Superflu et indispensable. A quoi servent les Grecs et les Romains ?
Bettini Maurizio ; Vesperini Pierre
FLAMMARION
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EAN :9782081425330
Tout le monde le sait : depuis des siècles, plus personne ne parle le latin ni le grec ancien. Alors, à quoi peuvent-ils encore nous être utiles ? Voilà bien, avance Maurizio Bettini, une question révélatrice de notre époque, obsédée par l?efficacité, infiltrée par l?idéal de rentabilité jusque dans le langage qu?elle adopte. Bien sûr, 99 % des élèves n?utiliseront pas les langues et les civilisations antiques de leur vie. Mais la culture doit-elle vraiment servir ? Toute notre perception du monde est irriguée par la culture antique. Cela étant, peut-être ne faut-il pas se borner à chercher nos " racines " chez les Grecs et les Romains. Peut-être l?intérêt réside-t-il, au contraire, dans nos différences. Leur souple polythéisme est ouvert à tous les dieux étrangers. La vaste famille romaine, où l?oncle maternel se doit d?être le confident de ses neveux, est loin de notre modèle nucléaire. Là où nous parlerions de gens " de couleur ", les Romains parlent de gens decolor : " sans couleur ". Grecs et Romains nous sont à la fois étranges et familiers. Les fréquenter, c?est aussi bien explorer notre mémoire que s?ouvrir à l?altérité : cultiver, en somme, le superflu indispensable.
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Nombre de pages
208
Date de parution
29/08/2018
Poids
220g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782081425330
Titre
Superflu et indispensable. A quoi servent les Grecs et les Romains ?
Auteur
Bettini Maurizio ; Vesperini Pierre
Editeur
FLAMMARION
Largeur
135
Poids
220
Date de parution
20180829
Nombre de pages
208,00 €
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Dès ses débuts, la culture occidentale a été fascinée par un noyau mythique : l'existence du double, la mystérieuse présence d'un autre soi-même. Au Moyen Age, les récits abondent où des démons tentent de séduire d'honnêtes femmes en prenant les traits de leurs maris - comme en écho à l'Amphitryon de Plaute. Doubles encore dans les mythologies irlandaise et écossaise, ou les contes nordiques. Et le XIXe siècle est riche de "Doppelgringer", dont l'ombre se projette encore sur la création contemporaine. Jésus lui-même, dans la tradition gnostique, a son double en Simon de Grène. On ne saurait comprendre le vrai sens du double sans remonter à ses premières traces, dans l'antiquité grecque : les poèmes homériques où dieux et déesses prennent volontiers les traits d'un mortel ; la mythologie héroïque où Héraclès, le héros par excellence, et Alexandre le Grand, jusque dans ses réincarnations de la tradition arabe, sont associés à la gémellité. Le héros pour être tel aurait-t-il besoin d'un double ? C'est aussi la poésie latine, des Métamorphoses d'Ovide à l'énigmatique réplique qu'est la parva Troia dans l'Enéide, qu'interroge ici Maurizio Bettini. Qui est je ? Qui est l'autre ? Voici que surgit la question de l'identité au détour de cette exploration passionnante et vertigineuse.
Résumé : Quoi de plus familier, de plus "naturel", qu'une crèche de Noël ? Chacun le sait : il s'agit d'une représentation de la naissance du Christ. Et pourtant, ouvrons les Evangiles : pas de crèche, pas de boeuf et pas d'âne, pas de rois mages, encore moins de "santons". D'où vient alors tout ce monde ? Depuis quand et pourquoi fait-on la crèche ? Multipliant les incursions sur tous les territoires du passé, des Evangiles apocryphes à la Naples baroque en passant par les catacombes ou La Légende dorée, l'auteur nous entraîne dans une expédition fascinante à la recherche des origines de la crèche, où, à l'image du wonderland d'Alice, "le bon sens est toujours mauvais conseiller", et où le quotidien se fait étrange, et le banal féérie. Comme dans les contes, Maurizio Bettini incite à un décentrement paradoxal où c'est "le chemin le plus long" qui est "la meilleure façon de rentrer chez soi".
Résumé : Autrefois, raconte Virgile, un homme quitta son pays ravagé par la guerre, fit naufrage en Méditerranée et échoua sur la côte de Carthage. Bien qu'étranger, il fut reçu par les habitants du lieu comme un égal. Il se nommait Enée et, plus tard, fonderait Rome. Aujourd'hui, d'autres hommes font naufrage dans cette même mer et échouent sur nos côtes. Savons-nous les accueillir dignement ? Nous qui nous prétendons héritiers du monde classique, n'avons-nous pas perdu une part essentielle de son enseignement ? Avec finesse et érudition, Maurizio Bettini enquête chez les auteurs grecs et latins pour redonner du sens à notre conception des droits de l'homme. "Je suis homme, et rien de ce qui est humain ne m'est étranger" , disait le poète latin Térence : en l'oubliant, ne devenons-nous pas les barbares d'aujourd'hui ?
4e de couverture : De quoi parlons-nous lorsque nous évoquons notre origine, nos traditions, notre identité? Que dit, associée à ces mots devenus omniprésents, la métaphore des racines? La nostalgie est un sentiment noble. Mais peut-elle nous aider à comprendre le monde où nous vivons? En s'étonnant lui-même de ne plus reconnaître sa ville natale, Maurizio Bettini nous invite à une déambulation pleine de sensibilité dans la mémoire privée et collective. Sa réflexion, apaisée et érudite, opère un paradoxal retour aux racines - de Donald Trump à Romulus, en passant par Hérodote et la «cuisine traditionnelle» -, pour mieux constater que les valeurs d'authenticité et de pureté que nous leur prêtons n'existent pas. L'enjeu est de taille : il engage notre capacité à accueillir et à cohabiter avec d'autres cultures. Écartant une conception étroite de l'identité culturelle, Contre les racines nous rappelle que les cultures sont changeantes et que les traditions se choisissent.
L?ABCdaire tente de dévoiler le panorama des différentes cultures qui constituent aujourd?hui les Arts africains; arts qui ont suscité l?intérêt d?artistes comme Picasso et André Breton, et qui, d?une façon générale, ont influencé tous les courants artistiques du XXème siècle. Afin de rendre compte des diversités et des richesses propres à chaque pays de l?Afrique noire, l?ABCdaire nous mène à la rencontre de chaque société: on découvre les relations qu?un peuple comme les Baoulés (Côte d?Ivoire) ou les Yoroubas (Nigeria) entretiennent avec l?idée du sacré ou l?idée de communauté, on incite le lecteur à s?interroger alors sur la signification sociale de leurs productions artistiques. Voici un livre précieux qui cherche à montrer les différents visages de l?Afrique, certes à travers les statuaires, les masques, l?art religieux, l?art colonial, mais aussi en mettant en relief des productions moins connues comme les marionnettes, les cercueils, l?art de la récupération, et toutes les productions contemporaines; il s?offre donc au lecteur comme un guide indispensable. L?ABCdaire propose: une chronologie resituant dans un contexte historique les courants stylistiques une étude du contexte social et cultuel des ethnies les plus importantes une iconographie riche qui tente de représenter toute la diversité du patrimoine africain (statuaires, masques, mais aussi tableaux contemporains).