
Guerre juste et droit des gens moderne
Le droit des gens moderne est présenté d'habitude comme une mise en forme juridique de ce qui jusqu'alors, dans la théorie de la guerre juste médiévale (de saint Augustin à saint Thomas) apparaissait comme une réflexion sur le péché, comme une théorie morale. La période moderne serait ainsi le moment charnière du passage des théories de la guerre juste à celui, objectivé et salvateur, de la guerre questionnée dans ses formes, dans sa régularité, avec les limitations strictes de la violence que cela induit. Comment le droit des gens prend-il forme autour de cette ambition, et jusqu'où peut-on considérer qu'il s'agit là d'un mouvement unitaire et proprement moderne ? Qu'advient-il de la justice de la guerre lorsqu'elle se confronte à sa formalisation juridique ? Dans quelle mesure l'approche plus formelle qui se dessine ouvre-t-elle à des possibilités nouvelles de régulation du conflit ? Les textes réunis dans ce volume cherchent à répondre à ces questions à partir de sources philosophiques et de problématiques variées. Des précurseurs aux figures emblématiques du droit des gens moderne, de Vitoria, Grotius, Hobbes, Leibniz ou Kant à Maistre et Hegel, de ses racines antiques et médiévales à l'idée de son crépuscule advenu avec la Grande Guerre, le tout ponctué par un dialogue critique avec Carl Schmitt, ce recueil interroge les théories de la guerre juste à l'aune de la modernité et de "son" droit des gens, et réciproquement.
| EAN | 9782800416243 |
|---|---|
| Titre | Guerre juste et droit des gens moderne |
| Auteur | Berns Thomas ; Lafosse Juliette |
| Editeur | UNIV BRUXELLES |
| Largeur | 160 |
| Poids | 340 |
| Date de parution | 20170928 |
| Nombre de pages | 208,00 € |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

La guerre des philosophes
Berns ThomasEn parcourant les représentations de la guerre produites par la philosophie, de Platon à Clausewitz, et en mettant à nu les stratégies constantes et les impensés qui les sous-tendent, ce livre montre combien le philosophe ne cesse de manquer un enjeu guerrier qui pourtant l'obsède mais qu'il ne peut toucher qu'en le neutralisant. Quelques figures à la fois insistantes et exclues de ces philosophies de la guerre - l'esclave, le pirate, le colonisé.... -, de même que des pratiques philosophiques restées plus marginales - la pensée romaine, le matérialisme machiavélien, la démarche généalogique ou la déconstruction... -, permettent à leur tour de bousculer ce discours philosophique neutralisant et, ce faisant, de révéler une certaine compromission de la philosophie dans la guerre.Sur commande, 4 à 6 joursCOMMANDER21,00 € -

Gouverner sans gouverner. Une archéologie politique de la statistique
Berns ThomasDans les années 1570, une série dappels à des activités de recensement des personnes et des richesses se fait entendre. Si leur première finalité semble purement administrative fiscale, militaire, statistique, ils apparaissent immédiatement aussi comme porteurs dun projet moral et dune capacité à agir sur les murs collectives. Le censeur romain dénombrait, mais il était aussi celui qui pouvait agir sur les comportements les plus intimes, et ce, simplement parce quil faisait rougir, comme le disait Cicéron. Faire rougir chacun sans même devoir punir lun ou lautre, cest précisément un tel contrôle constant et modulable que les défenseurs des pratiques de dénombrement mettent en avant, développant ainsi lidéal dune action normative en tout point distincte de celle de la loi, laquelle justement ne peut faire efficacement face aux problèmes des murs collectives. En dévoilant quelques-uns des éléments qui ont permis lémergence de la statistique au seuil de la modernité, lauteur propose une généalogie originale de certains principes et fantasmes à luvre au cur des pratiques de gouvernement néolibérales par exemple la transparence et donne, en creux, un sens nouveau à la spécificité de la loi dans un champ normatif ainsi élargi. Biographie de l'auteur Thomas Berns enseigne la philosophie à lUniversité Libre de Bruxelles et à lUniversité de Liège. Il est chercheur au Centre Perelman de philosophie du droit de lULB. Philosophe du politique, spécialisé dans la période de la Renaissance, il est membre du comité de rédaction de la revue Multitudes et de la revue Dissensus. Il est notamment lauteur de Violence de la loi à la Renaissance (Paris, Kimé, 2000) et de Droit, souveraineté et gouvernementalité (Paris, Léo Scheer, 2005).Sur commande, 4 à 6 joursCOMMANDER15,50 € -

