Les sciences sociales sont des disciplines aux frontières et au statut incertains. Les unes, comme l'histoire ou la géographie, remontent à l'Antiquité. Les autres, comme la sociologie ou la psychologie sociale, ont tout juste un siècle. Certaines prennent pour objet l'ensemble des phénomènes sociaux ; d'autres - l'économie, la linguistique... - privilégient un domaine d'activité déterminé. Derrière cette diversité - d'origine, d'objet, de tradition - surgissent des points essentiels de rencontre et de recouvrement. Le développement moderne de ces disciplines n'a fait que les accentuer : comment, en chacune, s'articule dimension historique et structurelle ? Comment se gèrent les rapports entre modélisations mathématiques et récits de situations ? Quelle place est donnée aux causes, quelle signification accordée aux raisons ? Faut-il opposer ou articuler explication et compréhension ? Quels programmes, quels paradigmes sous-tendent les recherches, créent des écoles rivales et rapprochent des disciplines différentes ? Ces questions relèvent d'une approche épistémologique et interrogent la nature des connaissances proposées. L'ouvrage les aborde à trois niveaux : - celui de leur configuration disciplinaire, confié à chaque fois à un spécialiste du domaine ; - celui de leur mouvement transdisciplinaire, inscrit dans quelques grandes thématiques ; - celui, enfin, de leur structuration épistémologique globale et de leur portée philosophique. Le livre, ainsi conçu, se veut un espace inédit, tout à la fois didactique et novateur, où, issus de disciplines diverses, les auteurs tissent, avec une égale exigence et un commun souci, une réflexion épistémologique partagée.
Nombre de pages
593
Date de parution
20/02/2001
Poids
810g
Largeur
150mm
Plus d'informations
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EAN
9782130514855
Titre
EPISTEMOLOGIE DES SCIENCES SOCIALES
Auteur
Berthelot Jean-Michel
Editeur
PUF
Largeur
150
Poids
810
Date de parution
20010220
Nombre de pages
593,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Bouleversements du monde contemporain et faillite des idéologies sollicitent les sciences sociales. Maîtriser le social devient affaire de savoir et d'expertise. Mais la connaissance du social n'est pas simple. On en fustigeait la neutralité dans les années 60. On en éprouve aujourd'hui la complexité. La thèse de ce livre est que, contrairement à l'illusion positiviste, toute connaissance implique une intelligence de son objet, une aptitude à lui donner sens et à l'insérer dans un système d'intelligibilité. Mais l'intelligence du social est plurielle : disciplines, approches, méthodes, paradigmes... rien ne s'y conjugue au singulier. Cette pluralité est ici prise au sérieux : son enracinement logique et symbolique est systématiquement mis au jour, révélant l'irréductible combinaison de schèmes d'intelligibilité, de programmes d'analyse, de paradigmes analogiques, d'engagements métaphysiques par lesquels s'opère la construction d'un discours de connaissance. La question décisive est alors : comment la pluralité des schèmes d'intelligence de l'objet peut-elle s'associer à l'unicité de l'exigence de la preuve ...
L'activité scientifique, pour le profane, se réduit souvent à des résultats et des expériences ésotériques ou à des réalisations techniques, spectaculaires ou inquiétantes. Or, aussi loin qu'elle remonte, cette activité est associée à des textes. Récits, observations, expériences, calculs, déductions sont d'abord inscrits sur des tablettes, des parchemins, des feuillets de papier. A l'époque moderne, ils deviennent notes de recherche, communications, mémoires, articles, traités, thèses, etc. Comment décrire et caractériser ces textes ? Diffèrent-ils de ceux d'autres domaines, comme la littérature, la philosophie, la religion, la technique ? Manifestent-ils, malgré leur enracinement dans des époques, des cultures, des disciplines, des pratiques différentes, des traits spécifiques autorisant à définir un modèle du " texte scientifique " ? Au-delà de l'exposition de connaissances, quel rôle jouent-ils dans la construction de traditions disciplinaires, la transmission de formes canoniques, la délimitation de communautés savantes, la définition du savoir scientifique ? Ces questions ont été très peu abordées par la philosophie et l'histoire des sciences. Dix chercheurs, de disciplines différentes, ont mis en commun leur talent et leur spécialité pour les éclairer par diverses études de cas : mathématiques chinoises classiques, psychanalyse naissante, grandes monographies ethnologiques, traités de géographie... Le lecteur est invité à un parcours où l'attrait le dispute à la rigueur.
Dans une telle entreprise, il ne s'agit pas, en dernier ressort, de construire une entité pompeusement baptisée " sociologie française contemporaine ", mais de saisir la manière dont s'est constitué un champ défini de production de connaissances et d'en éclairer les formes et les contours les plus perceptibles ". A sa troisième réédition, ce manuel de Sociologie française contemporaine a déjà acquis une solide réputation d'introduction de référence auprès du public étudiant, qu'il soit débutant et confirmé, mais aussi auprès des enseignants et de tous ceux qui s'intéressent à une mise à plat rigoureuse et claire des actuels courants et domaines de la sociologie. Sans prétendre à l'exhaustivité que la croissance et la diversification de la sociologie rendent utopique, cet ouvrage présente un tableau précis et raisonné, respectueux de la pluralité des écoles et des sensibilités. En ayant recours, dans chaque cas, à des spécialistes incontestés du domaine abordé et à des tenants des approches décrites, il rend fidèlement compte de l'état présent de la sociologie française.
