Espérer ! Est-il nécessaire de rappeler l'intensité de ce besoin. L'espérance est aussi intimement liée à notre action morale que la respiration l'est à notre vie. Lorsqu'elle succède à l'angoisse, l'espérance provoque une sensation de délivrance qu'on voit s'exprimer par un plus intense battement de notre coeur : elle est aussi vaste que notre aspiration la plus secrète, aussi tenace et persévérante que notre soif de vivre, et suscite en nous une idée du bonheur, si lointain qu'il paraisse. "La Certitude de l'Espérance" ! Pourquoi ce titre ? Si étrange qu'il soit, il n'est contradictoire qu'en apparence. Sans certitude, l'espérance n'est plus qu'une fumée, une vapeur, une illusion ; c'est elle au contraire qui en fait une force, un bien, une vertu. C'est la certitude qui rend parfait celui qui espère : ce n'est donc pas de n'importe quelle espérance qu'il s'agit. Il en est d'illusoires, dont il faut se défaite, parce qu'elles ne procèdent pas de Dieu, ni ne tendent vers lui. L'espérance trompeuse, spes fallax, n'a cessé d'être dénoncée, depuis l'Antiquité jusqu'à nos jours, et comment ne le serait-elle pas ? Mais il en est une qui ne trompe pas, parce que "Dieu n'a pas fait la mort, et ne prend pas plaisir à la perte des vivants" . L'espérance du chrétien est certaine, parce qu'elle est fondée, non sur une spéculation, mais sur la conduite de sa vie. La foi qui anime ces pages est celle que Dieu préfère : l'Espérance !
Nombre de pages
208
Date de parution
01/04/1994
Poids
284g
Largeur
137mm
Plus d'informations
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EAN
9782701013046
Titre
La certitude de l'espérance
Auteur
Berthier André ; Wartelle André
Editeur
BEAUCHESNE
Largeur
137
Poids
284
Date de parution
19940401
Nombre de pages
208,00 €
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André Adeline ; Berthier Jean-Luc ; Guilleray Fréd
Innover avec les sciences cognitives, un dispositif clés en main pour faire vivre les sciences cognitives à l'école et les intégrer aux apprentissages. Un ouvrage sous forme de parcours de formation, répondant à 3 problématiques : - Enjeux : pourquoi faire vivre les sciences cognitives à travers des projets pédagogiques ? - Modalités : quels projets pédagogiques sont possibles, et comment les mettre en place ? - Conditions de réussite du projet : comment faire vivre les projets sur un temps long ? Les + de l'ouvrage : - Une démarche " réaliste " avec une rubrique FAQ pour répondre aux difficultés et obstacles que les enseignants peuvent rencontrer. - Un dispositif pensé et nourri par les pratiques de classe d'un enseignant, d'un directeur d'établissement et d'une inspectrice. - Des projets pédagogiques progressifs selon le niveau d'engagement souhaité par l'enseignant. + Offert : 1 mois d'abonnement à Lea. fr A propos des auteurs : Jean-Luc Berthier, ancien proviseur puis responsable de la formation des personnels de direction à ESENESR, fondateur et animateur de l'association " Apprendre et Former avec les sciences cognitives " (Cogni'classes). Frédéric Guilleray, professeur agrégé de Sciences de la Vie, de la Terre et de l'Univers au collège, formateur académique Education et Sciences cognitives, diplômé en sciences cognitives, chargé de mission innovation à la CARDIE de Versailles. Adeline André, inspectrice académique en SVT de l'académie de Versailles et pilote académique Education et sciences cognitives.
Dans l'Eglise du Moyen Age central, l'inspiration charismatique n'est pas antinomique de la bureaucratisation : elle en est la condition nécessaire. C'est ce que montre cette étude des mobilisations ecclésiologiques de la référence à l'Esprit. Loin d'oublier l'Esprit dans la routine d'une bureaucratie sans âme, les agents de l'institution de l'appareil ecclésial sont les premiers à y faire référence pour opérer, à partir du milieu du XIe siècle, une centralisation pontificale des différentes tendances réformatrices. La monopolisation pontificale de la référence légitime à l'Esprit permet à la fois d'affirmer l'autonomie - la théonomie - de l'appareil ecclésial et d'en suspendre les règles ordinaires. L'appropriation de ce discours ecclésiologique par les chroniqueurs et réformateurs du XIIe siècle va conduire à une nouvelle perception de l'histoire, fondée sur l'idée d'un progrès inspiré et mené par des hommes spirituels. Moines charismatiques et administrateurs peuvent ainsi s'associer autour du fragile malentendu d'une institution spirituelle. Lorsque celui-ci se délite, les discours prophétiques en font l'aune à laquelle juger le présent ou un projet d'avenir. Au cours des XIIIe et XIVe siècles, ce modèle d'une bureaucratie charismatique se dissocie en conceptions antagonistes de la référence à l'Esprit : un usage intégré dans les rouages de l'administration, qui n'apparaît explicitement que dans les périodes de crise, et une référence de plus en plus eschatologique visant à condamner tous ceux qui persécutent les "spirituels".