Violence de la loi à la Renaissance. L'originaire du politique chez Machiavel et Montaigne
Berns ThomasDans les pensées libres de Machiavel et de Montaigne, la loi est essentiellement inscrite dans la diversité, la violence, le conflit et la possibilité même de sa corruption. Mais malgré cette historicité, la question du fondement de l'autorité de la loi est posée, dans toute son incertitude, et peut donc être suivie pas à pas dans les textes de ces deux penseurs, que Thomas Berns resitue dans une gigantesque fresque de la perception pré-moderne du politique. Or, chez Machiavel comme chez Montaigne, la réponse à cette question de la loi s'articulera essentiellement - même si dans des sens précisément opposés - au moment de l'origine de cette dernière. A leur suite, et en se mettant donc volontairement en marge des approches fondatrices traditionnelles de l'autorité, Thomas Berns cerne le débat politique le plus profond mais aussi le plus enfoui par les prétentions unifiantes de la philosophie politique : un débat qui oscillerait entre un mouvement de retour constant de l'Etat vers son originaire le plus conflictuel, indiqué par Machiavel, et un mouvement d'oubli décisif, mais donc conscient, de ce même originaire, réclamé par Montaigne. De la sorte, avec Machiavel et Montaigne, c'est aussi tout l'impensé de l'histoire dominante de la philosophie politique, en particulier telle qu'elle est représentée aujourd'hui, qui peut être repensé.ÉPUISÉVOIR PRODUIT31,01 € -

Du courage. Une histoire philosophique
Berns Thomas ; Blésin Laurence ; Jeanmart GaëlleAprès la longue mise en veilleuse par les Modernes de tout " discours sur les vertus ", force est de constater un retour de la notion de courage dans les discours contemporains : non seulement dans le champ médiatique, prompt à ériger de nouveaux temples pour des héros d'un jour, mais plus encore dans un certain discours politique qui appelle les individus tantôt à la performance, tantôt à la responsabilisation de soi. Face à ce retour qui agit à la manière d'une injonction, cet essai veut se réapproprier la notion de courage par les chemins de son histoire philosophique, de manière à indiquer les présupposés et les conséquences de ce nouvel appel commun à l'héroïsme individuel. Le courage est-il un acte héroïque, tel que mis en scène dans l'Iliade d'Homère, ou réside-t-il dans une patience discrète, valorisée par les chrétiens ? Doit-il être pensé comme modération, dans la lignée de la morale d'Aristote, ou comme excès politique à la façon machiavélienne ? S'agit-il d'une vertu individuelle, comme le suppose l'éthique grecque, ou d'une vertu collective et anonyme telle qu'une tradition républicaine plus romaine le suggère ? Est-il défini par l'action, comme chez Arendt, ou par la réflexion, comme chez Platon et Kant ? S'il est action, celle-ci doit-elle être pensée dans son caractère radicalement politique ou, au contraire, comme le réclame Dewey, dans son contexte social ? S'il est par contre réflexion, celle-ci n'est-elle pas alors d'abord celle du philosophe sur sa propre actualité, comme le suggère Foucault ?Sur commande, 4 à 6 joursCOMMANDER20,00 €
Du même éditeur
-

Populisme. Le mal nommé
Borriello ArthurPourquoi le populisme est-il devenu un concept aussi central dans le débat public ? Pour quelles raisons joue-t-il le rôle d'épouvantail de la démocratie ? Quel est le rapport entre notre conception contemporaine du phénomène et ses origines historiques ? Le populisme est-il de droite, de gauche, les deux à la fois ou ni l'un ni l'autre ? En amorçant une réponse à chacune de ces questions, cet ouvrage déconstruit les principales idées reçues et connotations péjoratives dont le populisme fait l'objet dans la littérature scientifique et dans le discours médiatique.EN STOCKCOMMANDER10,00 € -

