Cette monographie se propose d'analyser la manifestation et la portée du déploiement, depuis le début des années 2000, d'une pluralité de documents "para-juridiques" applicables aux actes patrimoniaux affectant les biens publics, nommés circulaires, lignes directrices, instructions, schémas, chartes, recommandations, guides, contrats d'objectifs... Ce phénomène, systématisé sous l'expression de "droit souple domanial" , n'a jamais fait l'objet d'une étude spécifique alors que l'observation de la pratique montre qu'il s'est considérablement enrichi d'un point de vue quantitatif et paraît aujourd'hui institutionnalisé. Son déploiement interroge à divers égards concernant la gestion lato sensu des biens publics qui par essence sont affectés à l'intérêt général, sont acquis grâce aux deniers publics, constituent les moyens matériels de l'action publique voire, pour certains, le support des libertés publiques et de la cohésion nationale. Quelles sont alors l'efficacité et l'utilité du procédé pour cette gestion, l'action publique et les besoins du public ? Quelles sont ses implications pour les gestionnaires de biens publics ...
Nombre de pages
250
Date de parution
09/07/2026
Poids
320g
Largeur
151mm
Plus d'informations
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EAN
9782386002779
Auteur
Bettio Nathalie
Editeur
MARE MARTIN
Largeur
151
Date de parution
20260709
Nombre de pages
250,00 €
Disponibilité
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Voici une réflexion comparatiste sur un domaine en pleine mutation. S'agit-il de conférer une valeur culturelle à des biens et de la renforcer lorsqu'elle est déjà présente ou bien le but est-il de dégager une valeur marchande à partir de biens dont l'identité culturelle est réputée ? Si ces deux formes de valorisation peuvent se conjuguer, elles sont susceptibles aussi d'entrer en conflit. Ces actes de colloque dressent le bilan des outils de mise en valeur des biens culturels locaux, tout en révélant les enjeux et défis qui leur sont attachés.
Bettio Nathalie ; Collot Pierre-Alain ; Lavialle C
Dans un contexte de crise des finances publiques, le soutien financier à la conservation du patrimoine culturel pose clairement question. Le retrait des financements publics de la culture s'accompagne de l'instauration de divers dispositifs contractuels et institutionnels visant à mobiliser les financements privés. Ceux-ci sont aussi encouragés par certains régimes fiscaux incitatifs ou encore par la mise en avant du caractère économiquement attractif de l'opération. Il s'ensuit que les motifs politiques de la préservation du patrimoine culturel se fondent désormais au-delà de l'" intérêt historique, artistique, archéologique, esthétique, scientifique ou technique " des biens mobiliers ou immobiliers qu'il regroupe. Sa conservation n'a plus seulement pour objectif le maintien sur le long terme de son existence et de son intégrité matérielle. Elle vise également l'exploitation économique de ce patrimoine, particulièrement à travers les activités liées au tourisme. Se pose alors la question de la signification, des modalités de ce financement privé et de leurs implications en termes de conservation et perspectives d'exploitation.
La distinction de l'imperium et de la jurisdictio est une des plus anciennes distinctions de la science juridique européenne. Entre les mains du souverain, la jurisdictio est le pouvoir de rendre la justice et l'imperium celui d'user de la force. Cette souplesse notionnelle permet à la distinction de structurer l'intégralité du droit judiciaire privé. Dans ce cadre, la jurisdictio se présente alors comme le pouvoir de réalisation formelle du Droit - le Droit est dit - alors que l'imperium vise sa réalisation matérielle - le Droit est fait -. Cette perspective fonctionnelle permet de recouvrir les différents pouvoirs des organes judiciaires, le juge, bien sûr, mais aussi l'arbitre, l'huissier de justice, le greffier, le notaire ou le commissaire-priseur judiciaire. L'intérêt de la distinction ne s'arrête pas là. A l'échelle du jugement, d'abord, la jurisdictio se présente comme la source de l'autorité de la chose jugée ou de l'authenticité alors que l'imperium est à l'origine de sa force, obligatoire ou exécutoire. A l'échelle de l'office du juge, ensuite, le succès de la procédure de référé ou les transformations des contentieux familiaux et économiques se traduisent par un renforcement de l'imperium au détriment de la jurisdictio et par le glissement de la judicature vers la magistrature. A l'échelle de l'exécution forcée, enfin, le juge de l'exécution ou la procédure d'exequatur illustrent la nécessité d'un encadrement de l'imperium par la jurisdictio. Et c'est ainsi, par un jeu dialectique permanent entre intelligence et volonté, entre autorité et contrainte, bref, entre jurisdictio et imperium, que le droit processuel garantit au droit substantiel sa sanction et son triomphe.
Depuis les années 1990, le droit d'établissement des sociétés a connu une évolution sans précédent au sein du marché intérieur. En tant qu'opérateurs économiques, les sociétés devaient être les premières bénéficiaires de ce marché. Force est de constater qu'il n'existe toujours pas de véritable droit européen des sociétés. Cette carence a été comblée par l'action normative de la Cour de justice afin d'offrir aux sociétés les instruments juridiques nécessaires à leur mobilité. C'est ce qui ressort de la jurisprudence de la Cour de justice de l'Union européenne qui est allée bien au-delà d'une simple coordination des droits nationaux. En effet, il ressort de sa jurisprudence que la Cour a profondément influencé la condition juridique des sociétés en bouleversant la notion même d'établissement. Partant, le droit d'établissement, le droit européen d'établissement des sociétés, apparaît alors comme un droit subjectif à la mobilité. Si le rattachement des sociétés au territoire d'un Etat constitue une condition inhérente à leur existence, l'exercice du droit d'établissement permet de faciliter la mobilité de celles-ci sans pour autant remettre en cause les compétences des Etats qui restent les seuls à déterminer les conditions de création et de fonctionnement des sociétés. Dès lors, le droit d'établissement apparaît comme un droit subjectif procédural.
En quelques années, depuis l'avènement du contrôle de la constitutionnalité des lois, le droit constitutionnel français a fait sa révolution, le constitutionnalisme gagné ses lettres de noblesse. Mais par quels tours et détours, une discipline et un mouvement, relativement confidentiels au début des années 70, sont-ils devenus à ce point incontournables aujourd'hui ? L'élucidation de ce phénomène passe par l'examen d'une évidence. Selon la doctrine majoritaire, ce processus était inéluctable, dès lors que l'on souhaite établir une démocratie constitutionnelle et un Etat de droit dignes de ce nom propres à "saisir la politique par le droit". Or, cette évidence est en vérité le produit d'une rhétorique savante élaborée par la doctrine afin de gagner à sa cause un auditoire de plus en plus large. C'est à l'examen de la recomposition du champ doctrinal français comme de ses prétentions à la scientificité qu'invite l'ouvrage de David Fonseca.
La connaissance est en soi un trésor" est une phrase de Jean Dausset (1916-2009) (prix Nobel de physiologie ou médecine) contenue dans son ouvrage consacré à l'aventure HLA. Le grand scientifique parle de la passion de la recherche. Il parle des trésors de la réflexion ayant permis la greffe d'organes. La médecine et le droit en sont les éléments nourriciers. Il importe aux deux disciplines d'apprendre pour mieux se comprendre. Une compréhension qui s'accompagne d'autres transplants juridiques dans l'espace et dans le temps. l'ouvrage constitue le tome 2 d'une histoire de la tolérance et de la transplantation entreprise avec le livre "L'homme s'affranchit du mystère" (tome 1).