement dans la folie, les séjours en hôpital psychiatrique... la guérison enfin, qui fait flamboyer le crépuscule de sa vie et rend au fils aimant le bonheur d'une mère présente et complice. Au fil du récit dont les embardées semblent l'écho de cet esprit dérangé, Bevilacqua réussit à nier la réalité de cette perte insupportable - pas à surmonter sa douleur, mais à s'approprier sa mère au point qu'il la sent vibrer en lui. Portrait autant qu'autoportrait, Toi qui m'écoutes déborde le récit autobiographique et s'épanouit au c?ur du romanesque ; l'écrivain l'emporte sur le fils, les prémisses de la création littéraire sur les prémices de la vie. A cette mère brutalisée par l'existence, Alberto Bevilacqua offre une transfiguration légendaire qui l'installe à jamais dans la paix des personnages de roman.
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Un jeune homme a commis un attentat au gaz : 184 morts, 30 blessés, parmi lesquels 70 écoliers, 20 enfants en bas âge dont le plus jeune n'avait pas trois mois. La mère de ce jeune homme est seule en scène. Elle raconte sa grossesse, la petite enfance de son fils, l'adolescence. Qu'a-t-elle fait de mal ? Pourquoi son fils s'est-il laissé embrigader dans cette spirale djihadiste ? Il n'était pas pire qu'un autre. Elle était une mère aimante. Qu'est-ce qui s'est passé ? Pourquoi lui ? Pourquoi elle ? L'attentat monstrueux qu'il a commis rend même sa douleur irrecevable. Écrivain engagé, Tom Lanoye prend la plume dans les journaux de son pays, milite pour les droits des homosexuels, s'insurge contre les Flamands qui veulent diviser la Belgique et reste abasourdi devant le fait que plus de 3.000 jeunes gens de nationalité belge aient basculé dans l'intégrisme militant et soient partis en Syrie. (Le pourcentage le plus élevé en Europe) Commandée pour commémorer la toute première attaque au gaz de combat menée par les Allemands en 1915 à Tielt, ville de Flandre occidentale, cette pièce a été jouée au Théâtre Malpertuis de Tielt en avril 2015, un siècle plus tard.