Financer les cultes et les philosophies. L'argent public au service du spirituel?
Sägesser CarolineEN STOCKCOMMANDER10,00 € -

Prisons en Belgique. Histoires, normes, pratiques
Mary PhilippeRésumé : Michel Foucault l'a montré, la critique de la prison naît avec la prison et se répète depuis le XIXe siècle, tout comme les principes qui lui sont opposés : correction, classification, travail, éducation, contrôle ou assistance. Aujourd'hui, des changements sont intervenus, comme de nouvelles normes tendant à la reconnaissance de droits aux détenus. Les modalités de leur mise en oeuvre les font cependant apparaître comme un nouveau discours de légitimation de la prison. La surpopulation est souvent avancée pour expliquer ce décalage, mais elle ne doit pas occulter d'autres écueils, parfois plus fondamentaux, que cet ouvrage tente de discerner en faisant le point sur trois thèmes : les histoires de la prison en Belgique, du XIXe siècle à aujourd'hui ; les normes qui la régissent, de leur création à leur exécution ; les pratiques de ceux qui la pensent et, surtout, de ceux qui y vivent, professionnels ou détenus.EN STOCKCOMMANDER13,00 €
De la même catégorie
-

ChatGPT est-il un hors-la-loi ?
Degrave Elise ; Jacques Florian ; Mont Julie ; NarLes intelligences artificielles génératives, comme ChatGPT, bouleversent notre façon d'apprendre, de créer et même d'exercer nos droits. Elles répondent à tout, tout de suite, séduisent, inquiètent, fascinent et intriguent. Mais peut-on vraiment leur faire confiance ? Peut-on confier à un outil, aussi puissant soit-il, des aspects essentiels de nos vies alors qu'il explique sans savoir, conseille sans ressentir, crée sans penser ? Dans cet ouvrage, écrit en dialogue avec ChatGPT, Elise Degrave et son équipe explorent les grandes questions que ces outils soulèvent aujourd'hui et y répondent de manière claire et accessible à tous : > Comment est paramétré ChatGPT ? Et pourquoi est-ce crucial de le savoir ? > ChatGPT est-il l'ami et/ou l'ennemi de l'étudiant et du professeur de droit ? > ChatGPT respecte-t-il nos confidences ? > ChatGPT s'approprie-t-il les créations artistiques ? Ce livre vous donne les clés pour un usage efficace et réfléchi de ChatGPT tout en rendant hommage à la force et à l'originalité de la pensée humaine.EN STOCKCOMMANDER10,00 € -

L'argumentation juridique. 5e édition
Goltzberg StefanRésumé : L'ouvrage a pour objectif de présenter l'ensemble des types d'arguments présents dans le monde du droit, ne se limitant donc pas au droit français : le syllogisme judiciaire, la définition juridique, la présomption, les arguments a contrario, a fortiori, etc. Chacun de ces arguments est remis dans son contexte historique et philosophique, analysé et illustré. L'approche est critique, il ne s'agit pas de résumer les apports des théoriciens mais de mettre en perspective l'ensemble de leurs travaux, afin de se concentrer sur la présentation des arguments. L'ouvrage sera utile tant à l'étudiant en droit qu'au praticien expérimenté de l'argumentation juridique. Un glossaire rend son maniement plus facile.EN STOCKCOMMANDER12,90 € -

Lexique des termes juridiques. Edition 2025-2026
Guinchard Serge ; Debard ThierryLa référence du vocabulaire juridique depuis 50 ans, indispensable pour tout étudiant en droit. Le Lexique des termes juridiques 2025-2026 permet un accès simple et complet à toutes les définitions, aux concepts et aux notions clés de tous les domaines du droit. Avec plus de 6 000 entrées , l'étudiant à la recherche d'une notion inconnue ou oubliée pourra la découvrir ou se la remémorer et acquérir ainsi des certitudes ou automatismes, utiles à la rigueur du juriste. Cette 33e édition met en avant plus de 180 définitions en lien avec l'actualité juridique . Les références aux codes et aux grands arrêts permettent de faire le lien entre les définitions, les textes législatifs et la jurisprudence.EN STOCKCOMMANDER19,90 €


