Les conservateurs britanniques dans la bataille des idées, 1929-1954. Ashridge College, premier thin
Berthezène Clarisse
SCIENCES PO
31,50 €
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EAN :9782724611823
Dans l'entre-deux-guerres, malgré sa domination politique et électorale écrasante, le parti conservateur britannique vit dans la hantise d'un échec électoral et la crainte d'une hégémonie intellectuelle, culturelle et artistique de la gauche, amplifiée par l'élargissement du suffrage universel. Ashridge Bonar Law Memorial College, fondé en 1929 en réponse au succès de la Fabian Society, a pour objectif de créer une pépinière d'intellectuels conservateurs capables de lutter à armes égales avec la gauche et d'enseigner les principes du conservatisme. Think tank avant la lettre, lieu de recherche et d'enseignement, centre de formation à la citoyenneté, Ashridge College va dès lors jouer un rôle essentiel dans la transformation de l'identité conservatrice ; il contribue notamment à donner forme et sens politiques à la notion de classe moyenne. Ce nouveau conservatisme, associé aux valeurs de la méritocratie, marque la fin de l'exclusivité du paternalisme aristocratique et fournit un contenu intellectuel à l'identité politique conservatrice, même si l'anti-intellectualisme est encore un trait revendiqué par de nombreux dirigeants du parti conservateur actuel. Ashridge College, devenu aujourd'hui l'une des premières écoles de management britanniques, témoigne de la faculté des dirigeants conservateurs à trouver des solutions adaptées aux nouvelles règles du jeu de la représentation politique ; à enregistrer et à accompagner les transformations profondes de la société tout en leur donnant une forme et un langage politiques qui se traduisent par une adhésion de masse.
Nombre de pages
334
Date de parution
13/01/2011
Poids
410g
Largeur
139mm
Plus d'informations
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EAN
9782724611823
Titre
Les conservateurs britanniques dans la bataille des idées, 1929-1954. Ashridge College, premier thin
Auteur
Berthezène Clarisse
Editeur
SCIENCES PO
Largeur
139
Poids
410
Date de parution
20110113
Nombre de pages
334,00 €
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Fruit d'une collaboration entre historiens français, britanniques et américains, cet ouvrage établit des liens et des parallèles entre les histoires des mouvements conservateurs et offre un regard nouveau sur les origines de la "révolution conservatrice" des années 1980. En Grande-Bretagne et aux Etats-Unis les conservateurs font aujourd'hui l'objet d'analyses sans cesse renouvelées, au carrefour de l'histoire des idées, de l'histoire culturelle et des sciences sociales ; en France, a contrario, ils sont peu étudiés, en dépit du renouveau de l'histoire politique et des approches transnationales qui donnent de nouvelles manières de comprendre l'évolution des sociétés. Protéiforme et historiquement situé, le conservatisme du XXe siècle se décline au pluriel. L'analyse fine des rapports entre néolibéralisme, réaction et populisme à droite de l'échiquier politique proposée ici ambitionne d'éclairer tant les présupposés idéologiques que les réalisations concrètes qui caractérisent cette "révolution conservatrice".
Il n'y a de véritables histoires que celles qui ont été écrites par les hommes qui ont été assez sincères pour parler véritablement d'eux-mêmes. Cardinal de Retz, Mémoires, cité par Guy Debord, Panégyrique 1, 1989.
Ce numéro a pour thème la fabrique du besoin éducatif qui accompagne le développement de politiques éducatives visant l'accessibilisation des systèmes scolaires. Il associe l'institutionnalisation de cette notion à la redéfinition du rôle de l'élève et de l'enseignant liée à des politiques éducatives promouvant l'efficacité du l'institution scolaire. Il porte par ailleurs le regard sur le rôle joué par la généralisation de dispositifs de soutien ciblant les élèves à risque d'échec scolaire. Il s'intéresse enfin aux conventions développées par les acteurs de l'école pour mettre en sens et en scène les principes revendiqués par l'école inclusive tels que la différentiation pédagogique ou les pratiques collaboratives.
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Le rejet du Traité constitutionnel européen en 2005 par les peuples français et néerlandais, suivi du "non" irlandais de 2008 et du Brexit de 2016, a plongé l'Union européenne dans une crise grave. II a fait resurgir doutes et incertitudes quant à sa nature institutionnelle, à la répartition des pouvoirs, à la place des citoyens et des opinions et à sa capacité à faire face aux enjeux mondiaux actuels. Comprendre cette crise, et ses répercussions profondes sur la politique des Etats membres, exige d'affronter la complexité de l'Union, sans en exagérer la portée. Ce livre a pour ambition de mettre en évidence la cohérence et l'originalité du régime politique européen. Il analyse la nature de la "fédération d'Etats" et montre comment les conflits de compétence sont résolus en son sein. Il revient sur l'équilibre institutionnel original du "modèle communautaire" et sur les mécanismes de décision qu'il génère. Il se penche sur la "vie politique" qui s'ébauche dans l'Union et s'interroge sur la manière dont cette fédération d'Etats peut devenir pleinement démocratique. Dépassant les dichotomies classiques et posant le compromis comme principe constitutif de la vie politique européenne, cet ouvrage constitue une véritable référence qui permet de mieux saisir les enjeux de l'Union européenne.
La crise des réfugiés qui secoue l'espace européen depuis 2015 a mis en lumière l'incapacité des institutions politiques à fournir des réponses satisfaisantes à tous les profils de migrants. Fruits de globalisations contradictoires, les flux migratoires s'accélèrent à travers le monde. Alors même que des frontières se ferment et que des murs s'érigent, les catégories de migrants et de réfugiés se brouillent, les pays de départ deviennent pays de transit et d'accueil et inversement, le contenu de la citoyenneté se diversifie, l'expression d'un droit à la mobilité des personnes émerge partout dans le monde. Réel enjeu planétaire, longtemps oubliées des grandes questions mondiales, les migrations transforment et affectent les relations internationales, redéfinissent la souveraineté des Etats. Elles disent surtout l'urgence d'une diplomatie nouvelle intégrant leur gouvernance mondiale et régionale.