De la compréhension musicale à la métaphysique de l'instant. Ecrits sur la musique et la danse
Bespaloff Rachel ; Salazar-Ferrer Olivier
NON LIEU
12,00 €
Epuisé
EAN :9782352703211
Longtemps oubliés, les écrits de Rachel Bespaloff consacrés à la musique et à la danse permettent de comprendre comment cette enseignante de rythmique à Paris, diplômée de l'Institut Jaques-Dalcroze, engagée à l'Opéra Garnier où elle signe plusieurs chorégraphies au début des années 1920, a pu devenir l'une des plus brillantes philosophes existentielles d'après-guerre, commentant magistralement Heidegger, Nietzsche et Kierkegaard, dialoguant d'égale à égal après son expatriation aux Etats-Unis avec Albert Camus et Jean-Paul Sartre. Comment à partir d'une réflexion sur l'incarnation du rythme et la conscience musicale s'est élaborée une réflexion profondément originale sur la liberté dans l'instant. Ces écrits éclairent aussi une période fascinante de l'histoire de la danse moderne avant la Seconde Guerre mondiale, qui fut l'occasion d'âpres débats entre les réformateurs de la danse classique et les traditionalistes, grâce auxquels le rôle des femmes chorégraphes, en lutte contre une culture patriarcale, peut enfin être apprécié à sa juste valeur aujourd'hui.
Nombre de pages
131
Date de parution
19/02/2022
Poids
175g
Largeur
130mm
Plus d'informations
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EAN
9782352703211
Titre
De la compréhension musicale à la métaphysique de l'instant. Ecrits sur la musique et la danse
Auteur
Bespaloff Rachel ; Salazar-Ferrer Olivier
Editeur
NON LIEU
Largeur
130
Poids
175
Date de parution
20220219
Nombre de pages
131,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Le déroulement de l'inévitable a pour théâtre, simultanément, le c'ur de l'homme et le Cosmos. A l'éternelle cécité de l'histoire s'oppose la lucidité créatrice du poète désignant aux générations futures des héros plus divins que les dieux, plus hommes que les humains.
La poignante grandeur de ce philosophe, c'est que d'emblée, avec une ausace inégalée, il se situe dans l'inextricable ; il ne feint pas de trancher le nœud de l'Existence, il nous en révèle la complexité. (...) La philosophie de Heidegger n'est pas un système que l'on adopte ou que l'on rejette, mais un monde où l'on pénètre. "
À partir de quelques grandes ?uvres de Camus (principalement La Peste, Caligula et le Malentendu), Rachel Bespaloff propose dans ce petit livre une réflexion existentielle pleine de finesse et de profondeur sur la mort et l'existence. Analysant les grands thèmes de l??uvre de Camus (la question centrale de la liberté dans un monde sans transcendance, celle de la volonté de puissance, héritée d'un dialogue fécond avec Nietzsche, la question de la sainteté dans un monde sans Dieu, le mal et l'extériorisation du mal) en les mettant en regard avec les dévoiements des pensées de Nietzsche et de Marx, réifiées et systématisées, ainsi qu'avec la révolte et l'énergie romantiques tels qu'elles ont pu être traduites par Stendhal et Balzac, elle rend hommage à la probité et au talent artistique d'un classique français imprégné de latinité et d'hellénité qui a su rendre palpable le passage du monde romantique au monde moderne, du siècle de Satan au siècle de Sisyphe.