Le développement des sciences sociales et humaines a marqué le XXe siècle mais leur complexité déconcerte, leur jargon décourage et l'incertitude de leurs résultats attire parfois des jugements condescendants. Cet ouvrage interroge le travail de connaissance des sciences sociales, il suit l'effort d'analyse et de traduction qui mène de l'énigme initiale à l'exposition finale, il décompose les niveaux par lesquels se construisent l'objet et son intelligence, il interroge les territoires disciplinaires et leurs langages. " La signification vient de la lente maturation historique, de la longue et difficile constitution des pouvoirs analytiques et herméneutiques de l'esprit humain. "
Approche transversale des règles d'encadrementPREMIÈRE PARTIE : L'appréhension des aides 1 ? Logiques variables et enjeux communs 2 ? L'approche extensive de l'aide d'État 3 ? Approches plus partielles de la notion d'aide aux entreprises DEUXIÈME PARTIE : La mise en ?uvre des aides 1 ? Dérogations à la prohibition des aides d'État 2 ? La mise en ?uvre des aides européennes 3 ? La mise en ?uvre des aides en droit interne TROISIÈME PARTIE : Le contrôle des aides 1 ? Le contrôle de la compatibilité des aides d'État 2 ? Le contrôle des financements européens 3 ? Les contrôles découlant du droit interne 4 ? La régulation internationale des subventions QUATRIÈME PARTIE : La remise en cause des aides 1 ? La suppression des aides 2 ? Le contentieux des aides aux entreprise
Le marché du logement n'est pas un marché comme un autre. L'accès au logement, malgré son statut de droit opposable, est rendu de plus en plus difficile, notamment pour les jeunes générations, du fait de la progression importante des dépenses en logement des ménages. Pour des raisons similaires, l'accession à la propriété des ménages modestes est rendue de plus en plus en complexe. Le logement, premier actif du patrimoine des ménages, est devenu l'un des principaux vecteurs de transmissions intergénérationnelles. Le mal-logement et les situations d'exclusion continuent de progresser en France et la question se pose de la capacité de notre société à enrayer ces phénomènes aux facettes multiples. Les divergences observées entre les différents marchés du logement ont eu pour conséquence la rupture du parcours résidentiel d'un grand nombre de ménages. Apprendre à identifier et à vaincre les crises du logement qui traversent la France devrait constituer l'une des problématiques centrales du débat public pour les prochaines années.
Bachelard Gaston ; Bontems Vincent ; Canguilhem Ge
Pour une révolution permanente de la raisonRecueil d'articles dont la première édition a été publiée en 1972 dans la collection Bibliothèque française contemporaine. L'Engagement rationaliste suit l'intégralité de la trajectoire de Gaston Bachelard. Composé, titré et préfacé par Georges Canguilhem, ce recueil s'ouvre avec un manifeste épistémologique révolutionnaire (« Le surrationalisme ») rédigé en soutien au Front populaire, et s'achève avec l'éloge de Jean Cavaillès, l'ami chef de la Résistance assassiné par les nazis, manifestant ainsi le caractère engagé de l'épistémologie. Cet engagement consiste en premier lieu à suivre la science dans ses progrès : « il faut que le rationaliste soit de son temps, et j'appelle de son temps, du temps scientifique, de la science du temps que nous vivons actuellement ». Un tel rationalisme révise ses connaissances, ses méthodes et jusqu'à ses principes. Il ne lutte pas seulement contre le sens commun, mais aussi contre des normes de scientificité héritées du passé. Cette posture résolument progressiste résonne avec d'autres positions avant-gardistes. La présente édition, présentée et commentée par Vincent Bontems, précise l'origine des textes, restitue leur contexte, et identifie la source des citations et des concepts, afin d'éclairer le sens des engagements de la pensée et de l'existence de Bachelard.
Marx, Engels et nombre de marxistes ont été confrontés à la question nationale. Faut-il défendre la nation ? Sous quelles conditions et dans quel contexte ? Les plus célèbres figures du marxisme (Lénine, Rosa Luxemburg) ont proposé des solutions divergentes voire profondément contradictoires, et suggéré de soutenir certaines causes nationales (notamment celles des peuples opprimés) ou bien au contraire parfois de répudier toute appartenance à un territoire ou une culture. Récemment, la crise de l'Union européenne et l'implosion de plusieurs Etats-nations au Moyen-Orient ont remis sur le devant de la scène les problématiques nationales, que d'aucuns estimaient dépassé à l'heure de la mondialisation et de l'effacement (présumé) des frontières et des espaces nationaux. Ce numéro propose ainsi à la fois de revenir sur les définitions de la nation et du nationalisme proposées par les marxistes mais également sur des enjeux plus contemporains, à travers des études de cas concernant plusieurs continents.