Fruit d'une collaboration entre historiens français, britanniques et américains, cet ouvrage établit des liens et des parallèles entre les histoires des mouvements conservateurs et offre un regard nouveau sur les origines de la "révolution conservatrice" des années 1980. En Grande-Bretagne et aux Etats-Unis les conservateurs font aujourd'hui l'objet d'analyses sans cesse renouvelées, au carrefour de l'histoire des idées, de l'histoire culturelle et des sciences sociales ; en France, a contrario, ils sont peu étudiés, en dépit du renouveau de l'histoire politique et des approches transnationales qui donnent de nouvelles manières de comprendre l'évolution des sociétés. Protéiforme et historiquement situé, le conservatisme du XXe siècle se décline au pluriel. L'analyse fine des rapports entre néolibéralisme, réaction et populisme à droite de l'échiquier politique proposée ici ambitionne d'éclairer tant les présupposés idéologiques que les réalisations concrètes qui caractérisent cette "révolution conservatrice".
Nombre de pages
464
Date de parution
28/10/2016
Poids
569g
Largeur
160mm
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EAN
9782713225475
Titre
Conservatismes en mouvement. Une approche transnationale au XXe siècle
Dans l'entre-deux-guerres, malgré sa domination politique et électorale écrasante, le parti conservateur britannique vit dans la hantise d'un échec électoral et la crainte d'une hégémonie intellectuelle, culturelle et artistique de la gauche, amplifiée par l'élargissement du suffrage universel. Ashridge Bonar Law Memorial College, fondé en 1929 en réponse au succès de la Fabian Society, a pour objectif de créer une pépinière d'intellectuels conservateurs capables de lutter à armes égales avec la gauche et d'enseigner les principes du conservatisme. Think tank avant la lettre, lieu de recherche et d'enseignement, centre de formation à la citoyenneté, Ashridge College va dès lors jouer un rôle essentiel dans la transformation de l'identité conservatrice ; il contribue notamment à donner forme et sens politiques à la notion de classe moyenne. Ce nouveau conservatisme, associé aux valeurs de la méritocratie, marque la fin de l'exclusivité du paternalisme aristocratique et fournit un contenu intellectuel à l'identité politique conservatrice, même si l'anti-intellectualisme est encore un trait revendiqué par de nombreux dirigeants du parti conservateur actuel. Ashridge College, devenu aujourd'hui l'une des premières écoles de management britanniques, témoigne de la faculté des dirigeants conservateurs à trouver des solutions adaptées aux nouvelles règles du jeu de la représentation politique ; à enregistrer et à accompagner les transformations profondes de la société tout en leur donnant une forme et un langage politiques qui se traduisent par une adhésion de masse.
Résumé : Le cube magique ou flexicube est un gros cube composé de huit petits cubes qui s'articulent entre eux. Dans ce livre, tu trouveras deux flexicubes à détacher et à monter, sans colle ni ciseaux. Ensuite, à toi de les manipuler dans tous les sens pour faire apparaître de drôles de figures, imaginées par le studio Cheeri. Un jeu de construction et de manipulation pour un effet magique !
Marseille est un laboratoire privilégié. La crise actuelle de son modèle de développement économique est aussi celle de son territoire. Aussi la mise en cause de ses équilibres spatiaux appelait-elle tant une lecture historique de la genèse des structures urbaines qu'une lecture géographique des distributions sociales et spatiales d'aujourd'hui. C'est à cette double démarche que répond ce livre. D'une part, en analysant les dimensions synchroniques des activités économiques et démographiques inscrites dans une morphologie urbaine socialement structurée. D'autre part, en construisant le modèle génétique de l'articulation entre division sociale et trame matérielle de la ville : un modèle " libéral ", fruit de stratégies et de conduites, tôt établi au XIXe siècle, porteur d'effets de longue durée, et qu'échoue à altérer une haussmannisation manquée. L'interaction entre modes d'agir et formes urbaines, entre continuités et discontinuités temporelles, a fait de Marseille un cas d'école : division sociale, morphologie, croissance y sont étroitement liées, dans l'espace comme dans l'histoire. La ville se lit dans les principes tant de sa construction sociale que de sa division sociale. La première est le produit d'une création urbaine portée par des groupes, propriétaires, négociants, entrepreneurs immobiliers, animés par des projets mais aussi soumis à des contraintes, des compromis et des ratages. La seconde dessine des oppositions, entre équerre des beaux quartiers, de Longchamp au Prado, et faubourgs industriels, ville et port, nord et sud, avec la Canebière comme frontière, oppositions qui sont autant de composantes historiquement situées d'une structuration sociale du territoire, Dans un double refus du postulat écologique, pour qui la conduite des hommes est subordonnée à l'influence du milieu, et du postulat sociologiste, pour qui la société se projette simplement et immédiatement sur un sol quasiment vierge, l'ouvrage de Marcel Roncayolo est ainsi exemplaire pour les trois modèles qu'il propose, de genèse historique de la ville contemporaine, d'interprétation des relations entre territoire et société, et de mobilisation croisée des démarches de la géographie et de l'histoire.