En ces années de l'entre-deux-guerres, marquées par des évolutions techniques considérables, le cinéma occupe, à côté du théâtre, une place non négligeable dans la vie d'Antonin Artaud. Cette place fut trop souvent ignorée ou minorée par la critique, peut-être en raison du caractère de divertissement populaire généralement attribué au cinéma, , peut-être aussi à cause des mobiles alimentaires fréquemment invoqués par Artaud lui-même pour justifier sa participation aux tournages. Cependant il eut la chance de tourner avec les plus grands réalisateurs de son temps : Abel Gance, Marcel L'Herbier, Maurice Tourneur, pour le domaine français ; Georg Wilhelm Pabst, Fritz Lang, Karl Theodor Dreyer, pour les domaines allemand et scandinave. Par conséquent, il apparaît dans des films tenus aujourd'hui encore pour des chefs-d'oeuvre du cinéma muet ou parlant. Bien qu'il incarne à l'écran le plus souvent des personnages secondaires, il obtint quelques rôles d'importance, lesquels se distinguent par une interprétation atypique, quasi indissociable de sa personne : Marat dans le Napoléon d'Abel Gance, le moine Massieu dans La Passion de Jeanne d'Arc de Dreyer, le prédicateur Savonarole dans Lucrèce Borgia, d'Abel Gance, ou encore le Rémouleur ange-gardien dans Liliom de Fritz Lang. En sus de sa carrière d'acteur " à-tout-faire ", Artaud s'adonne à l'écriture de scénarios, pratique très en vogue à l'époque, et partagée par nombre de poètes associés de près ou de loin au mouvement surréaliste. Dans le cadre de cet ouvrage, est développée une étude détaillée de ces textes, en prêtant une attention particulière à celui qui servit de support à la réalisation par Germaine Dulac de La Coquille et le Clergyman, considéré comme le premier film surréaliste. Le rapport du poète au cinéma se révèle toutefois ambigu, comme le prouve - à la lecture notamment de ses lettres - l'expression récurrente d'un certain dégoût, sa critique portant aussi bien sur la fadeur ou l'inanité des rôles qui lui sont confiés que sur l'industrialisation croissante du secteur, La condamnation tardive du cinéma par Artaud - condamnation liée à sa machinerie oppressive, tributaire du capitalisme, et à son idéologie visant la colonisation des esprits - n'est pas totale : pour cet éternel révolté, il était impossible d'en finir avec ce médium qui a fortement influencé sa théorie théâtrale
Un moment peu connu de la vie de Picasso. Un tournant dans son oeuvre. Déconcerté par l'art nouveau, victime de la drogue, le peintre allemand Wiegels (celui dont Mac Orlan ferait le héros de Quai des Brumes) se pendit dans son atelier de Montmartre, en 1908. Picasso, qui entretenait un rapport ambigu avec le jeune peintre homosexuel, fut durablement déstabilisé par sa fin tragique. Sa dépression s'accompagna d'une rupture dans son mode de vie et dans son premier style pictural, même si nombre de personnages de son oeuvre (les Arlequins) resteront "wiegelsiens". En même temps qu'elle s'attache au folklore et aux rapins de la Butte à la Belle Epoque, l'étude éclaire "l'homosexualité secrète" de Picasso, selon l'expression de Cocteau. Cette homophilie éclate parfois dans ses toiles et explique le caractère sado-masochiste larvé de certaines de ses amitiés, sa misogynie, son homophobie — exorcisme de protection.
Voici un livre courageux, élégant et érudit. Au-delà du rapport du Coran à la femme qu'on retrouve le long du texte, au-delà de la représentation islamique finement décrite d'un corps féminin diabolisé ainsi que du statut quasi servile de la femme, le livre aborde des questions taboues, se rapportant à l'institution des "mères des croyants". Il en dévoile les non-dits en décryptant le texte sacré selon une démarche nourrie par les sources les plus autorisées. Comme le souligne l'introduction "le thème profond de ce livre est la contestation féminine à la naissance de l'islam et la façon dont les textes religieux, Coran et Sunna, l'ont étouffée et ligotée, en un mot enchaînée". Mohammed Ennaji "n'a pas froid aux yeux" dans son approche du sacré, l'expression est de Régis Debray dans sa préface à un autre titre du même auteur. Elle se vérifie à nouveau dans "Le corps enchaîné".