Scolastique : dérisoire ou sérieuse ? Savante ou bornée ? Ratiocination ou perfection rationnelle de l'investigation universelle ? Virtuosité intellectuelle ou figement formel ? Peu de mots, assurément, résonnent de manière aussi contradictoire dans notre chambre cognitive. Faut-il s'en étonner ? La scolastique, avec le Sic et non d'Abélard au XIIe siècle, se construit sur l'exploration inextinguible de la contradiction. Elle progresse vers la vérité grâce au kaléidoscope des possibles logiques. En son âge d'or, du XIIIe au XVe siècle, auxquels est consacré ce volume, elle ne structure pas seulement la pensée des intellectuels. Imprimant sa forme et ses processus heuristiques à la littérature - latine ou romane - qu'elle érige en son extension, elle trouve en celle-ci non seulement un réceptacle et un lieu de diffusion, mais un révélateur. Codifiée mais libre comme une forme fixe, elle est littérature à part entière, partageant avec elle les ambitions et les modalités protéiformes d'une architectonique savante dévouée à l'éveil de l'esprit. Les vingt-quatre contributions ici réunies sondent la manière dont la littérature médiévale, tirant partie de sa propre diversité, sérieuse, comique, savante, ambiguë ou critique, s'est emparée de la scolastique pour faire d'un phénomène social qui aurait pu devenir un puissant outil de contrôle, un formidable moteur d'émancipation individuelle.
Une exclamation d'Origène (empruntée à Jérémie) : Tu m'as trompé, Seigneur ! Une autre de saint Anselme : Seigneur, je cherche ton visage ! L'une et l'autre nous a paru valoir d'être scrutée, comme introduisant à une demarche de pensée qui caractérise chacun de ces deux grands esprits, et plus encore au mouvement foncier de leur âme. Deux exemples, propres à faire voir, à travers les différences de deux époques aussi bien que de deux individualités, une parenté plus essentielle. Et nous encore, "nous sommes de leur race" . Tous ceux que nourrit de sa substance indéfiniment féconde une même grande tradition, sont frères. Pour compléter ce sentiment de l'unité dans un incessant pluralisme, nous avons cru pouvoir proposer un troisième exemple, pris à notre siècle même, celui du débat qui fut institué, au cours des années trente, sur les rapports de la foi chrétienne, et de la philosophie. Le lecteur verra de lui-même, sans qu'il soit besoin d'instituer parallèles ou contrastes, combien les questions qui agitaient ce débat sont encore aujourd'hui les nôtres.
En octobre 1703, Claude Poullart des Places, un jeune Rennais, arrive à Paris sans autre intention que de faire sa théologie au collège Louis le Grand. Un an plus tard, simple tonsuré, il fonde un séminaire pour les pauvres écoliers, ces aspirants au sacerdoce dont la misère, par ses conséquences, est la plaie majeure de l'Eglise de France. Il assure à ses élèves une longue et solide formation théologique et sait leur communiquer sa mystique de pauvreté et sa hantise des âmes abandonnées. Il meurt en 1709, prêtre depuis moins de deux ans. Il laisse soixante-dix séminaristes et une petite équipe de directeurs, noyau de cette congrégation du Saint-Esprit qui compte aujourd'hui 4 000 religieux. La Compagnie de Marie de son ami Grignion de Montfort ne voit le jour et ne survit jusqu'à la Révolution que grâce à son affiliation à la congrégation du Saint-Esprit ; pendant près d'un siècle et demi, ses membres se font appeler Prêtres missionnaires du Saint-Esprit. Quant aux Filles du Saint-Esprit, la plus florissante des congrégations bretonnes, elle doit son existence à l'un des premiers disciples de Poullart des Places qui leur forma un règlement sur le modèle de celui qui s'observait au Séminaire du Saint-Esprit. Poullart des Places est le plus jeune fondateur d'ordre et aussi celui qui disposa du délai le plus court pour consolider son oeuvre. Son histoire était une énigme que, grâce aux archives de l' Aa, une congrégation secrète de piété, Joseph Michel réussit à élucider. La cause de canonisation de Poullart des Places a été introduite en 1989.